‹ L'Année géographique (volume 5)Chapitre 298 sur 425 · LE DARFOUR · texte numérisé non relu

LE DARFOUR

iiB confins du Darfour, quelques conflits sursujets égyptiens tués, probablement les particulièrement hostiles du sultan Darfolant des appréhensions assez bien fondées que xtension de la puissance égyptienne inspire adigènes des contrées du sud, ont amené qui vient d'avoir lieu. Le sultan avait à 3 deux voies : se rattacher franchement aux ptiens, ou se montrer ennemi déclaré; sa tance Ta poussé au second parti. Il a perdu à uronne et la«vie. Le Darfour n'est cependant Lssance méprisable; des appréciations plus xactes lui donnent de 4 à 5 millions d'hais la discipline et les armes européennes ilement raison de ces troupeaux d'esclaves . Le D' Nachtigal, dans une lettre écrite Eordofan] à la date du 20 août 1874 (dans ilungen de la société de Géographie de à, n° 8, p. 196), a relaté les circonstances ifiantes qui ont amené les conflits; et une 3ssée au khédive par le gouverneur du Sou- ;e du 30 décembre 1874, fait connaître l'état 1 Darfour immédiatement après la prise de c La population tout entière du pays, dit ce DUS les villages, toutes les localités et les n dépendent, sont dans un état parfait de tout entiers à la culture de leurs champs et erce; cet état de calme est dû à la confiance ispirent les mesures humaines et justes irises conformément aux ordres du khédive. Aid-er-Rahman-Khattout , frère du défunt licite du gouverneur égyptien l'autorisation Fâcher, et d'y vivre avec sa famille comme la protection du khédive. Cette autorisation rdée, et il a reçu comme marque de bien-

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Teillance un sabre et un cheval avec un riche harnachement. Il a été autorisé à faire connaître à ses jeunes frères, et aux autres membres de sa famille, le traitement honorable dont il a été l'objet. '

« Le gouverneur avait aussi écrit à Hassab^Âllah, oncle du défunt sultan, qui s'était réfugié avec tous les gens de sa suite dans les montagnes de Marah (massif central du Darfour), afin de rengager à. faire sa' soumission en lui promettant toute sûreté. Hassab-AJlah s'est en eiïct soumis, et s'est rendu à Zoubèr Pacha.

« L'émir Mohamed-Fadhl, fils du défunt sultan, s'est également soumis. Ainsi Texpédition a eu dès à présent pour conséquence la soumission complète de la fiamiUs du défunt sultan, aussi bien que de toute la population du pays..,. »

Le Darfour, par l'intermédiaire de %es caravanes annuelles, a entretenu depuis des siècles avec l'Egypte des relations de commerce d'une certaine importance; l'état do choses actuel ne peut que développer ces relations. Le pays n'est pas seulement un foyer d'exportation considérable pour l'ivoire : le sol passe pour être riche en fer et autres productions minérales. Le sol nourrit un nombreux bétail et des chevaux d'une belle apparence. Jusqu'à présent on y envoyait principalement des cotonnades, des verroteries, des articles en fer et des armes de chasse ; le contact habituel avec les représentants de la civilisation européenne ne peut qu'agrandir ces rapports et en créer de nouveaux.

Mais ce qui, dans ces événements, appartient surtout à notre appréciation, c'est l'agrandissement indéfini du cercle d'explorations dans ces contrées jusqu'à présent I fermées à nos voyageurs. Les premiers pas reviennent i l'Egypte elle-même. On annonçait d'Alexandrie, dès la mois de décembre 1874, que deux expéditions organisées par lo gouvernement venaient de partir pour le Soudan.

LE DÉSERT LIBYCHJi:. 39

ftcune d'elles se composait de huit officiers européens, ize officiers égyptiens et soixante-trois soldats. Elles raient examiner le pays situé entre le Nil et le Darir, et de là se porter dans la direction de Téquatcur à uest de l'Albert Nyanza. L'une des deux expéditions lit commandée par le colonel Purdy, l'autre par le lonel Golston. Il leur était prescrit d'étudier le pays, rédiger des rapports circonstanciés, et d'accompagner ( rapports de cartes ou de levés militaires. Déjà de ce ;é il y a beaucoup à attendre. Des dépêches du colo- [ Purdy reçues au Caire dès le commencement de juil» , et des lettres des officiers qui l'accompagnent, ont une les premières nouvelles des deux expéditions (d- 3SUS, b9 33 de la Bibliographie). Le colonel Purdy était >rs au Darfour, et le colonel Colston au KordoSein. Le lonel Purdy avait quitté le Nil au Vieux Dangola, et là, se portant au S. 0., il avait gagné le Darfour par e route ignorée jusqu'à présent qu'il a relevée et déte. Le colonel Colston, affaibli par le climat, a dû, au )ins momentanément, remettre le commandement à un ses lieutenants, le chef de bataillon Gr. Prout, qui a insmis une relation fort intéressante de ges marches à société de Géographie de Paris,

Le voyage de Gcrh. Rohifs dans le désert Libyque et aux oasis

égyptiennes.

Nous avons fait connaître dans le précédent volume de innée (p. 110 et 116), d'après les lettres et les notes mmuniquées par le voyageur, l'origine et les incidents cette intéressante expédition -organisée sous les spices du khédive. On sait quel obstacle invincible xpédition rencontra dans l'intérieur du désert Libyque, auit journées vers l'ouest de l'oasis de Dakhel, obsta- 5 qui contraignit les explorateurs de revenir au nord

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dans la direction de Toasis de Siwah. « Notre avancement dans la direction ouest, a dit M. Rohlfs rendant compte de la mission au sein de l'Institut d'Egypte (cidessus, n° 34), fut arrêté par force majeure. Arrivés au 27* degré 30' de longitude % nous nous trouvâmes en face d'une véritable mer de saLlc traversée par des dunes d'une hauteur de plus de 100 mètres. Gomme ces dunes continues avaient leur direction du nord au sud, c'était chose impossible de les traverser. Une reconnaissance à pied nous montra l'impossiblité de pénétrer avec nos chameaux dans cet océan sablonneux. Nous aurions pu avancer peut-être journellement quelques heures, mais le profit de s'enfoncer peut-être un degré de plus vers l'ouest aurait été acheté au prix de nos chameaux ; et une fois privés de ce moyen de transport, nous-mêmes inévitablement aurions été perdus. Je pris donc la décision, après avoir dûment délibéré avec mes .compagnons de voyage, d'aller le long des chaînes de sable. Nous avions toujours ainsi l'espoir de trouver une percée vers l'ouest. Mais en vain. Après une marche de quinze jours, toujours entre des chaînes gigantesques de dunes, toujours au milieu d'une mer sablonneuse, nous arrivâmes à Siwah, par une route tout à fait nouvelle. » Bien qu'elle n'ait pu remplir dans toute son étendue le plan qu'elle s'était tracée, la mission de M. Rohlfs n'en a pas moine eu des résultats importants. Elle a contrôlé, dans les deux grandes oasis de Thèbes, et complété sur plusieurs points, les études de Cailliaud et de Hoskyns; elle a notablement ajouté aussi aux notions que Cailliaud et Belzoni ont données sur l'oasis intermédiaire du Farafrèh et sur rOasis Minor ou de Baharièh ; elle a rapporté de nouvelles observations sur l'oasis de Siwah, et enfin elle a recueilli des notes utiles sur quelques parties du désert

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