EXPLORATION DU LAC VICTORIA
Ageuse, ce qui indiquerait qu'autrefois le golfe de I s'étendait à une distance de plusieurs milles dans ieur des terres.
e pays s'appelle Ouiregedi ; il est peuplé de sauvali n'ont que peu ou point de rapports avec l'Ousoua, mais qui sont, pour la plupart, hargneux, ëgoîsut disposés à abuser de leur force pour piller les [ers qui viennent chez eux. L'Ouirogedi est arrosé Rouana, qui se jette dans la golfe de Speke par embouchures. C'est une rivière considérable, qui )e une grande quantité d'jeau dans le golfe, bien ) n'ait pas l'importance de la Ghimtyou ni du Eagera, 4^ principaux affluents du lac Victoria. Le golfe ^.e, à son extrémité orientale, a environ 12 milles lur.
-à-vis des chaînes de collines du Manazou et du a, on voit les montagnes et les plaines nues et de Ghahchi, d'Ouramba et d'Ourouri. Les plaines irent les montagnes les unes des autres sont aussi niQà de végétation que l'isthme de Suez ; une li- )ite seulement, sur le bord du lac, est couverte (ons et de roseaux. A l'ouest de l'Ourouri, s'avance golfe la grande lie d'Oukérevé, fertile et ver- , riche en bétail et en ivoire. Un détroit peu large Aoughéchi sépare l'île d'Oukérevé de l'Ourouri. ikëreveh sont un peuple entrepr^ant, adonné au ce, et leur roi, Loukohgeh est un homme fort . Les Ouakéreveh possèdent de nombreuses îles, i, Ouézi, Irangara, Eamassi, etc., toutes habitées . On rencontre leurs canots sur les côtes d'Oùd'Ousongora et d'Ouzouiza, et leur activité come a valu une grande célébrité au lac jusqu'au loin ntérieur.
rès avoir fait le tour d'Oukérevé, nous laissons à l'île d'Oukara, nous passons devant Ghizou et Ki-
verou, et nous arrivons à l'extrémité N. du détroit de Roughéchi, d'où nous apercevons la montagne de Magita on Mazita, qui s'élève comme une tour un peu au nord-est, et les montagnes de l'Ourouri et de rOuramba, qui se dressent devant nous. Dans une de mes lettres précédentes, j'ai dit que Speke avait pris Majita pour une lie, et que, me trouvant au même endroit, j'en aurais fait autant si je n'avais eu à m'appuyer que sur mes présomptions. En ^'approchant de Majita, nous découvrons la raison de cette illusion. Le plateau de Majita est à 900 mètres au-dessus du lac, tandis que de tous les côtés, excepté celui où il touche au lac par sa base, il est entouré de plaines basses et sombres ne s'élevant que de quelques pieds au--dessus do l'eau. Il en est de même des pays d'Ourouri, d'Ouramba et de Chahchi : de loin je les prenais pour des îles, jusqu'à ce que j'en fusse arrivé tout près. Du côté du nord de la montagne, la plaine sombre s'étend à une grande distance dans l'intérieur des terres, et je crois qu'une grande plaine ou une série de plaines borne les pays à l'est du lac, car nous rencontrons partout le même paysage, au loin comme de près. En tâchant de mesurer l'étendue de cette plaine, je suis forcé de penser à l'Ougogo; car, comme nous traversions sa frontière septentrionale, nous avons vu tous les jours se dérouler vers le nord la plaine aride d'Ouboumba toute hérissée d'épines. Au sortir d'Iramba, nous en avons revu une partie, plus récemment couverte d'eau, nommée la plaine de Louvamberri. En traversant l'Ousmaou, nous avons vu, du haut de plusieurs coteaux, la plaine s'étendant au nord. La partie do la plaine située entre Oul'ouri et le lac est arrosée par les rivières Louvamberri, Monoungouh et Douma, qui se joignent pour se jeter dîins le Nyanza sous le nom de Chlmîyou. Mais, au nordest de l'embouchure de la Ghimîyou, le terrain se rehausse pour former une longue et largo chaîne de colii-