‹ L'Année géographique (volume 5)Chapitre 323 sur 425 · LE VICTORIA NYANZA · texte numérisé non relu

LE VICTORIA NYANZA

eu élevées, renfermant un autre bassin arrosé par aana, puis un autre arrosé par la Mara , un autre e arrosé par le Mori, etc. Si on demande aux indi-

ce qu'il y a au delà des terres riveraines du lac, pondent sans hésiter <x-Mhouiga tou, — rien qu'une ne. »

XL nord de Majita nous longeons la côte d'Ourouri, remarquable par l'abondance de ses bestiaux et ses

pâturages. Il est divisé en plusieurs districts, istricts boisés d'Ourouri séparent ce pays de ^yeya, la terre de tant de fables et de ré- ^erveilleux, l'Eldorado des chercheurs d'ivoire

rce de richesse pour les traqueurs d'escla-

tanley poursuit ainsi la relation circonstanciée de

nnaissance intérieure du lac ; mais pour la par-

Ltelligence de son énumération, il faudrait avoir

îs yeux la carte qu'il a dressée durant son par-

Bt qu'il a fait parvenir à Londres. Parmi les rivières

nnent aboutir au lac, nous en voyons désigner une

nom d'Ougovèh; l'identité de ce nom avec celui

ve Ogové ou Ogovaï, près du Gabon, à l'autre

ité de l'Afrique équatoriale, est un fait à noter.

^marquons aussi un renseignement intéressant sur

de BaringOy que de vagues informations avaient

depuis longtemps comme celui d'un grand lac

du Nyanza. Il paraît que ce n'est en réalité

grande baie à l'angle nord-est de co dernier

iccasion de quelques différences qu'il trouve entre itudes de certaines parties du lac et celles de M. Stanley fait cette remarque : « Mes positions rtour du lac ont été déterminées au moyen d'un i de mer.... Cette tâche a été pour moi une œuvre sir, et la \uc de rcs})acc que j'ai rempli sur ma

carte du Victoria Niyanza^, avoc ses InQexions, ses courbes, ses entrées, sed criques, ses baies, ses caps et ses embouchures do rivières, est pour moi une ample récompense des peines que je m'y suis données et des orages que j'ai essuyés sur le lac. Les quelques erreurs qui peuvent s'être glissées dans mes calculs seront rectifiées par les autorités compétentes à mon retour d'Afrique, ou à l'arrivée de mes papiers en Europe. En attendant, j'envoie ma carte telle que je l'ai faite.... »

Dans une note qu'il a lue à notre société de Gtéographie, M. Henry Duveyrier, l'éminent eifplorateur, présente les remarques suivantes au sujet de ce que M. Stanley dit ici de ses déterminations astronomiques comparées à celles de Speke :

a M. Stanley nous apprend qu'il a fait, pendant toute son exploration du Nyanza, des observations astronomiques en y apportant le même soin que si sa vie dépendait de Tezactitude de leurs résultats. A midi, il mesurait la hauteur du soleil pour avoir la latitude; dans Taprès-midi, il faisait d^autres observations pour avoir la longitude. Ces dernières observations, puisqu'il les faisait tous les jours, ne peuvent être que des hauteurs du soleil, qui, avec la latitude, permettent de calculer Theure du lieu; les longitudes dont parle M. Stanley sont donc déduites de la marche de son chronomètre. Il a trouvé ainsi, le 20 avril, 0® 16' 0" nord pour la latitude de Tembouchure du Katonga, tandis que Speke Pavait tracée par 0® 2' 0'' sud, soit à 18' du point où la place l'observation de M. Stanley. Speke, il est vrai, n'a pas fait d'observations à Tembouchure même du Katonga,. où il ne s'est pas arrêté ; malgré cela, cette différence est assez considérable pour surprendre les géographes qui savent que le capitaine Speke a fait des observations astronomiques au sud et au nord de Katonga. Elle les surprendra plus encore lorsqu'ils verront qu'avec des latitudes différentes, Stanley trouve des longitudes à peu près égales à celles du capitaine Speke, car la latitude

1. Voir, sur cctto forme du nom, la remarque ci-dessus p* 12S,

note 1.

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