SITE ANCIEN EN ASIE MINEURE
'Aie de K&ramanie, depuis l'île de Rhodes jusqu'au cap Khéidonia. Pairii, Dépôt de la Marine. Carte corrigée en 1874 »• 1484).
Un noaTcau site en Asie Mineure.
la séance de rAcadémie des inscriptions du t 1875, M. Léon Renier, notre éminent épigra-
a communiqué à l'Académie une inscription ) trouvée à Soulou-Seraï, localité du nord-est éninsule (ancien Pont-Polémoniaque], et dont le été publié d'une manière fautive par un journal i Syllogos. M. Renier en a lu une traduction telle ressort du document restitué :
empereur César Trajan Hadrien , fils du divin Trajan lique , petit-fils du divin Nerva, grand pontife , revêtu uissance iribunitienne pour la vingt et unième fois, lis proclamé impérator, trois fois cbnsul , Père de la et àiËlius César, revêtu de la puissance tribunitienne, Arrianus étant légat de Tempereur, propréteur, les [es, le Sénat et le Peuple de Sebastopolis, la même cleopoUs; Pan 127 (de Tère de cette ville). » La lecture ) donnée dans le Syllogos , ajoute M. Renier, avait dée mot Parthique , Texpression Père de la Patrie, et le Flavius Arrianus.
recueil d^Orelli nous offre une inscription en Thonneur mes personnages , Hadrien et son fils adoptif JEWxxs Elle a été trouvée en Pannonie. iEiius fut adopté, Pan r Pempereur Hadrien , qui lui donna le titre de César, née 137, il fut consul avec Hadrien; il mourut au mois .er de Tannée 138. Quelques semaines après, Pempereur t Antonin, qui lui succéda au mois d'avril. L^inscription ou-Séraï est donc contemporaine du consulat d'i£lius ; de Pannée 137.
personnage qui était alors légat de Cappadoce était Fla- *rianus, Phistorien d'Alexandre , qui nous a laissé un ir la Tactique , et , sous forme de lettre adressée à Ha* m Périple du Pont-Ev^in, Au début de ce livre , nous le passage suivant : c Nous arrivons à Trapezunle
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(Trébizonde), ville grecque située sur la mer , et colonie de Sinope, comme le dit Xônophon. C^est avec un grand plaisir que, du même endroit où toi et Xénophon aviez jadis comtemplé la mer, nous avons embrassé du regard les rivages du Pont-Euxin. En ce lieu, il y avait encore des autels dressés', mais la pierre en était tellement grossière et raboteuse, que les lettres qui y étaient gravées se déchiffraient avec peine. La teneur de l'inscription, rédigée en grec, œuvre de barbares, était remplie de faulos et d'incorrections. J^ai, en conséquence, résolu de dédier des autels de pierre polie et d^y graver des inscriptions en beaux et clairs caractères. Quant à la statue qui a été placée en cet endroit, elle est très-heureuse de mouvement et d'attitude; la main étendue montre la mer. Mais Pœuvre en elle-même, et surtout son exécution, laissent à désirer; la statue ne te ressemble pas. Envoies-en donc une autre, digne de recevoir Tinscription de ton nom et qui reproduise exactement ton port et tes traits. »
« Ce passage est un précieux commentaire de PinscriptioD. Evidemment, ce qu'Arrien, dans son voyage autour du Pont- Ëuxin, avait fait à Trapezunte, il le fit à Héracléopolis: il consacra des monuments à Tempereur et à son fils, et prit soin de remplacer par des textes corrects les textes épigraphîques fautifs. Notre inscription prouve, en .outre, que le légat impérial ne se laissait pas aller dans la rédaction des textes à employer des formules qui Teussent mis trop en avant; suivant les formules consacrées, c'était toujours aux magistrats et au peuple de la cité qu'était attribué Thonneur de ces dédicaces. Arrien quitta le gouvernement de la Cappadoce en 137.
< L'an 136 désigne dans l'inscription Tère de la ville, dont le commencement répondrait par conséquent à l'an 2 avant l'ère chrétienne. C'est probablement en cette année que cette ville aurait reçu le nom de SebastopoUs qui correspond au surnom Augustay donné à tant de villes des provinces européennes. D
Telle est la note de M. Léon Renier. Par son contexte purement épigraphique, la communication aurait pu paraître étrangère à notre cadre; mais un commentaire