Sans duute en commpmor.ition du passage de Tcmpereiir
SEBASTOPOLIS DE CAPPADOCE. 165
unique à un journal par M. Ernest Desjardins , rdliui collègue de M. Léon Renier à l'Académie, entaire qui explique et complète la pensée de ce )r, fait ressortir la signification géographique de la et en agrandit singulièrement Timportance. Nousî nous allons avoir à présenter quelques remarques ujet; voici la note de M. Ernest Desjardins ;
bastopolis^ nommée aussi Heracleopolis ^ est mentionnée line (VI, III, 1) et placée par cet écrivain dans la région ^appadoce quMl nomme Colopena* Il dit que Sebastia et }poli% étaient deux petites villes, mais aussi importantes )is que Neoanarea et Amasia. Ptolémée la cite , V, vi, la place de même en Cappadoce, près du peuple appelé L'Itinéraire d^Antonin la nomme, sur la route deTaviaà ja," comme étant à 40 milles romains (59 kilomètres) station appelée Daranum, et à 2k milles [35 kilomètres' autre station appelée Verisa. Hiéroclès, Fauteur des Ao- Grégoire de Nysse, la mentionnent aussi. Tous ces textes ixception ne nous la font connaître que sous le nom (Utopolis; rinscription seule nous révèle son ancien nom xleopolis.
icun des géographes modernes n^avait pu identifier Sétolis de Cappadoce avec aucune localité moderne ; on samlement que Sebastea (placée par Tltinéraire d'Antonin kilomètres de cette ville; correspondait à Sivas. Les qui aient proposé une identification pour Sébastopolis ait au hasard; les autres, comme Mannert, Kiepert, ^er, Spruner et Menke, ne proposent aucune localité pondante *. Or, rinscription provient, ainsi que nous Ta Léon Renier, de Soulou-Scraï, petite ville du district 5uk dans la vallée dite Artyk-Owa, arrosée par le Tché- Sou, affluent de gauche de Tlkchil-Irmak. C'est donc à
j renvoi que fait M. Ern. Desjardins au § 7 du ch. VI, livre V, émée, est un simple lapsus; c'est au § 9 qu*il faut renvoyer. BStopolis du § If située près du territoire des Cissiens/sur les de laColchide^ n'a rien de commun avec la Sehastopolit du démoniaque (la Is6a(rc6ico>tc ixipatf comme la désigne Ptolé- |ui est évidemment celle à laquelle rinscription se rapporte. Bci n'est pas tout à fait exact. Voyez ci-après.
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Soulou- Serai' qu'était Sebastopolis Heraclea de Gappadoce, à Touest de Sivas, à Test d'Angora. La vallée où elle se trouyait est dominée par le massif de TAk-Dagh-Nalband. La ville esta UO kilomètres de la mer Noire en ligne droite *.
c La détermination de cet emplacement permettra certainement de rétablir les autres positions de Pltinôraire d'AntonÎD, et jettera une grande lumière sur la géographie comparée du réseau des voies romaines de la province de Gappadoce. J^ose donc affirmer que le monument que M. Léon Renier nous a fait connaître et qui concerne Thistorien d'Alexandre, Flavius Arrien , n'a pas une portée moindre pour la géographie que pour l'histoire politique et littéraire du second siècle de Tempire. »
La communication de M. Léon Renier et la note de M. Ernest Dosjardins nous ont vivement intéressé; on le comprendra sans peine, quand nous dirons qu'au moment où elles nous sont arrivées nous travaillions à la construction (absolument nouvelle) de la carte de TAsie- Mineure ancienne, qui doit faire partie de notre Atlas universel, dont la première livraison va être publiée par la maison Hachette, ainsi qu'à la partie correspondante du Dictionnaire de géographie ancienne, dont la publication suivra celle de notre Dictionnaire de géographie moderne. Précisément nous venions d'écrire l'article Sebaslopolis ; et afin de montrer nettement où en 6tait la question du site de cette ville avant la découverte de l'inscription signalée par M. Léon Renier, nous ne pouvons mieux faire que de transcrire ici Tarticle que nous venions de rédiger^ :
1. Il faut sûrement lire 150 kilom. C'est la distance que donne Kiepert à l'ouverture du compas, et nous n'avons pas, quant à présent, de meilleure autorité.
2. Pour tous les lieux douteux, inconnus ou controversés, nous ne P'jintons la position sur les cartes anciennes de notre Atlas qu'après une élaboration dont cet article Sehastopolis peut donner une idée. On en a un autre exemple dans l'article Ilion, que l'illusion de M. Schliemann, quant au site de la Troie d'Homère, nous a décidé à ])ublier sous forme de mémoire, en lui donnant quelque eztcasion.
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MPOLtt* Petite ville du Pontus Galaticus (PtoL, l6y Wîlleb.)» dans le canton de Colapene, auquel apaussi Sehoitea (notre Sivas actuelle) , Plin., VI, 3, joire de Nysse (cité par Wesseling dans ses savanur l'Itinéraire d'Anlonin, p. 205) en parle aussi te simple bourgade, malgré son nom d^un caractère ; dans la liste des villes épiscopales de Tempire 3 par Hiéroclès, vers le commencemeht du sixième le titre de Synecdème , Sebastopolis est comptée illes de la l^* Arménie, ou Petite Arménie Pon- }3, Wessel.). La notion la plus précise que Ton localité obscure est celle qui se tire des routiers ans ritinéraire d'Antonin (p. 205), elle se trouve . deux voies , l\ine et Tautre à peu près directes, aient de Tavia (Néfez-keuï) à Sebastea (Sivas) , à mains de la première de ces deux places, et à 72 le. Une autre partie de l'itinéraire (p. 21 4) conduit dis à Caesat^a (Kaïsarîèh), mais en répétant des lignes déjà connues. Il y a cent ans et plus, à une Pintérieur de TAnatolie était encore moins connu lui, d'Anville jugea que les chiiTres de Tltinéraire orler Sébastopolis à remplacement actuel de Tourrille turque située sur le lékhil-Irmak , qui est yuSy et qui se distingue par la position de son châle montagne escarpée (W. Hamilton , I, p. 359). ition est plus que douteuse, bien que des critiques s Paient adoptée, notamment M. Cari Millier dans inor de PAtlas ancien de W. Smith (1874), et iepert, le savant géographe de Berlin, dans sa j de l'Asie Mineure. Non-seulement l'emplacement convient particulièrement à GAziuRA(voy. ce mot), :es fortes de Mithridate dont la situation géogralien indiquée par Strabon , et la mention séparée faite de Gaziura et de Sébastopolis ne permet pas ndre en une seule et môme place ; mais, de plus, les 9 l'Itinéraire ne s'ajustent pas à la carte. Il s'en 25 milles que le chiffre total de la ligne donné par remplisse l'intervalle que la carte présente. La I, c'est que la route doit décrire une courbe moins ît se maintenir ainsi notablement au sud de Touroutefois, en ce point comme en bien d'autres, que ion purement provisoire de la route ancienne s'ap-