EXPLORATIONS DU TIBET
hiftllang^houii), que le D' Hopker a visitée en ^t la rÎTière Aran, tributaire de la Kost, et apKs hi deux ou trois défilés il découvrit un grand lac 9 sur 16 (20 kilom.' environ sur 25), appelé Tchontoic, qui est sur la limite du Sikkïm et du Tibet, est Ait-dessus de la mer. Il traversa ensuite la passe de (4940 m.)) au-dessus de la chaîne intérieure de et arriva à Chigatzé. Cette route était entièreelle; néanmoins la partie la plus intéressante du té le retour de Chigatzé au Népal par la grande iaïdân (Tengri-Maïdân), où les Népalais furent batmée ckinoise en 1792. De là, suivant une route de lui descend la vallée de la Bhoûta-Kost, il eut à le effroyable gorge, où la route ne traverse pas la as de quinze fois, trois fois sur des ponts suspendus s fois sur des ponts en bois dont la longueur varie 50 pas. Il y a un endroit où les parois de cette coutesque sont tellement rapprochées, qu^un pont de relierait. Sur la face verticale du rocher qui forme in effrayant sentier est pratiqué au moyen de cher plantées dans le rocher. Des traverses en bois de le large, recouvertes de terri, forment le sentier, et ne longueur de 500 mètres à 4 ou 500 mètres autorrent mugissant. Telles sont les difflcultés qui ont itées pour établir des communitationsentre le Népal
nème explorateur, un jeune Tibétain, qui a été compréparé à cette œuvre, fut chargé par le colonel •ie, en 1871, d'explorer les régions inconnues qui au nord de la ligne de faîte du haut Tzampou vers ju Tibet. Il atteignit Chigatzé au mois de novembre, té cinquante moutons pour porter le bagage, ettraanpou au môme point que M. Bogie en 1774, il suie route que ce dernier jusqu'à Namling, sur la rive . rivière Ghiang-chou. De là il se porta au nord dans de traverser la chaîne appelée par M. Hodgson le i-Thang-la, et d'explorer le Tengri-Nor ded'Anville, dont le vrai nom local est Namtcho, La chaîne fut ) 8 janvier 1872 au défilé deKhalamba-la(5 240m.). cette montagne de nombreuses sources chaudes, et rs qui lancent leurs jets d'eau à des hauteurs au 0 mètres. L'eau, en retombant, se gèle, et forme
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des colonnes de glace qui atteignent à la hauteur du jet. Ces colonnes ont jusqu^à 18 mètres de circonférence; et Peau qui est dans Tintérieur, rejetée au dehors avec violence et gruid bruit, se maintient à une température de 66o G., le point d^ébullition, à cette altitude, étant seulement de 66^53.
ff Le grand lac Namtcho, au nord des montagnes, a une longueur de 86 kilomètres; sa largeur, fort inégale, varie de 15 à 55 kilomètres*. Au sud il a le Nyèntchhèn-Thang-la, chaîne de pics neigeux flanquée de larges glaciers, et dont le point culminant est le pic imposant de Djâng-Nyèntchhèn- Thang-la, qui s'élève probablement à plus de 7 500 mètres audessus de la mer. Sur une étendue de 220 kilomètres au moins, la chaîne suit une direction nord-est. Au nord du lac, les montagnes sont moins élevées. Entre la Nyèntchhèn-Thang-la et le Kouèn-loun, les hauts plateaux sont habités par des tribus nomades et parcourus par des bandes de maraudeurs. Il n*y a pas de culture ; les seules habitations fixes sont les monastères. Toutes les eaux vont aboutir à des lacs salés qui occupent le fond des bassins ; le Namtcho ou Tengri-Nor est le plus grand de ces lacs.
< Le Namtcho est regardé comme sacré. Quoique à une distance si considérable c|^s cantons habités et aune énorme élévation au-dessus de la mer (4 630 mètres), il a sur ses bords et dans les lies plusieurs monastères bouddhiques que visitent un grand nombre de* pèlerins.
« L'explorateur, qui avait établi son quartier général au monastère de Dorkiâ, sur la rive occidentale, reconnut le lac dans toute sa circonférence, et put constater qu'il n'a pas d^écoulement extérieur. Son plus grand affluent est le Naï-chou, trèsgrand courant qui vient de Test, et dont la largeur, à son embouchure, est d'une quarantaine de pas.
« Revenu à Dorkiâ, après celte reconnaissance, l'explorateur en partit de nouveau le 11 février 1872; quelques jours après, dans une courte excursion vers le nord, il découvrit un autre lac moins grand nommé Boul-tcho '. Le 18, au moment où le
1. Il est à peine besoin d'avertir que les chiffres, dans le texte, lont en mesures anglaises, pieds anglais, milles, degrés de thermomètre Fahrenheit. Nous les convertissons, dans Tintérét de la clarté, en mesures métriques, aujourd'hui adoptées par tous les États de TEurope, moins l'Angleterre.
2. Boul est le nom tibétain du borax. Le Boultcho alimente Lhassa de ce sel .
)ur et ses hommes se disposaient h partir, une Lan Je du lie maraudeurs armés arriva à cheval, et les voyageurs, é leurs supplications, furent dépouillés de tous leurs vôtts et de leurs provisions. On ne leur laissa que les inlentau Après bien des prières, ils obtinrent cependant des re qa*on leur rendit à chacun une pièce de drap, avec moutons et deux sacs de provisions , mais en les menale mort, sMls tourmentaient davantage. L'intention de orateur avait été, en parlant de Namtcho, de revenir par ne; mais après ce fâcheux épisode il lui fallut reprendre s vite le chemin de Lhassa, point le plus rapproché où ils it chance de se retrouver en pays habité. Après avoir rt bien des privations, l'explorateur repassa les monta- >ar la passe de Dhok-la, et il atteignit Lhassa le 9 mars.
après un difficile et long voyage, il rejoignit le quartier il du Great Trigonometrical Survey. Sa ligne de route lue et levée présente un développement de 320 milles ilomètres) de pays jusqu'alors absolument inconnu; et
ses découvertes, les deux principales sont la position, lue et l'altitude du grand lac Namtcho, avec l'altitude irection des monts Nyèntchhèn-Thang-la.
nsi donc, grâce aux travaux de ces trois braves et intell iexplorateurs indigènes , le colonel Montgomerie nous a
la connaissance géographique exacte de trois passes le Népal et le Tibet : celles de Kirong, de Nilam-la et ta-la; de la partie de la vallée du Tzampou comprise la passe de Mariân-la et Tchasaldjong ; du fameux lac )u Yamdok-tchou; de la position de Lhassa ; de la grande
formant la limite nord du bassin du Tzampou supé- , et enfin du lac Namtcho ou Tengri-Nor et de l'hydroe intérieure du Tibet. »
informations, jointes aux investigations de Hodg. d'autres, et aux observatious personnelles de Bogie,
. Markham emploie indifféremment les noms de Tzampou et hmapoutra. Nous croyons comme lui que les deux noms dési- )ien en effet un seul et même fleuve dans ses parties supéit inférieure ; néanmoins, tant que l'identité n^ura pas été dée par une reconnaissance complète et directe, nous croyons que IX, pour ne rien donner àTarbitraire, est de conserver les deux lans leur application respective. Au surplus, on va voir les lions du colonel Montgomerie lui-même i ce sujet.
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de Turner, etc., nous mettent en état de nous former une idée suffisamment exacte des routes de commerce qui conduisent de Tlnde au Grand Tibet, en remontant les gorges du Bhoutan, du Sikkîm et du Népâl^ auBÛ bien que de la configuration physique du grand Plateau dont THimâlaya forme l'escarpement méridional.
Dans la discussion verbale qui suivit la lecture dn mémoire de M. Cléments Markham, le colonel Montgomerie, qui assistait à la séance, prit la parole. Ses explications méritent d'être précieusement recueillies; elles sont le complément du savant travail du secrétaire de la société do Londres, et sur plusieurs points elles en forment un important commentaire.
Depuis un certain temps, a dit le colonel, les ofBders de la Grande Triangulation de llnde étaient occupes au levé de la frontière du nord. Naturellement, les grandes régions qui s'étendent au delà de la frontière attiraient leur attention , mais le gouvernement de l'Inde veillait à ce qu'on ne fît rien qui pût exposer à quelque danger les hommes employés au travail géodésique. Les officiers ne s'efforçaient pas moins de recueillir toutes les notions ])ossibles sur les contrées trans-himâlayennes , et j'acquis alors la certitude personnelle que la longitude de Yarkand, une des clefs de voûte de la géographie astronomique du Turkcstan, n'était pas celle que M. de Humboldt avait admise, et qui servait de base aux travaux fondés sur les documents chinois. En conséquence, lorsque le levé des frontières approcha de sa fin, des dispositions furent prises pour porter les explorations au delà. Un homme fut envoyé à Yarkand. Il fit le levé de sa route,* et réussit à fixer la position de cette ville. Ses chiffres, qui ont été vérifiés depuis par des explorateurs européens et d'habiles observateurs, ont été reconnus exacts. Le second pas dans cette nouvelle car-
été Cût par M. Johnson, qui avait été employé .vaux de la earte jusqu'à la frontière, à diverses rs depuis 4 500 jusqu'à 6 700 mètres au-dessus du
de la mer. U franchit la chaîne du Rouen-loun,
le premier Européen qui réussit à passer des i du Pendjab au bassin du Turkestan oriental. U Ut que la largeur du massif de THimâlaya est, sur it, de 400 milles (environ 650 kilomètres), là même emble le plus étroit. On reconnut dès lors Timpos- S d'employer des Européens pour les explorations on désirait entreprendre, et un certain nombre ^ënes furent préparés pour cette tâche. Quand le nt fut arrivé, le colonel Montgomerie choisit un à demi Tibétain, ou qui, du moins, avait des amis aient dans l'habitude de voyager dans cette contrée [e. Cet homme fut mis au courant des observations omiques et du levé des routes; puis, comme 7e, on le plaça sur un terrain dont la carte n'était ibliée, mais existait en manuscrit, de telle sorte »n travail pût être contrôlé. Après plusieurs épreuves te nature, dont les résultats furent satisfaisants, il ivoyé sur un terrain inexploré, mais partant d'un connu et aboutissant à un point également connu, te nouvelle épreuve était satisfaisante comme les lentes, on lui confierait une plus longue expédi- Le principal agent indigène, le Pandit, comme on ligne, auquel se rapporte ce qui précède, effectua e levé d'une route qui suivait dans toute son éten-
Sangpo, ou Tsampo (Tzang-bo).
faut dire que, jusqu'à l'année 1863, le cours supéde beaucoup des grandes rivières do l'Inde était 3 inconnu. Une partie considérable de Tlndus t pas explorée . On supposait que la branche princi- Dassait à Garo, ou Gartok, mais on ne savait pas avait uno seconde branche ou non. On ne connais-
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sait la tête ni du Brahmapoutra, ni Je la Rournall, ni de la Kosî. Beaucoup a été fait depuis lors, mais beaucoup encore reste à faire. Le cours de Tlndus est maintenant connu, mais une portion intermédiaire, 180 milles environ (à peu près 300 kilomètres), entre la vallée d'Aster et Torbela, près d'Attok, n'a pas encore été reconnue. Bien plus, le cours du grand fleuve du Tibet nous est absolument inconnu sur une étendue de 350 milles au moins (près de 600 kilomètres] ; car, en définitive, nous ne savons pas d'une manière certaine si le Tzangpo et le Brahmapoutra sont ou non un seul et même fleuve. Quoique les sources ne soient pas fort éloignées du territoire britannique, et que ce soit à travers le territoire britannique que coule la partie inférieure du fleuve, il n'en reste pas moins une portion inconnue d'environ 350 milles. Aujourd'hui, les explorations ont été efiectuées sur tous les points de la frontière de l'Inde, de Rélat à Kaboul, à travers THindou-Kouscb, en descendant jusqu'à Feïzabad; puis en remontant l'Oxus, en traversant les steppes do Pamir jusqu'à Kacbgar; puis de Kachgar à Yarkand, de là jusqu'à Rudok, et de Rudok à Lhassa. Pas plus tard qu'il y a quelques jours, on a appris que le principal de nos explorateurs indigènes ' était de retour du Turkestan oriental. Après avoir suivi, on partant de Ladak, une route qui se porte au nord, il traversa une succession de gisements aurifères, atteignit le Brahmstpoutra (le Tzan-bo) près de Lhassa, suivit la vallée du fleuve sur une certaine étendue, puis enfin, par la passe doTowang, il regagna Oudalghiri dansTAssam. » « Maintenant que les explorations africaines sont à peu près à jour^, et que les explorations arctiques vont l'être bientôt, selon toute apparence, disait en terminant le