PLATEAU DE PAMIR
aeBiddulph;19<' hussards, du capitaine Trotter, du royal des ingénieurs, et du D" Stoliczka comme liste, partit de Yanghi-Hissar (Kachgar), pour icile mission, le 21 mars 1874. <c Des signes prérs du printemps se voyaient déjà dans les plaines ; dans les hautes régions que Ton avait à traverser, Qcore était enseveli sous la neige et les glaces, ) au cœur de Thiver. La route se dirigeait sur Tâchm ; avant d'atteindre cotte place, on eut à traverser lasses dont l'altitude absolue est de 3917,4063 et lètres. Au delà de Tâchkourgân on entra dans la le Siri-koul, dont la largeur moyenne est d'environ !S (environ 5 kil.), et pu Ton trouva une populaêlée dQ près de 3000 âmes parlant la langue pert qui reconnaît Tautorité du souverain de Kachgar. ée est élevée de 3124 mètres au-dessus du niveau ner; on y cultive Torgc, des légumes, etc. Les l'eau sont bordés de saules. Après s'être étendue jusqu'à une certaine distance, la vallée tourne à et va se perdre dans le Pamir « Tâghdounbâch «. tix*de la vallée sont tributaires de la rivière de d.
N.-E. de Siri-koul s'étend la plaine de Tagharma,
20 kilomètres de long sur 11 de largeur, et qui
arée de Kizil-Art par un éperon des grandes
: cette dernière plaine peut avoir une longueur
kilomètres, et elle est fermée à l'est par une
jaîne de montagnes. Elle contient deux lacs por-
m et l'autre, le nom dei^ara-A*OM/', le Petit Ka-
ians la partie inférieure, le Grand Kara-kôuldans
e supérieure de la plaine, et envoyant leurs eaux
s directions opposées.
fait de deux Kara-kouls, qui ont été confondus
ac Noir.
dans les rapports des précédents voyageurs, a rendu très-obscure la topographie du Pamir ; la découverte des deux lacs et de leur écoulement opposé est un des résultats les plus importants de Texpédition. M. Shaw, quelque temps auparavant, en avait cependant déjà donné rindication. Le Petit Kara-koul s'écoulo à Test vers Kacbgar ; le Grand Kara-koul s'écoule au sud-ouest dans rOxus.
« Les 4 et 5 avril on remonta TAk-sou, à travers la neige et contre un vent glacial ; de là on gagna Sarhad et Kcïla Pandj, dans le territoire de Ouakhàn; et l'on séjourna dans la seconde de ces deux places depuis le 13 avril jusqu'au 26. On |ut là que Ton ne peut que bien rarement, à cause de la neige, traverser le Grand Pamir avant la fin de juin. Nous risquâmes néanmoins la tentative, et nous atteignîmes le lac Wood le 1" mai.
11 était entièrement gelé et couvert de neige. D'après des observations faites avec soin par le capitaine Trotter, le lac est à 4237 mètres au-dessus du niveau de la mer; mais les pics qui Tavoisinent dépassent cette hauteur do
12 à 1500 mètres. La ligne de partage est à 12 ou 13 kilomètres au-dessus de la tète du lac, et de ce point Igi descente est graduelle vers Test. Cette ligne de faite, dont Tallitudc fut trouvée de 4328 mètres, nous parut le point culminant du Pamir. De ce point à la vallée d'Aktâch la distance est d'environ 52 milles (84 kilom.).
« Les animaux du Pamir sont Tovis Polii, l'ihex, l'ours brun, le léopard, le lynx, le loup, le renard, la marmotte et le lièvre; ils s'y tiennent toute Tannée.
ce Le résultat général de notre exploration est que le Pamir est un grand et large dos à double pente, s'éten* dant du nord au sud, et que traversent des chaînes do montagnes séparées par des vallées. Ces vallées sont ouvertes et inclinées vers Test, plus étroites et avec une pente rapide à l'ouest. Le mol Pamir signifie « soli-
LES ANGLAIS A YARKAND. 203
Nous ne pûmes, à notre grand regret, explorer le de Kizil-Art. Nous revînmes par Tâchkourgân and, où nous étions de retour le 21 mai. »
La position des Anglais dans le Tarkestan orientaL
onsul français à Calcutta a adressé à notre miniss affaires étrangères, sur la mission de M. Forsyth and, une communication dont il nous paraît intét de citer quelques passages :
înbassade d^ sir Douglas ^orsyth a amené trois séries ;es de résultats , diplomafiques, scientiGques et militai- •us laissons de côté toutes les conséquences qu'elle peut «our le commerce, car le côté commercial qui, dans e, formait Tobjet principal de la dernière mission au tan, a été reconnu comme étant celui qui offrait le moins *tance,
i résultats diplomatiques du traité méritent plus d'at- . Le point essentiel se trouve dans le sixième article, Linroit à rétablissement par les puissances contracle représentants et agents dans leurs capitales respec-
i représentants auront droit au rang et aux privilèges
is aux ambassadeurs par les lois internationales; les
auront droit aux privilèges des consuls de la nation la
rorisée.
a marque une phase entièrement nouvelle dans nos rela-
rec PAsie centrale. Jusqu'ici Tlnde avait constamment
)3 complications et les risques attachés au séjour d'un
anglais même dans l'Afghanistan. Lord Northbrook l'hui n'a pas envoyé simplement un représentant, mais )assadeur en pied, pour rester en permanence au cœur le l'Asie centrale.
»st évident que la Russie ne consentira pas à être reée dans l'Asie centrale par un officier d'un rang et d'une
inférieure à celui de l'Angleterre. Nous aurons donc tacle d'une Excellence russe et d'une Excellence anavec le titre d'Ambassadeurs, aux prises l'une et l'autre
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dans une ville de TAsie centrale , et faisant leur cour à un soldat de fortune dont larmée entière est évaluée par la mission de sir Douglas Forsyth à 16 000 hommes. Les Russes Testimont à 20 000.
'X Les résultats scientifiques de la mission sont d*une valenr moins douteuse. Le docteur Stoliczka, Téminent naturaliste qui Ta accompagnée, est mort pendant le voyage du retour; mais il a laissé derrière lui un recueil de notes qui traitent à fond de toutes les principales branches d'investigations scientifiques qui se rattachent à TAsie centrale. Elles seront publif^es en temps voulu. Les longs rapports du docteur Sto* liczka avec le dépôt des cartes géologiques de Tlnde ont donné une direction pratique à sa méthode d^invesUgation, telle qu'aucun étranger venud'£urope n'eût pu apporter k celte tâche. ,
« Entre autres découvertes, 'on a constaté que la hauterrdes montagnes bien connues est beaucoup moindre qu'on ne le supposait. Ainsi le Sir-i-KouI, ou lac Victoria, est évalué par M. de Ilellwald, dans sa carte, à 15 000 pieds, et dans son texte k 15 230 pieds de Paris (16 231 pieds anglais}. La hauteur réelle est de l?i200 pieds.
't On a aussi reconnu que le véritable plateau qui déverse ses eaux (Watershed) entre la vallée de TOxus et le Turkestan oriental est plus à Test qu'on ne le supposait. La partie enfermée de la rivière (Walerpent) est trouvée non sur le Pamir, mais dans le défilé de Naza-Tûch , entre le Pamir et Tâchkour^'ân. Son élévation est de 15000 pieds, et la hauteur des vallées de Sir-i-Koul et d'Aktâch est seulement de 10 250 et 12 700 pieds respectivement.
« Les résultats les plus importants de la mission sont les connaissances qu'elle a réunies sur la topographie militaire de l'Asie centrait'. La Hussic a possédé pendant quelque temps les informations les plus exactes sur ce sujet. Les deux grands poiiils sont la chaîne du Thian-Ghan qui sépare les avantpostes russes de ceux du Turkestan oriental au nord, et les routes praticables de l'Inde au sud de cette dernière contrée. La mission du baron Kaulbars a, il y a quatre ans, mis Tétatmajor russe iinpi'Tial en possession des faits concernant le Thian-Ghan. Mais la Russie a bien voulu représenter cette chaîne comme olïrant, à un point de vue militaire, de grandes difficultés. 11 est avéré aujourd'hui que les défilés sont bien fortifiés du côté du Turkestan oriental, mais que pour ce qui
LES RUSSES SUR l'oXLS. 205
e le pâturage, la hauteur et autres points de vue, ils me route parfaitement praticable pour une armée. Il y lies années que la Russie le sait, et il est bon que nous également instruits du fait.
; découvertes relatives aux routes indiennes du sud n^ont moins importantes. D^un côté on a dissipé tous les doucernant la possibilité que le Karakoroum puisse jamais tn passage à une armée dMnvasion. Un seul régiment terie pourrait le franchir, et on serait obligé de laisser
nord Partillerie et la cavalerie. Mais, d'un autre côté, t assuré que le système de montagnes du Pamir n^est ent Tobstacle formidable qu'on avait supposé jusqu'ici.
point aussi les Russes sont parfaitement au coues faits, et n'ont pas jugé nécessaire de les commu-
. yérité est que ce fameux système de montagnes est ie vallées s'étendant à Test et à Touest, traversées par ndes vallées d'Aktâch du nord au sud, et est parfaitepraticable pour de forts corps de troupes, expédition au Pamir de la mission britannique comptait a 85 hommes, y compris la suite, avec environ 125 bêtes ime. Elle n'a perdu qu'un seul homme (il souffrait de- )ngtemps d'une maladie de cœur] et un seul animal, ux décès eurent lieu pendant le voyage de retour. Le r Stoliczka accompagnait l'expédition de Pamir sans tir alors de symptômes visibles du mal. Il mourut par le la grande hauteur du Karakoroum quelque temps
m'est pas exagérer de dire que la mission de sir Douglas h a fait plus que toutes les recherches indiennes précépour placer l'Angleterre sur un pied d'égalité vis-à-vis tussie, pour ce qui regarde la topographie militaire de centrale. Ce qui a été jusqu'ici le secret de l'état-major al deviendra maintenant la propriété commune des ations. »
Russes dans le bassin de l'Oxus. Étude du fleuve. L'ancien lit, L'Aral. Le Plateau d'Oust-Ourt. L'Atrek.
18 les territoires soumis aux opérations scientiet militaires de la Russie, les études se pour-
suivent avec une incessante activité, en même tempi qu'elles s'étendent sur tous les points des deux grands bassins fluviaux de cette région, le laxartes (Syr-Daria) et rOxus (Amou-Daria). La Société de Géographie de Pétersbourg seconde fort utilement, sous ce rapport^ les entreprises ordonnées par le gouvernement impérial. Une dos plus importantes, depuis la soumission de Khiva, a été la reconnaissance du cours de rOxus, entre la Boukharie et TÂral. Cette opération importante a été menée à terme au mois do septembre 1874, et les résultats en sont connus par les publications do la société russe, auxquelles ont largement puisé les journaux anglais, politiques et scientifiques. En Angleterre, nous Tavons déjà dit, on suit avec sollicitude les actes de la Russie dans TAsie centrale (voir ci-dessus la bibliographie, n®" 249 etsuiv.). La àormhre A ddress du président de la Société de Geéographie de Londres, sir Henry Rawiinson, est particulièrement intéressante sous ce rapport [Proceed'mgs de la Société, vol. XIX, n*» 6, mai 1875, p, 422 et suiv.]. La question de l'Oxus a été envisagée sous deux aspects : au point de vue du rétablissement de l'antique route commerciale entre l'Occident et l'Orient par la voie du fleuve, et sous le rapport plus immédiat de Tamélioration des territoires riverains par des dérivations. Le gouvernement russe se préoccupe évidemment de l'une et de l'autre question, et Ton peut s'attendre à la publication d'études approfondies.
Des questions d'histoire et de géographie physique se sont naturellement présentées dans le cours de ces rocherches. Celle de Tancien cours du fleuve vers la Caspienne, déjà préparée par de bonnes études antérieures (voir, sur celles de Lenz, de Rosier et autres, les t. XI de V Année géographique, p. 24, et XII, p. 182, n*** 211 et suivants), a été tout à fait résolue par un levé complet (voir la carte de H. Kiepert, das Tiefland von