L ARAL
j, ci-desBUS, n» 249, et le Geographical Magazine arkham, août 1875, p. 245).
Le lac d'Aral.
i fait a été constate, qui semble avoir une signifi- 1 importante pour l'histoire hydrographique du lac il. Il a été reconnu que, dans le cours de ces ders années, la côte orientale avait éprouvé des chanmts considérables, par suite de rabaissement et de itraite des eaux. Des baies qui s'enfonçaient fort : dans les terres sont aujourd'hui desséchées; des i de sable sont devenus des tles, des lies se sont formées en péninsules. Les anciennes limites de la se laissent parfaitement reconnaître. Des spéculapeut-être un peu hâtives^ ont déjà vu dans ce fait ce d'un rétrécissement graduel du lac : il pourrait aussi bien n'y avoir là qu'un de ces mouvements latoires dont on trouve de nombreux exemples sur d'autres points de la surface terrestre. L'immense B de sables qui s'étend aujourd'hui, sous le nom do •Koum, « les Sables Rougçs », entre le laxartes et s, depuis la Boukharie jusqu'aux steppes kirghizes, évidemment, dit-on, que le fond desséché d'un Q lac ; et l'on rappelle aussi l'antique extension de spienne vers le nord. Tout cela est possible, cerîême, si l'on veut; mais ces faits appartiennent aux les géologiques de l'histoire du globe, bien antdîS à l'histoire humaine. Nous sommes là non-seut en dehors du domaine de la géographie actuelle, lussi, sans aucun doute, du domaine de la géogralistorique.
it à des faits plus actuels que nous devons nous r. L'un des plus importants est le nivellement que génieurs russes viennent d'exécuter- de nouveau
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entre l'Aral et la Caspienne (ci-dessus, bibliographie, n«»239 à 241).
Jusqu'au premier quart du siècle actuel, la véritable forme, les dimensions et les conditions physiques du lac d'Aral étaient fort imparfaitement connues. Les premières informations un peu précises furent données à l'Europe par deux voyageurs russes, M. de Mouravief en 1820, et M. de Meyondorf en 1825, tous deux chargés par le gouvernement dt» tSaint-IVtersbourg de missions diplomatiques près des chefs de Khiva et de Boukhara* Bientôt après, l'expédition militaire du général Berg (1826) fut l'occasion d'un nivellement entre la Caspienne et l'Aral, le premier qui ait eu lieu dans les régions centrales de l'Asie. Cette opération, qui fut confiée à MM. Anjou, Zagoskïn et Duhamel, et qui repose sur les différences d'altitudes barométriques, accusa entre les deux mers une différence de niveau de 117 pieds anglais i;35"66); et comme il est bien reconnu* que le niveau de la mer Caspienne est de 25'"6 au-dessous du niveau de la Méditerranée, on a dû conclure du nivellement de 1826 que l'Aral était de lO^ôO seulement au-dessus des mers extérieures. D'autres observations barométriques donnèrent une différence'de 237 pieds anglais (72 mètres) entre Orenbourg et le lac d'Aral; et comme on admettait, d'après M. Anitchkof, qu'Orenbourg est à 237 pieds au-dessus de l'Océan, il s'ensuivait que l'Aral aurait été de 48 pieds anglais, ou un peu moins de 15 mètres (14'"63) au-dessus des mers extérieures. Ce résultat, qui ne différait du nivellement direct de 1826 que de 4 mètres, semblait conduire à une bonne moyenne de 12 à 13 mètres, pour l'altitude du lac d'Aral au-dessus (le la Méditerranée. Néanmoins, comme on sait à quelles
1. Par les opérations minutieusement contrôlées d'une commiision académique coaiposéu de MM. Fuss, Savitch et Sabler, en 1837»