‹ L'Année géographique (volume 5)Chapitre 370 sur 425 · Voir ci-dessus la bibliographie, n** 513 et · texte numérisé non relu

Voir ci-dessus la bibliographie, n** 513 et

M. NORDENSKJÔLD. 335

trouver des Samoîèdes à cette époque de Ranime quelquefois en hiter.

ait eolisaci^er quelque tempe, sur ce point, à des inà géologiques, botaniques et ethnographiques, esure que la glace reculerait^ on pénétrerait le a côte ouest de la Nouvelle-Zemble jusqu'à sa ptentrionale, que l'on espérait atteindre dans la moitié d*aoùt. On pousserait de là, d'une part, ord-est, afin d'explorer cette partie encore totaiconnue du bassin polaire, et d'autre part vers isqu'à l'embouchure de l'Obi et du Ienisseï, ré- 1 intérêt tout spécial pour la géologie, par le vraiment fabuleux des restes de mammouths et vertébrés contemporains qui y ont été trouvés, ices n'y portaient pas empêchement, M de Nor- [ quitterait le navire pour pénétrer avec un ba^ mdais, spécialement emmené dans ce but, dans autre de ces fleuves, et revenir par la voie de lant au navire, il retournerait de ces parages jshkin-Ghar, ou la porte de Kara, à Tromsoe, où lit à la fin de septembre ou au commencement . — Quoique l'expédition ne fût destinée que I, elle avait été munie de vivres pour quatorze

re de M. Nordenskjôld d'où nous tirons ces déiminaires ajoutait :

quelques années, un plan parmi aurait été regardé praticable ; mais les nombreuses expéditions balaisont parties ces denpères années de Suàdepour i ont prouvé jusqu^à Tévidence j[ue la mer de Kara- 3 libre de glace à certaines époques de Tannée, et que communication régulière entre Pextrème nord de I et Tembouchure des grands fleuves sibériens TObi ^ï, qui prennent leur source aux frontières de la it pas du domaine des impossibilités. Le premier qui ns la mer de Kara fut le capitaine baleinier norvé-

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gien Johannssen, qui reçut pour cette cause une môdùlle d^argent de l'Académie des sciences de Suède. La personne char* gée de lui faire tenir cette distinction honorifique lui ayant dit dans sa lettre que rAcadémie serait probablement disposée à récompenser d'une médaille d'or la circumnavigation de laNouvelle-Zemble, le même capitaine Johannssen y réussit effectivement Tannée smvante. La pèche finie, il navigua autour de rtle double, longue d^une centaine de myriamètres, entreprise que de grandes expéditions avec des navires de guerre ayaient vainement tentée pendant les trois derniers siècles.

c Depuis lors les baleiniers norvégiens ont doublé presque chaque année la pointe nord de la Nouvelle-Zemble, sont entrés dans la mer de Kara,et ont souvent pénétré au delà deBeliOstrovo ou rile Blanche, située àPembouchure du golfe de VOhu Malgré cela, la nature, la vie animale et végétale de ces mers, la géologie des terres qui les bordent, sont totalement inconnues. Ainsi Ton ne sait pas si la mer de Kara est une mer im* parfaitement salée, possédant une vie animale aussi riche que celle des côtes du Spitzberg, ou si c'est une masse d^eau aussi saumâtre que la Baltique, aussi pauvre qu^elle en vie Tégétale et animale. Sans nul doute, jamais un savant n'a mis le pied sur rile Blanche ou sur la presqu'île Samoïède; même des étendues considérables de la côte ouest de la Nouvelle-Zemble sont une terra incognita pour la science. Le but principal de Texpédition sera donc d'étendre à la Nouvelle-Zemble et à la mer de Kara les explorations de la nature entreprises dans les dernières périodes décennales au Groenland, en Islande et au Spitzberg, expéditions qui, en dépit des glaces polaires, ont foumi.de si précieux résultats dans ce domaine. »

Tel était le plan : il a été heureusement et complètement effectue. La communication suivante de M. Daubrée à l'Académie des sciences et à la Société de Géographie, d'après les lettres de M. Nordenskjôld*, résume les phases de l'expédition et en fait connaître les principaux résultats :

« Parti de Tromsoe le 8 juin 1875, \eProefven fut arrêté par un vent ronlraire dans les îles qui bordent cette partie de la

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