ES, INVESTIGATIONS ARCTIQUES
jissio^s de la pplitique militante ^ On pourrevenu à l'agitation scientifique soulevée y a neuf ans, par le projet Lambert. Dans ni -officiel qui se publie sous le titrç de me et Coloniale^ un des fonctionnaires du !arine, M. A. Roussin, a traité avec sup^rioe des questions que les entreprises arctiques la science'. Nous allons rapporter, dans mty les conclusions de ce travail.
ut de la question des intesti gâtions arctiques. :«es faits acquis. Les questions à résoudre.
prises, de fortunes si diverses, que nous venons
les études auxquelles elles ont donné lieu, ont
modifié les idées qui avaient cours il n^y a pas
imps au sujet des régions arctiques. A Tépoque
QS qui précédèrent la période active dans laquelle
depuis quelques années, la croyance à une mer
du pôle était presque générale. Petermann s^en
tiampion, et signalait aux navigateurs, comme un
la découverte du passage qui devait y conduire.
)Ds vu quelles étaient les conjectures et même
rvés qui servaient de base à cette croyance. Il e^
e les commenter aujourd'hui que, grâce k des
iantes, les phénomènes de ces contrées boréales
venus familiers. La mer libre avait été, disait-on,
plusieurs explorateurs, et d'abord par les Russes,
leurs côtes septentrionales, où ils lui avaient
m de Polynia; plus récemment Hayes et Morton
»ntemplé l'étendue sans bornes du haut d'un pro7
canal de Kennedy. On s'est rendu compte, depuis
'A nous commande de faire une exception pour iiotre el, dans lequel les travi^ux des académies sont exposés arquable compétence, et où les matières scientifiques grande place. Cette exception elle-même, est-il besoin mt à ce que le Journal officiel reste dehors des polémiantes de la politique. — La politique!... ), à la bibliographie, n* 525.
lors, du manque d'importance et de Tétat passager de ces apparences de mer libre, souvent contestées depuis, sans compter, en ce qui concerne le détroit de Kennedy, le démenti donné à Hayespar les résultats du voyage de Hall. La brillante lumière des glaces éclairées par le soleil d'été, rindétenniDation des distances causée par cet éclat, le peu de netteté d'an horizon toujours plus ou moins brumeux, ont pu maintes fois produire l'illusion d'une vaste étendue de mer découverte, alors que la vue ne portait pas au delà de quelques millet. D'autre part, les mouvements incessants des places, sur lesquelles les vents régnants paraissent agir encore plus que les courants, amènent, pendant les étés polaires, et même parfois en hiver, des dégagements subits de la mer sur de grandes étendues qui restent dans cet état pendant plusieurs jours; mais si le voyageur revient peu de temps après au même point, il n'y trouve plus que la banquise compacte et indéfinie. On ne peut donc baser l'existence d'une mer libre sur la constatation qui a été faite, à diverses reprises, de ces phénomènes essentiellement variables.
c Pour donner de certains faits une explication se rattachant aux phénomènes connus, on supposait que le grand courant du Gulf-Stream continuait sa course au delà des côtes de la Norvège, et passant entre les archipels de la mer glaciale, puis sous la banquise, allait s'épanouir en dernier lieu dans ce bassin polaire avec des eaux encore assez chaudes pour en modifier le climat. Certaines observations des températures de la mer à diverses profondeurs semblaient corroborer cette opinion ; on avait constaté qu'elles croissaient régulièrement en s^éloignant de la surface. Cette fois encore, l'étude plus complète des éléments de la question Ta ramenée à ses véritables termes; les variations de température dans les profondeurs sont moindres qu'à la superficie, et s^ produisent avec un certain retard sur les saisons qui les déterminent ; de là des didérences entre le fond et la surface, qui se renversent suivant l'époque de l'année. Quant aux ramifications boréales du Gulf-Stream, les travaux des demièrea années que le docteur Mohn s'est appliqué particulièrement à coordonner, ont permis de les suivre assez loin; la circulation de la nier polaire est évidemment liée à ce grand courant océanien qui longe la côte nord de la Hussie d'Europe et jette quelques rameaux sur les rives occidentales du Spitzberg et de la Nouvelle-Zemble, dont la direction se présente normale-