‹ L'Année géographique (volume 5)Chapitre 383 sur 425 · HERZÉGOVINE · texte numérisé non relu

HERZÉGOVINE

me proprement dite, il faudrait compter au )0 kilom. carrés.

yrine est une de ces contrées dont la délimitannée d'elle-même sur la configuration du sol. ^es plus ou moins élevées, mais en général irs difficile, lui forment une ceinture naturelle i côté de la Bosnie, de même qu'au sud du iténégro. Sauf une petite zone frontière à l'est, ent au bassin de la Drina (affluent important , et qiii est une adjonction postérieure, THerest à vrai dire que le bassin de la Narenta. e, après avoir décrit un grand circuit au nord confins de la Bosnie, arrive à Mostar, qui est du pays, et de là, prenant son cours au sudaboucher par un petit delta dans le golfe étroit de Sabioncello. Les trois plus hautes montais sont le Dormitor, non loin de la frontière du >, le Yoloukaîa et la Lioubintchnîa, qui font sorte partie du même massif; on peut encore it Vélesch, à l'est de Mostar, et le Lélïa, vers u pays. On estime la hauteur du Dormitor à îs. Tout le pays n'est, du reste, qu'un fouillis les; on y trouve peu de plaines, et aucune ie étendue. Une particularité caractéristique le la Narenta, ce sont les pertes de beaucoup ents, qui s'enfoncent et disparaissent dans le bre d'endroits, pour reparaître après un cours plus ou moins long. La perte de la Trebinisud de Mostar, est surtou remarquable. La }assin de la Drina que comprend l'Herzégovine dite orientale ne présente nullement cette par- ^ologique : aussi les deux bassins, dans leur t inégale, forment-ils deux régions naturelles

distinctes. Dans le bassin de la Narenta, la

•artie du pays est le canton situé à l'ouest de

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la rivière, entre Mostar et la frontière dalmate. On estime que près du tiers de THerzégoyine est en forêts, qu'une étendue à peu près égale se compose de terres arables, et que le reste est un sol médiocre ou improductif.

L^Herzégovine, dans sa circonscription actuelle, est divisée en quatre cercles ou livaSj dont les chefs-lieux sont Mostar, TrébinïéjTachlidja ou Pi evlïé, et Novibazar. Mostar est une ville de 9 à 10 000 âmes, avec quelque industrie. Trébinlé, dans Tangle sud-ouest du pays, atteint presque au même chiffre, ainsi que Novibazar; Plevlïé n'en a guère que 4 000. Les circonscriptions de Plevlïé et de Novibazar, qui comprennent les parties extrêmes du pays à l'est, n'appartiennent à l'Herzégovine que par adjonction; c'est une annexe politique ou administrative bien plus que géographique. Rien de plus variable, au reste, de plus flottant, en quelque sorte, que les divisions de provinces et de districts dans l'administration turque. On croit toujours être au temps des invasions nomades, où la possession des terres se déplaçait incessamment au hasard de Toccupation de hordes toujours mobiles. Sous ce rapport, l'Europe finit en réalité à la Save et au bas Danube.

On peut bien penser qu'avec les ])rocédés de recensement employés en Turquie le chiffre de la population est toujours fort incertain. Gomme le gouvernement de Constantinople n'attache d'importance qu'à la population mâle, c'est la seule que, tant bien que mal, on soumet au dénombrement : le reste se calcule par à peu près sur des proportions convenues. D'après les renseignements recueillis il y a douze ans par M. Blau, et qui concordent assez bien avec ceux que M. Roskiewicz a consignés dans ses études sur la Bosnie et l'Herzégovine publiées à Vienne en 1868 (en allemand), l'Herzégovine propre compterait environ 65 000 chrétiens mâles, et 36 000 musulmans également du sexe masculin, les premiers répartis

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> maisons, les seconds en occupant 10,820. ion représente une famille. D'après ces nomdpterait dans THerzégovine proprement dite 150 000 chrétiens (dont 114 000 grecs et liques) et 110 000 musulmans; à quoi il faut ir la circonscription de Novibazar, 100 000 us de la communion grecque, et 23 000 mu-

ii'ici, au total, l'élément chrétien l'emporte ' sur l'élément musulman, — 250 000 contre icore faut-il ajouter que les musulmans se en grande partie, non de vérital)les Turcs, escendance des indigènes anciennement con- 3puIation tout entière, en effet, appartient, s exceptions, à la même race native, la race lie langue usitée dans la presque totalité du erbe, qui est, comme on sait, un des dialecnde famille slave.

des développements historiques du pays ne itile pour en bien comprendre la situation

ous arrêtons pas aux temps anciens. Il suffit :pie durant la période romaine et antérieuree nous nommons aujourd'hui l'Herzégovine partie de l'Illyrie, terme un peu vague sous désigné l'ensemble des pays compris entre la X r Adriatique. Notre Herzégovine fut comquième siècle, dans la province de Dalmatia, asion des Croates et des Serbes, au commeneptième siècle, elle suivit le sort de ce qui tard la Bosnie. C'est dans cette première ptième siècle qu'au milieu d'un grand moueuples dont le bassin moyen du Danube fut iite la région de la Save se couvrit de tribus

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