GÉOGRAPHIE MATHEMATIQUE ET PHTUQUB
Géographie mathématiqoe. Géodésie.
Le premier Méridien.
812. Forestier (E.). Dctermination de la latitude et de la longitude en mer, sans autre instrument qu*un chronomètre. (D*aprë8 le Nautica^ Magasine), Revue Marit, et Colon.^ mars 1875, p.
813. Struve (G.), Directeur de robservatoire de Poulkova. Du Premier Méridien. Bulletin de la Soc, de Géographie, janvier 187& p. 46-64.
M. Struve plaide pour le méridien de Grcenwich. M. Germain, dont rautorité est grande en un pareil sujet, lui a vigoureusement répondu dans le mémoire suivant :
814. Germain (A.), ingénieur hydrographe. Le Premier Méridien et la Connaissance des Temps. Ibid., mai, p. &04-521.
M. Germaia fait ressortir les avantages du méridien de Paria. Au surplus, toujours en dehors de Técole anglaise, qui repousse A peu près en tout la communauté avec les choses du continent, le méridien de Paris est généralement adopté dans la cartographie européenne. Un de ses avantages est de se confondre conventionnellement, en quelque sorte, avec le méridien historique de l'Ile de Fer (compte à 20 degrés ouest de Paris), qui marque le point extréma da l'Ancien Continent, tel que le comptaient les anciens.
Bien que le 20* degré 0. de Paris ne passe pas rigoureusement a nie de Fer, la plus occidentale des Canaries, il a ce très-grand avantage, pour la cartographie générale, de ne donner une préférence directe à aucune des nationalités européennes, et de laisser en dehors, conséquemment, tout ce qui pourrait éveiller les susceptibilités nationales. Les deux méridiens de Paris et de Greenwich, auxquels se rapportent les Tables de la Connaissance des Temps et du Nautical Almanach dont la valeur est égale pour le calcul des observations, restent la double base de la géographie nautique, de méma que les méridiens de quelques grands observatoires restent les points de repère de quelques grandes circonscriptions nationales : — le méridien de Madrid ou celui de Cadix pour l'Espagne, le méridien de Poulkova pour les explorateurs russes en Asie, le méridien de Washington, conciirremment avec celui de Greenwich, pour les ingénieurs américains, le méridien de Rio de Janeiro, concurremment avec celui de Paris, pour le Brésil ; tandis que la cartographie générale peut et doit continuer de s'appuyer sur le méridien de Paris, ou sur celui de l'Ile de Fer compté à 20 degrés plus à Touest.
Ce dernier méridien, légèrement modifié, est ,celui qu'a soutenu