nous : car le savant égyptologue n'y expose
lent, en les discutant, quelques-uns des faits
iirieu^ de Thistoire et de l'ethnographie dn
ique que les inscriptions pharaoniques nous
1 y montre aussi, tout à la fois par le raison-
par la dédaigneuse ironie, l'inanité, disons
)surdité de certains chiffres cpie les corjrphécs
Qouvelles voudraient introniser dans l'histoire,
par exemple, particulièrement remarquable par
a rigoureuse, qui nous apprend que les Aryas,
3 la majorité des peuples de l'époque actuelle,
.nairement soumis et utilisé une race de cheoéoGR. XIV. 27
418 GÉOGRAPHIE HISTORIQUE. (n" 811-874.)
vaux indigènes dans TAsie centrale, à une époque antérieure à Tan 19 337 avant Jésus-Christ.» Bornons nous à reproduire un ou deux passages d^une allocution que prononçait en 1851 au congrès de Bonn M. le professeur Jacobi. Il est bon que de temps à autre le bon sens prenne sa revanche :
t II faut s^ôlever contre les abus de la philologie eontemporiiine, qui se trouve dans une véritable fièvre ; il est temps que les profanes fassent une vigoureuse opposition, et quMls se fraient par la raison une voie pour arriver au bon sens de nos ancêtres.
a Avant que la science fût armée d^une méthode sûre de déchiffrement, fait observer à ce propos M. Chabas, des hommes d*un mérite incontestable et d'une immense érudition, les Kircher, les Vàlerianus, expliquèrent dans d'énormes iofolios les inscriptions et les antiquités dePËgypte, et montrèrent au monde savant de leur époque mille merveilles de leur invention. Reste-t-il aujourd'hui un iota de ees découvertes brillantes? •
« Au siècle dernier, avec des procédés plus scientifiques, les partisans de la haute antiquité de l'homme, qui, eux, sont plus anciens qu'on ne le croit généralement, spéculèrent sur les zodiaques égyptiens, sur l'inclinaison du pôle, sur les positions des constellations, etc. Dupuis, le célèbre auteur de VOrigine de tous les cuUéSt manifeste naïvement réUmnement qu'il éprouve en voyant ses propres conceptions justifiées par l'arrangement de ces anciens zodiaques. Mais Dupuis n^est pas un enthousiaste : il ne fait reculer qu'à 14 ou 15 mille ans avant son siècle Finvention non pas de l'astronomie, mais celle des ligures hiéroglyphiques « tracées dans le zodiaque que les Grecs ont reçu des Egyptiens et des Chaldéen». • Aussi, ûer de sa modération, il juge complaisamment son (cuvre : « J'ai jeté, dit-il, l'ancre de la vérité au milieu de l'ocôan des temps. »
a Dupuis avait tout simplement jeté l'ancre au milieu d*un océan d'erreurs ; au moment où ce réformateur des croyances écrivait son livre, ChampoUion naissait à Figeac, et, trente ans plus tard, découvrait le secret des écritures hiéroglyphiques. On put constater alors, non sanâ quelque surprise, que les zodiaques égyptiens n'étaient que des zodiaques grecs