‹ L'Année géographique (volume 5)Chapitre 406 sur 425 · ANTIQUITE CLASSIQUE · texte numérisé non relu

ANTIQUITE CLASSIQUE

de Sicile, chassés de leur pays, et qui, sur l'empereur Othon III, se réfugièrent dans an 1002, avaient apporté avec eux quantité grecs dont ils tirèrent profit, mais qu'ils bien de communiquer» qu'ils dérobaient ;ards d'autrui. Aussi les trésors enfouis lire restèrent-ils longtemps ignorés, jusqu'à it cardinal Ângelo Maï fût venu y faire des les découvertes.

bes ont été poursuivies par le père Giu- !l qui les études sur les textes bibliques )up; et c'est au milieu de ce travail qu'il a rtune de trouver un palimpseste, sous Té- 1 (cette écriture est un texte de l'ancien )nzième siècle) apparaissent d'autres caracîens qui ont été effacés, mais qu'à l'aide miques il sera facile de rétablir, es plus anciens sont un texte de Strabon, mes, avec lettres onciales et écriture con-

imen attentif, le père Gozza a cru pouvoir la date de ce manuscrit au sixième siècle. 1 serait donc antérieur aux vingt-huit maonnus du même auteur; mais ce qui est t, c'est que le texte, très-correct, comble, B disions plus haut, beaucoup de lacunes dans les anciennes versions, de cet événement scientifique faisait désirer létails plus circonstanciés. Ce désir vient ie satisfait par le mémoire qu'a publié à qui revient l'honneur de la découverte, pe Gozza, moine de l'ordre de saint Baco codice délia geografia di Strabone, alimsesii^ etc. Roma, 1875, in-8% avec 2 ographiques)., Une lettre adressée de Rome,

i22 «iEOGRAPHIE HISTORIQUE. (N" Oi* v,. .

8ur co sujet, à la Gazette iïAugsbourgj donne l'analyse de la brochure que nous n'avons pas sous les yeux.

Le manuscrit qui a été trouvé n'est pas un codex ^ dans le sens ordinaire du mot; c'est un certain nombre de feuilles détachées, qui devaient former autrefois un ensemble. Les feuilles qui contiennent les précieux fragments ont une hauteur de 0°'24 et une largeur de Ik centimètres.

Le mémoire du P. Gozza ne dit pas quelle est l'étendue des passages retrouvés et la place qu'ils doivent occuper dans l'œuvre connue de Strabon ; il donne seulement à entendre, dans un endroit, qu'ils appartiennent au huitième et au neuvième livres, co qui rehausse encore la valeur do la découverte, ces deux livres étant précisément ceux qui nous sont parvenus dans l'état le plue défectueux.

En toul cas, nous avons ici un fragment de la plus ancienne copie qui soit parvenue jusqu'à nous des œuvres de Strabon; car, des vingt-huit manuscrits connus du grand géographe grec, celui qui a passé jusqu'à ce jour pour le plus ancien, le manuscrit existant àParis (n* 1397), est du douzième siècle, tandis que, des trois seuls exemplaires de VEpitome de Strabon, aucun ne remonte au delà du douzième.

Telles sont les seules données que fournit la brochure sur les précieux fragments de Strabon retrouvés à Grotta-Ferrata. La nouvelle de cette découverte, comme on devait s'y attendre, a vivement ému le monde savant dans tous les pays ; à Rome, le P. Angelo Secchi s'en est occupé avec beaucoup d*ardeur : aussi croit^-on qu'il ne se passera pas longtemps avant qu'on soit plus amplement renseigné sur la portée et l'étendue d'une trouvaille qui intéresse à la fois les géographes, les archéologues, les philologues et les historiens.

DWae seuTitae Saïiêtorum, juxlk optittialhtiblonien- Bm. Vol. 1. Januaritts. ÂMguëtm l['€Mrinofum^ 1875.

historiens des Croisades, publié par les itoins do les Inscriptions et Belles-Lettres. Historietis grecs^ 1870, grand in-folio.

I a partagé en quatre «ëriM les fisblloattoiis très-consi- Ae doit consacrer à lliisloire des Croisades : is occidentas», is orientaax, is grecs.

plan fat arrêté, on travaiiulmtpédlatemept 'et lâttniltanéiiatre séries. Noas n'ayons aajourdliui à entretenir nos les historiens grecs, dont le premier yolnme vient de Yoir ) i Pactivité et à la science âe M. Miller, le savant helléléeaire de l'Assemblée nationale. L'iliastre M. Sase avait n 1841, de la collection des historiens grecs; mais cet ent, occupé ailleurs, ne put donner à ce travail le temps or arriver à an résnltat satisfaisant. Il se borna à rédidnction anx croisades. Sn 18SB, l'Académie lai adjoignit I, si connu comme anteir du Dictionnaire grec-français ; candre n'était plus jeune, sa santé était délicate, il ne ne grande impulsion & l'œuvre. En 1860, M. Hase et : eurent dans M. Miller, récemaent éln académicien, un jeune et actif, qui prit poor loi le gros de la besogne lit la part la plus considérable.

itenn an volume qui vient de paraître. Les tMctès grecs Ignés d'une version latine d'une fidélité scrapuleuse.

- Pages 1 à 154, pagination distincte. — Prolégomènes exposant les événements qui ont amené les croisades, iégomènes, écrits en latin, l'auteur a inséré un certain »tes alors inédits d auteurs grecs, tels que des extraits ue de Michel Attaliate, des opnscolee de Michel Psellus. sint ainsi au récit de la première croisade, c'est-à-dire au cœur du sujet.

- Pages t à !204. » Récit de la première croisade par la 9 Comnène, fille de l'empereur Alexis, œuvre historique a raison du talent et des excellentes informations de texte grec a été établi d'après les manuscrits de Paris par M. Miller, qui y a joint la collation d'un manascrit it a refait une ancienne traduction latine qui s'éloignait original.

- Pages 207 à 337. — Récit de la deuxième et de la troiles, entièrement arrangé par M; Alexandre, qui a fait une i chronique de Jean Cinname et de celle de Nicétas Choes récits s'entremêlent tour à tour.

424 OÊOGRAPIIIE HISTORIQUE. (n* 811-874.)

4* partie. — Pages 341 à 514. — Hécit de la qaatriëme croisade, par Nicéias Chooiates, aTec ane traduction de 11. Bliller.

5« partie. — Pages S17 à S»8. Cette partie porte le titro de Sœctrpta minora : ce sont de courte extraits de différente auteurs, depuis la fin duonzième siècle, empruntés à Zonaras, Michel Glycas.Nlcéphore Orégoras, Ephrème le chronographe, Jean Phocas, etc. La description des lieux par Phocas a été éditée d'après un manuscrit de Rome qui a permis à M. Miller d'attribuer ces opuscules non pas à raonéo lllSi comn.e Taxait fait le premier éditeur Lcou Allatius, nuis bien à Tan

ti77.

Un récit très-intéressant est celui que^fit, en 1191, le cbroniqaour Néophyte, de la prise de IMle de Chypre par Richard Caar de Uon, roi ;

d'Angleterre. Les Ejcerpta minora se terminent par nn extrait do la traduction grecque du poëme de la ConquéU À ia Maréif pabliêe pour la première fois par Buchon, et par un poème sur la priso de Constantinople, en 1304, par les croisés, poëme qui n*ost qu'âne paraphrase du récit de Nicétas Choniates.

843. Terrarum Orbis Tabula. Rica.rdus de Haldingeak fecit, iL D. circa mccc. lond. 1873, 6 feuilles.

Fac-similé de la célèbre carte de la cathédrale dUeroford. ^

8'i4. Bbvàn fVV'.L.) and Phillott (H. W.). Mediaeval geography. An j

Essay in illustration of tlie Hereford Mappa Mundi. Jjimd» 1873, I

in-8«.

'845. GoEJE (J. de). Einige Mededeelingen over de arabische Geografen. Tyjdschrift van het Aardrijkskundig Genooisehap, I, 1875, 5«cali., 190-199.

Revue très-complète, quoique succincte, de la littératuro géographique des Arabes et des travaux de Térudition earopéenno qui s'y rapportent. Nul, aujourd'hui, n'est plus compétent que IL de Ooeje

en une telle matière.

846. Manuel de la cosmographie du moyen âge, traduit de l'arabe de Shems ed-Dîn aboû Abdallah Mohammed, et accompagné d'éclaircissements, par A. F. Mehren. Copenhague, 1874, m-8*. -.

440 pages.

M. Gabriel Gravier a donné au Bulletin de la Société de Géographie, juillet 1875, p. 78-93, uu compte rendu bien étudié de cetoaTTage.

847. Leland. (C. g.). Fusang, or the discovery of America by chinese Buddhist priests in the Vth cenlury. Lond. 1875, in*8*.

Réédition d'une erreur dix fois réfutée, et que reproduisent comme une nouveauté qu'ils croient avoir découverte des débutante aussi étrangers à la criliquc scientifique qu'à la connaissance des traTanz

antérieurs.

Le mouvemeiil de renaissance géographique qui depuis (|ucl(jues années se manifeste avec ardeur en Italie

i plus que jamais Tattention et les recherches

prédominant des Italiens dans les travaux, les

t les découvertes géographiques des trois der-

es du moyen âge, des trois siècles qui ont pré-

kM>uverte de TÂmérique. Des ouvrages impor-

lavants mémoires, de nombreux opuscules, ont

s dans ces derniers temps au delà des Alpes,

uré avec honneur à TExposition géographique

nale de 1875. Nous ne pouvons que signaler

sont parvenus à notre connaissance, et au pre-

g le volume suivant, qui est en quelque sorte

'e collective de la Société de géographie ita-

bibliografici e biografici suUa storia délia Geografia in ; pubblicati per cura délia deputazione ministeriale istituita ) la Socielà geografica Italiaoa. Roma, tipografîa elzevi-

1875^ gr. Jn-8« xzvm-510 pages, avec 9 plans ou cartes du làge.

rolame se compose des morceaax suivants :

i preliminare di Cesare Corrsnti, présidente délia Società di

ifia italiana;

:rafia dei viaggiatori italiani, e bibliografia dalle loro opère, per

i Pietro Amat di San Fiuppo;

pamondi, Carte nautiche e portolani del medio evo e dei secoli

(randi scoperte marittime, costroiti da Italiani, o trovati nelle

eche d'italia. Studi di O. Uzielli ;

*e geographiche esistenti nelle principal! biblioteche governa-

sU' Italia, per cura di E. Naaducci.

lé de cette œuyre principale nous poavons noter les opuscules its, où se trouvent de nombreuses informations sur les mêmes

ONi (C). Sugli scopritori genovesi del medio evo, e sul corne essi furono receotemente giudicati dai dotti stra* Genova, 1874, in-S". &6 pages (Eitr. du Giomale Ligus' .1.)

teur s'attache à mettre en pleine lumière les titres de Gènes Is sont nombreux — dans les travaux et les découvertes de la ) période géographique. Il touche à la plupart des questions qui ttachent.

. môme : Elenco di Carte ed Âtlanti nautici di autore ge- B, oppure in Genova fatti o conservati. Jhid,, 1874, 71 p.

426 GÉOGRAPHIE HISTORIQUE. {s^ 811-874.)

— Dans un autre opuscule de 23 pages qui n*a pas de titra particulier, M. Desimoni reproduit, en raccompagnant de qnelquies mots d'introduction et de quelques ramarques flules, im «rttele de M. Brmnn, d'Odessa, écrit en français (sur M. Bnann et ses savants travaux surrancienne Sarmatie, yoir ci-dessus, n* 837), relatif aux anciens établissements génds de la Grimée et de la mer d'Axof. ^

860. Sff*euKNO (Marc.). Sopra iLgostino Nou e Yiseonte Iagoiolo, cartografi. Lettera al sign. Desimooi. 1871. Ibid.^ 1874, in-8*, 13 pages.

Notis aYons mentionné ailleurs (ci-dessus, p. 177, n* S08) Timportant travail de M. de Gubematiis sur Ilnstoire des voyageurs italiens aux Indes.

Nous avons également noté, avec la haute distinction qui leur appartient, les travaux de M. G. Gravier sur les anciens voyages des Norvégiens et des Français dans le N.-E. de l'Amérique (ci-dessus, p. 3S2), et Ja balle édition que ce même savant nous a donnée, d'après le manuscrit original, de la relation des Canaries par les chapelains de Jean de Bethencourt (ci-dessus, p. 155, n» 131).

8^1 • Calcoen. A dutch Narrative of the second voyage ni Tasco de Gabîa to Calicut, printed at Antverp eirea 150%. With Introduction and translation by J. Ph. Bzbtbau. Lond. 1875, petit in-8*

(Pickering).

Plaquette reprodoiM, d'après rezamplairs du BritiikliaBeun, et qoi

s'adresse surtout aux bibliophiles.

Kô'i. Tlie first voyage round the world by Magellan. Trahslated fh>m the Accounts af Pigafetta and other contemporary writers. Aocompanied by original documents, with notes and an Introduction, by lord Stanlet of Aloeelet. Umd. 1875 , in-^ (Printed for the Hakluyt Mociety).

Le volume contient six relations contemporaines do voyage de Magellan : 1* la relation du pilote génois de la flotte ; 3* celle dMn For* tugais, compagnon de Duarte Barbosa, qui a été recueillie |»ar Rarousio; s° celle d'Antonio Pigafetta de Vicenze : c'est le morceau capital ; 4* la Lettre de Mazimilien de Transylvaaie, secrétaire de Tempereur Charles Quint ; S* le journal de borà du pilote Fraaciieo Albo, ou Alvaro; 6« un extrait des Lendas da India de Oaspar Correa.

llgNAlSSANCE. r k%l

Gérard Mercator.

iQx et les poblications da D^ J. van Raemdonck sur le grand Géographe flamand.

MiCK {Wi»)p Mémoire lu à la séanot du firo«p0 iv du I Sciences géographiques à Paris. te ê matd 1A75, en a* 81 des Questions soumfses au Congrès. Mémoire Annales du cercle Arehéologique du pays de Waas . Grand in-8% 18 pages.

lans ee mémoire, réstme dé la mattlère la plvs Intéresable de ses reekerahet eut la vie tt lia wwiiia de Oé-

>avons que rappeler ici les publications antérieures de ndouck sur Mercator, oBOVres d'un savoir profbnd et d'an M>or la gloire scientifique de sa patrie.

Gérard Mercator, sa rie at ses ouvres. SirNicolas 1869, gr. in-f vni-iLn«375 pages, avee un portrait ' reproduit d'après une peinture de 1574.

Gérard de Crémer, ou Mercator, Géographe flamand, a eooférence du D' Breusing, directeur de l'école de k Brème, tenue à Duisbourg le 30 mars 1869. /6id., ^•, 77 pages.

usigniorum utilitatum qu» sunt iu Globo Terrestri, Annuio astronomico. Ad invictissimum Romanum n Garolum Quintum. Opueouie inédit de Gérafd Merié et annoté par le D* Van Rabmdonck. Publications ires du Cercle Archéologique du pays de Waas. N* 5. 1868, gr. ln-8% 31 pages.

ement k ces premières études et & sa leeiare an Congrès 1 de 1875, M. van Raemdonck a été assex heareax pour ouvemement belge la pablication suivante, reproduction [ue de Tezemplaire unique des fuseaux des deux Globes la Bibliothèque royale de Belgique :

restre et Sphère Céleste de Gérard Mercator de Ruîditées à Louvainen 1541 et 1551. Éditiou nouvelle iprès l'original appartenant à la Bibliothèque royale ). JÊrwteUes^ mdcoclzxv, grand in-foiio» 11 feuilles

emdoBck a écrit, pour accompagner cette publication, la ite :

I Céleste et Terrestre de Gérard Mebgator (1541 et ce publiée à Toccasion de la reproduction de ces aide de fae-simile de leurs fuseaux originaux, gravés

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