‹ L'Année géographique (volume 5)Chapitre 411 sur 425 · CONGRÈS GÉOGRAPHIQUE DE · texte numérisé non relu

CONGRÈS GÉOGRAPHIQUE DE

es Actes du congrès, qui vont être imprimes, les iront. Là même où les questions soulevées n'ont définitivement résolues, c'est un appel à Tétude imes spéciaux, et cet appel portera ses fruits. )stpas à nous qu'il appartient cfe faire ressortir la ;e part que la France a prise dans l'exposition, à i envois, pour la plupart très-remarquables, des lations de TEurope, de l'Amérique et de l'Asie, m peut dire que le monde entier a pris part à ce •ncours. Notre carte topographique dite de l'Étatassemblée pour la première fois dans son ensur une des immenses parois de la salle des

fixé l'attention générale ; c'est une grande chose ays tel que la France ainsi figuré avec une exacçéométrique, dans les moindres détails de son ôté de cette œuvre gigantesque qui a demandé n demi-siècle du travail ininterrompu d'une léngénieurs, de dessinateurs et d'artistes, on a pu

les collections de notre dépôt de la marine, celles istère de l'instruction publique, et les innombra- )ductions particulières qui leur faisaient cortège. &ngers étaient frappés d'étonnement devant cette ace de travaux géographiques, dans un pays que arde depuis longtemps, et qui se regarde lui-même atteint d'infériorité sous le rapport des études )hiques. L'Exposition aura redressé à cet égard une idée trop absolue, chez nous et ailleurs. Nous dit souvent, et nous sommes autorisé plus que à le répéter : ce qui nous manque, en ceci comme itres choses, ce n'est ni l'étude ni la science, c'est sion.

partenait au président de la société de géographie, B-amiral de La Roncière Le Noury, d'inaugurer ture du Congrès qui a eu lieu le 1" août. La pajvée et convaincue de l'Amiral a l'autorité qui ap-

442 GENERALITES.

partient au savant, au marin, à Torganisateur, à Thommo d'étude et à Thomme d'action. U émeut parce qu'il est ému. N'envisageant de notre époque que le côté qui l'honore, il Ta caractérisée ainsi : « Nous vivons dans un temps d'ardentes recherches et de généreuses réformes, d'incessante et fébrile activité. Nous sommes tounnentés du besoin du progrès. Les hommes, les sociétés, les peuples, ne puis-je pas dire aussi les gouvernements, sont entraîné» dans ce grand mouvement. A mesure ((ue s'abaissent les barrières, les relations internationales se resserrent, le besoin do l'expansion se manifeste. Les peuples veulent s'éclairer mutuellement; ils veulent exploiter en commun les domaines de l'intelligence. La publicité, le véhicule le plus puissant pour répandre dans les populations les travaux de leurs savants, la publicité s'impose. De ces aspirations, de cette publicité, sont sortis les congrès internationaux. Ces assemblées cosmopolites sont l'expression la plus logique du progrès moral et intellectuel.

» Ces états-généraux, en effet, vivifient les actions individuelles et les initiatives particulières; ils provoquent des rapprochements désirables, et créent des relations qui ne restent pas éphémères. Ils ramènent les esprits aux travaux de la civilisation et de la paix; enfin, coordonnant les vigoureux élans de l'intelligence, ils donnent à la conception du génie la consécration de leur indiscutable autorité. Si bien que le vote d'un congrès comme celui qui nous réunit aujourd'hui pourrait être, dans les temps de libre discussion où nous sommes, d'une influence prononcée sur les décisions des gouvernements.

« Messieurs, la Providence nous a dicté l'obligation de connaître la terre et d'en faire la conquête. Cet ordre suprême est un des devoirs impérieux prescrits à notre intelligence et à notre activité. La géographie, cette

CONGRÈS GÉOGRAPIÏIQUK DE 1875. 443

ice qui inspire de si beaux dérouements et à laie se sont immolées tant de victimes, est devenue la »sophie de la terre. C'est ainsi que les grands proies qu'elle offre à vos études justifient, commandent e la présence de sérieuses et puissantes éruditions )e pressent dans cette enceinte. C'est ainsi que les ments qui animent ces hommes de science, les aspins qui les rapprochent, établissent entre eux un eau lien de paix et de confraternité ; il n'y a pas de ière pour eux. Nous plantons le drapeau lumineux

science, et, sous sa protection, ceux qu'éloignaient tëfiances ou des rivalités seront alliés demain, unis % communauté du travail et l'émulation du succès. Notre œuvre s'élève, en effet, au-dessus des ambi-

qui se heurtent et qu'elle dédaigne. Elle est placée ehors des opinions qui se combattent, car elle n'apîent à aucune ; elle défie enfin les fragiles édifices de litique. Mais elle sait faire la part des sentiments reux et vrais que les hommes de cœur et d*intellie portent en eux; elle respecte scrupuleusement is les opinions convaincues....

Quelque diverses que puissent être nos ori^nes et :endances, a dit encore l'amiral, nous sommes d'acpour reconnaître à combien de branches des besoins . vie humaine se rattache la géographie, soit dans )maine de la pratique, soit dans le domaine de la îe.

Elle n'est féconde que quand elle est un instrument réduction. La science abstraite ne su£6t pas, en

à l'activité humaine. Le grand mobile des peuples ses, dans leurs entreprises, consiste surtout dans imulation de leurs richesses, accumulation qui ne se produire que par l'accroissement de la transaction urs échanges à l'étranger. Cest ainsi que s'est créée,

ces derniers temps, la géographie commerciale et

,4 GENERALITES.

onomique, qui, bien que n'étant encore qu'à ses essais, omet des résultats certainement profitables à la prosirité publique.... »

Nos principaux journaux ont consacré à Texposition 1 compte rendu plus ou moins . développé, plus ou oins compétent. On a remarqué celui de M. Jules Gros Lns VExplorateuTy de M. Dupaigne dans le Monde^ de . Gharolain dans le Journal of^iel; d'autres qui ne )us sont pas tombés sous les yeux mériteraient sans )ute aussi d'être cités. Nous regrettons de ne pouvoir s suivre dans le détail qu'une telle revue comporte ; ce j sont pas quelques pages, c'est un volume entier qu'il faudrait consacrer. La place d'honneur, parmi les ex- )sants étrangers, appartenait incontestablement à la ussie. L'immense empire de l'Europe orientale traille avec une remarquable activité à bien connaître ses istes territoires, utilement secondé par la société de éographie de Saint-Pétersbourg. Les levés récents opés dans l'Asie centrale occupaient une large place, à côté js beaux travaux ethnographiques et topographiques insacrés à la partie européenne de l'Empire ; on a beau- ►up remarqué aussi une grande carte manuscrite de \.sie bien au courant des acquisitions nouvelles de la ience, auxquelles la Russie elle-même prend dans ces ntrées une si grande part. L'Allemagne et l'Autriche, ir leurs publications de géographie savante, leurs nom- •euses cartes scolaires et leurs beaux spécimens topo- -aphiques; la Suisse, par l'admirable carte levée sous direction du général Dufour, carte à la fois si comète pour le détail et si vraie dans son expression pittosque; la Hollande, dont la carte topographique est, elle Lssi, dans un genre tout autre, un chef-d'œuvre d'exéition ; la Suède, dont les cartes géodésiques et chroro- •aphiques ne le cèdent à aucune des plus belles produc-

Page 1