PAYS DU BAS EUPHRATE
hUtiiliM nâ Yofder Helaasieli. Yienna, 1873, in-8, 373 pages. G«rt«kl3fr.
185. H. ScBunuim. Lettres et communications diverses sur ses fouilles en Troade.
186. Carte du Bosphore. Dépôt de la Marine (n* 1846). Corrigée en
187. R<tpQrt> mpecting communication withindia through Turkcy, bj tbe j^u|àirate8 Valley route. Landon, 1873, gr. in-4 avec caries (iwiamehiary Papers).
188. H. BfKTiBm Lettres au Daily Telegraph de Londres sur ses feuilles et ses découvertes dans les ruines des vieilles cités buuiqiMB 4le FAssyrie et de la Babylonie.
S l*** Goerses arohéologiques de M. George Smith dans les pays
de l^uphrate.
Je ne puis que mentionner en passant les remarquables explorations et les nombreuses découvertes d'un assjriolùgde anglais, M. George Smith, à travers les sites véiiérables d'Assour et de la Clialdée. Même après les publications monumentales de Botta, Place, Layard, Fresnel, Oppert, Loftus, et d'autres investigateurs de ces contrées antiques, les découvertes de M. Smith ont frappé vivement l'attention des archéologues. Une narration de la légende babylonienne du Déluge, tracée en caractères ennéiforines sur des tablettes trouvées en Babylonie, a eu Buttolit un grand retentissement. Mais outre que ces investigations ne touchent qu'indirectement au domaine géogràpliique, il convient d'attendre la publication complète des courses archéologiques de M. George Smitli, cpii permettra d'en dégager co que la géographie historiée |)eut revendiquer dans ces découvertes. Remarquons seulement, comme une circonstance curieuse et chez nous sans analogue, que le voyage de M. Smith et ses coûtenses investigations ont été faits aux frais d'un journal de Lôûdrès, lé Daily Télégraphe qui naturellement s'est
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réservé la primeur de leur publication. Voici, du reste, un aperçu de l'itinéraire de M. George Smith tel que luimême Ta tracé dans une de ses lettres.
Je puis vous annoncer que mes recherches en Mésopotamie ont été jusqu'à présent couronnées de succès, et que j'ai obtenu des résultats d'une valeur et d'un intérêt réels. Les lettres dans lesquelles je vous transmettrai plus de détails ne vous parviendront sans doute que tard, à cause de mon éloignement de toute localité jouissant de communications postales. J'ai exploré nombre d'anciens restes et monuments, ainsi que tout le relief extérieur du pays, depuis Koyoundjik, sur le Tigre, jusque plus bas, à Babylone, sur l'Euphfate. Puis, j'ai traversé le district de Hilla et visité Birs Nimroud. J'ai pénétré dans le désert jusqu'à Tell Ibrahim. Pendant ces différentes excursions, et à la suite .de fouilles exécutées plus près, à Mossoul, j'ai trouvé plus de quatre-vingts inscriptions nouvelles.
L'une d'elles provient de Mérodac Baladan, roi de Babylone, fils de Milisu, petit-fils de Kedrigalzu, 1300«ans avant Jésus- Christ. Une autre inscription remarquable est celle du Vulnirari, roi d'Assyrie, laquelle inscription énumère une suite d'expéditions et de victoires sous les règnes d'Assur Abalid, de Belnirari, Sul et Vulnirari. Ce rapport intéressant contient des particularités sur la route au grand temple d'Assur, en 1320 avant Jésus-Christ.
J'ai trouvé également une partie des séries de tablettes en écriture cunéiforme, avec d'anciennes légendes babyloniennes, avec des syllabaires très-utiles, une collection bilingue de proverbes, et quelques tablettes astrologiques et mythologiques. Entre autres découvertes, je mentionnerai encore des annales contemporaines de Sargon, Esar-Haddon, Assur-Banipal (le Sardanapal des Grecs), Nébucadnezar, Nabonid (Nobanahid), Cambyse et Darius.
J'ai découvert en outre plusieurs tablettes écrites, extraordinairement importantes, de la période des Parthes, avec des dates qu'il n'est pas possible de méconnaître, et beaucoup d'autres restes plus ou moins importants, dont vous verrez le détail dans mes lettres.
A Nimroud, j'ai opéré des fouilles pendant dix-sept jours, et mis à découvert le palais nord-ouest d'Esar-Haddon, la