SYRIE
* da 1a chilaedii TaUruSi ainsi que pour len environs d'ÀntiodiA, d'Ahip, d'EsEUE, d'Aïntab et de Killis.
« La carte très-imparfaite de M. Rousseau, ancien con sul de Erance à Alep; celJe que dressa le major Rochefort Scott d'apràs'ses itinéraires et ceux de MM. Robb, Wilbraham otSymonds, du corps royal des ingénieurs britan- Bi4iuas9 une recoanaissance de Souédieh àBiredjik par les officiers de l'expédition du colonel Ghesney; ritinérairc d'Alep à Biredjik par le capitaine Truillier, des ingénieurs géographes français : tels étaient jusqu'à ces dernières années à peu près les seuls documents qu'on possédât sur la Sjrie septentrionale.
a Les récents travaux de TAmirauté anglaise, les itinéraires de mes confrères et les miens, laissent encore entre aux des lacunes considérables.
« Je ne me fais donc aucune illusion sur la perfection de iBon œuvre : mais il m'a semblé qu'eu égard à Tabscncc de tout essai géographique sur Tensemble de la Syrie du N., il y aurait un certain courage à braver la médiocrité pour préparer les voies à ceux qui entreprendront un jour de compléter nos connaissances to])Ographiqnos des parties limitrophes de la Syrie et do l'Asie Min(îur<'.
«Les montagnes des Ansariés, désignées dans l'antiquité sous le nom de Bargylus^ s'étendent du N. au S. sur une longueur de 175 kilomètres, et divisent le bassin de rOronte de celui de la Méditerranée. Leur, extrémité N. est contournée par ce fleuve, qui les sépare ainsi de Téperon du Taurus nommé TAlma-Dagh.
« L'altitude moyenne des points culminants de la chaîne des monts Ansariés varie de 1000 à 1200 mètres. Seul, le 'Djebel-Akrad (le Cassius des anciens), présente un cône isole s'élevant à une hauteur de 1767 mètres.
a Vers TE., ces montagnes offrent l'aspect d'une crête escarpée, tandis qu'à l'occident elles s'abaissent par une série de gradins. De ce côté, leurs flancs sont sillonnés par
172 ASIE. (n** 189-203.)
de nombreuses vallées; les deux cours d'eau les plus considérables qui en descendent s^appellent Tun et l'autre Naharel-Kebir. Celui que Ton désigne sous le nom de Naharel-Kebir de Latakieb prend sa source au pied de la montagne de Cheïkh-Keuï, non loin d'Antioche, dans uncanton encore inexploré, et vient se jeter dans la mer un peu au sud de Latakieh. L^autre sépare la chaîne des Ansariés du Djebel-Akkar, contre-fort septentrional du Liban, où il prend naissance. Cette rivière s^appelait dans l'antiquité Eleutherus,
« Depuis le Djebel-Akkar jusqu'à Tortose, le littoral est formé par une plaine fertile s'étendant entre les montagnes et Ta mer. »
M. Rey continue cet aperçu de la configuration du pays, puis il énumère, en les appréciant, les matériaux dont il s'est servi pour chaque portion de sa carte. Il termine par un tableau des positions astronomiques, au nombre de 88, sur lesquelles elle s'appuie. Voici quelques points principaux :
LATITUDE. ^SeVIri^.' AUTORITÉS.
Tripoli Zk''2TlO' 33<>28' » Mansell
Rouad 3(t 51 40 33 32 » id.
Tortose 34 53 40 33 33 10 id.
Djebleh 35 21 45 33 36 » id.
Latakieh 35 31 15 33 26 30 id.
Kalaat el-Hosn 34 45 » 33 57 » Vignes
Hpms 34 43 20 34 22 13 id.
Palmyre (au grand temple) 34 32 30 35 54 35 id.
Hamah 35 8 » 34 23 30 id.
Alep 36 11 25 34 45 » Chesney
Voici quelques altitudes :
Kalaat el-Hosn 685°» Rey.
Homs 494 Vignes.
Palmyre 405 id.
Hamah 296 id.
Alep 386 id.
Membedj 447 id.
l'bzploration-fund. 173
Mr «t-Sallni. 293 Rey.
M. Cusiiu 1767 Mansell.
Lae iTAntiocha 40 RochforUScott.
Gbitota d^Antioche 243 Chesney.
Eaphrate à Biredjik 183 id.
Alma*Dag, sommet sud. 1335 Mansell.
— sommet nord 1634 id.
S s. Trifanx da la eommittion anglaise pour rexploration de la Palestine.
Nous avons parlé plus d'une fois déjà, dans les volumes précédents de V Année géographiqve^ des travaux do la CommisBion qui s'est formée en Angleterre pour l'exploration complète de la Palestine ; dans une réunion générale de l'association qui a eu lieu à Londres au mois d(^ join dernier, le major Wilson, du corps royal des ingénieorSy a retracé, dans un discours plein d'intérêt, Thistoriqae de la Commission et de ses travaux. Ce morceau mérite d'être reproduit.
En 1864, quatre ingénieurs, sous la direction de sir Henry James,' furent chargés do lever le plan do Jérusalem. Les plans furent exécutés à la même échelle que ceux de rOrdnance Survey (au 2500*). Le major Wilson releva en outre une ligne de niveaux depuis la Méditerranée jusqu'à la mer Morte, et il détermina la dépression de cette dernière mer au-dessous du niveau de la Médit (.>rrané(^ avec une limite d'erreur qui ne dépassait pas 4 pouces (voir le t. V de Y Année géographique^ p. 165). La dépression fut trouvée de 1292 pieds anglais (393 mètres et une fraction)'.
Déterminée par la réussite do cette opération délicate, une association se constitua, le 22 juin 1865, dans le but d'exécuter une reconnaissance scientificjue du pays tout
1. C'est exactement le chitfre que précisrincnt d;ins 1» iiumik; temps la commission scienlifique organisée pui* le duc de Luyncs détorniinait de son côté pour la dépression, par dos observations tout à fait indépendantes. Voir le volume cité de ï Année géographique ^ p. 177.
174 ASIE. (n»» 189-203.)
entier ; cette association prit le titre de Palestine Eocploration Fund. On résolut d'envoyer une expédition sous les ordres du major Wilson ; elle quitta l'Angleterre au mois de novembre 1865. M. Wilson était accompagné du capitaine Anderson, du corps royal des ingénieurs, et d'un auxiliaire. Les résultats d'un travail de six mois furent des observations de longitude chronométrique et de latitude à quarante-neuf différentes stations ; une ligne d'azimuts de Banias à Jérusalem, qui donna les détermi nations de longitude indépendantes pour les points dont on avait fait usage, et où la position* donnée par Mansell pour le Dôme du Rocher à Jérusalem fut adoptée comme point fixe ; la reconnaissance, à l'échelle d'un pouce par miUe, d'un district s'étendant depuis Banias jusqu'à Hébron, et comprenant tout le rayon du pays ; et enfin quelques fouilles et relevés particuliers.
(( Au retour du major Wilson, le Comité se décida à porter d'abord son attention sur les fouilles dans la ville sainte; en janvier 1867, une expédition y fut envoyée sous la direction du capitaine Warren, du corps royal des ingénieurs. En 1868, des fonds furent réunis pour l'examen de la péninsule du Sinaï, et sir Henri James fut chargé de la direction do ce relevé. Le parti, composé de MM. Wilson et Palmer, capitaines au corps royal des ingénieurs, du Rév. F. W. HoUand, et de cinq sous-officiers , fit voile de Southampton en octobre 1 868 ; ces messieurs furent rejoints en Egypte par M. E. H. Palmer, savant arabisant très-distingué, et par M. Wyatt. naturaliste. Ils furent très activement occupés dans le désert pendant cinq mois, et dans cet intervalle ils déterminèrent quatre-vingt-trois points de longitude par le transport chronométrique, trois par l'obsorvation directe, et deux cent-un points de latitude. La direction du méridien vrai fut déterminée à six stations différentes. Deux relevés spéciaux^ à l'échelle de six pouces par mille, l'un