MER ROUGE
temps; en outre, si le vent souffle fort, c'est du S. S. E. oa du N. N. 0. , et comme il est dans le sens de la longueur de la mer, il n'est pas dangereux. Ajoutons que le ciel est presque toujours serein ; et quoique l'horizon soit très-souvent brumeux, cependant on peut toujours faire des observations astronomiques, soit le jour, soit la nuit, assez facilement.
En somme , les traversées , pour aller dans Tocéan Indien ou pour en revenir, n'offrent pas dans la mer Rouge, même pour les navires à voiles, des dangers tels qu'on ne puisse les éviter avec une surveillance ordinaire. La difficulté principale pour ces bâtiments consiste surtout dans la persistance des vents X. N. 0. et de S. S. E. qui ffoufflent presque constamment dans la grosse mer, et dans les courants qui ne sont pas sans importance pour un navire qui louvoie. Il en résulte qu'il est assez rare de faire une travei'sée rapide.
Il n'en est pas de même pour les bâtiments à vapeur qui ont à traverser la mer Rouge. Ceux-ci trouvent dans le milieu de cette mer un canal sain et navigable. Il est vrai que les vents forts et violents qui y soufflent habituellement peuvent les retarder , mais avec une bonne machine et un approvisionnement de charbon suffisant pour ne pas manquer de vapeur, ils peuvent faire leur traversée sans difficulté.
Les différences des saisons de Tannée sont peu importantes pour eux, comme aussi les variations climatérigues.
En résumé, les ports pour les grands navires, comme aussi pour la navigation et le commerce, sont très-rares. Outre Suez, on trouve sur la cote d'Arabie les ports et la rade de Tour, el Wish, Yambo, Djeddah, Hodeïda, Lohcïa et Moka, et sur la côte d'Afrique, Massâona, Souakln et Cosseïr.
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