‹ L'Année géographique (volume 5)Chapitre 81 sur 425 · OROGRAPHIE D? BRÉSIL · texte numérisé non relu

OROGRAPHIE D? BRÉSIL

]iirtie moyenne, près du bord oriental , inclinant, mais seulement dans sa partie S. d'abord, vers le centre du continent ou vers TO., pour se relever ensuite en s'approcbant de la Bolivie et des Andes. En même temps, dans le sens des latitudes, il incline vers le N. dans sa partie septentrionale, vers le S. dans sa partie australe. La carte où j'ai marqué la charpente orographique de cette région du Brésil, montre parfaitement, par la distribution de ses eaux, ces diverses inclinaisons. Ainsi, au S., rindinaison vers le centre du continent est des plus remarquables et se fait voir dans les provinces de San Panlo et de Minas-Geraes, d'une façon très-notable par les eaux de Parana, qui, en s'unissant plus tard au Paraguay, constituent la Plata. On voit dans la Tiété, le Rio Grande, le Paranahyba, qui no reçoit, au contraire, sur aa m^ droite que des rivières de peu d'importance ; puis ce dernier coule vers le S. pour se diriger vers le bassin de la Plata. Au contraire, sur la côte sud du Brésil, aucone rivière importante ne coule à TE. ; et le bord du plateau, élevé, dans la province de San Paulo, d'environ mille mètres au-dessus du niveau de la mer, se présente presque au rivage. Vu de l'Océan, il offre l'aspect d'une majestueuse ligne de montagnes, à laquelle on a donné le nom de Serra do Mar^ ou Cordillère de la mer, Bion quB l'on conserve ce nom à une véritable chaîne de montagnes qui continue d'accompagner le rivage en partant de San Paulo pour se diriger vers Rio de Janeiro, et qui dévie de la direction de la côte, le bord du grand plateau continental, à partir de cette déviation, n'est plus formé par cette seconde partie de la Serra do Mar, mais par une autre ligne désignée sous le nom de Sey^va do Mantiqueira. Aussi voyons-nous, entre la deuxième partie do lia Serra do Mar et la Serra do Mantiqueira, une hauh^ vallée descendre progressivement vers TE., et, par s«'s eaux réunies, former la Paranahyba dn S., la promièn»

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rivière, qui, née à la base, ou pour mieux dire sur le versant oriental du grand plateau du continent, va se jeter directement à TOcéan.

« Dans la partie orientale du N., le bord du grand plateau continental ne se trouve plus à la côte ; il s'en écarte mAme considérablement, laissant entre lui et TOcéan IcR bassins du San Frçincisco, du Paraguassu, du Jequitinhoha-, du rio Doce et de diverses autres rivières plus secondaires. Toute la région comprise entre son bord et la mer forme une série de terrasses successives. Les bords de ces diverses terrasses se montrent tantôt fortement abruptes, d'autres fois en pentes plus régularisées, mais généralement assez fortes, et cette circonstance donne lieu à des rapides pour toute» les rivières que je viens d'indiquer, et même à des chutes considérables pour quelques-unes, d'entre elles. Parmi ces chutes, la plus remarquable de toutes est celle de San Francisco, appelée chute de Paulo Affonso. Si nous examinons le point où cette chute se fait, nous noterons que c'est précisément au bord de la terrasse inférieure comprise entre la côte et la Serra do Barborema^ continuation du bord du plateau continental. Cette première terrasse vient elle-même se terminer sur la nve droite de la Parahyba du N. : c'est cotte même terrasse, dont le bord porte au S. le nom de Serra dos Aymorès, qui donne lieu aux chutes du Paraguassu et du Jequitinhoha, et aux rapides du rio Doce connues sons le nom d'Escadinhas (les petits escaliers). Au-dessus de cette terrasse s'en présente une seconde, dont le bord n'est autre que la prolongation de la Serra do Frio, formant les Serras da CAapada, deDiamantina, de Bahia et du Tombador. L'ensemble du bord de cette seconde terrasse forme la limite orientale du grand bassin du San Francisco, et elle s'incline vers le N. pour descendre sur la première. De même son bord, constitué au S. ^ar de véritables chaînes de montagnes de

roches métamorphiques à couches fortomont redressées, la Serra do Prio, s'abaisse progressivem<'nt poiii' ne constitaer, plus au N., qu'un bord do plaîoau, oUVanl vers l'E- Taspect de vraies montagnes, et présentant un terrain plat faiblement incliné du côté 0. A partir de sa jonction avec le Rio das Velhas, tout lo temps que le San BVancisco court parallèlement au bord d(» cette terrasse, son cours est libre, entièrement dégagé, et il descend doucement sur une pente insensil)le ; mais à ])aitir de la villa de Boa Vista et un peu au-dessous, où il dévie brusquement pour se diriger à TE. S. E. vers T Océan, sa pente devient plus raide, et il forme j)lnsieurs rapides occasionnés par sa descente sur la terrasse inférieure. Cette» descente, toutefois, se fait progressivement et sans déterminer de chutes.

« En réalité, donc, le haut du bassin du San Francisco constitue à lui seul, à partir do TOcéan, la troisième terruse comprise entre la côte et le bord du plateau continental, bord qui est formé, jusqu'aux environs de Barbacena, par la partie occidentale de la série de chaînes désignées sous le nom de ^arra da Montinnicra. De là ce bord dévie au N., sous le nom de Alto das Taïpas, et rejoint la série de chaînes appelées dans le pays Serra dos Vertentes et Sorva dd Canaslra^ puis il se continue ensuite jusqu'à la rencontre des monts Pyrénées de Goyaz, et se prolonge par les Ghapadaos de Santa Maria jusqu'aux Serras dos dous Imaus, de la Tabalinga et de Borborema, pour se terminer enfin dans la direction du cap Saint^Boch.

« Dans la partie N., le grand plateau central n'incline pas, à partir de son bord, vers le centre du continent comme dans la partie S. Sa pente générale est dirigée vers le N., et toutes les rivières coulent dans cette direction. Les plus orientales, comme le Bio.Taguaribc et la Parnîilivl)a. s(î rendent (lin-clemeiit à rOi'éaii :

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le Tocantins, situé plus à TO., rejoint les bouches de l'Amazone, et plus à l'O. encore nous trouvons les gigantesques affluents de TAmazone lui-même comme le Xingu, le Tapajoz, le rio Madeira, lesquels descendent aussi vers le N. pour mêler leurs eaux à celles de ce grand fleuve. »

RÉPUBUQUE ARGENTINE

347. C. Beck-Bernard. Die Argentinische Republik. Bem, 1873 in-8, 202 pages, 3 cartes (Hûber).

348. D. G. DE LA FuENTE. Primer Censo de la repubiica Argentina, verificado en los dias 15, 16 y 17 de setiembre de 1869. Buenos Aires j 1872, in-folio, 800 pages.

Les Mittheilungen de Petermann consacreront un n« des Brgmn^ zungihefie (le n* XXXV) à résumer les résultats de ce premier recensement régulier de la république Argentine.

349. R> Crawford. The surveys for the proposed railway across the Andes, from Buenos Ayres to Chili, by the Planchon Pass.

Mémoire lu dans la séance du 9 décembre 1872 de la Société de Géographie de Londres. — Voir l'analyse ci- dessous.

3âO. Carte du Rio de la Plata, revue en 1873. Dépôt de la Marine (n- 1959).

351. E. Mouchez. Carte du fleuve Paraguay, depuis son embouchure jusqu'à PAsuncion; levée d*après la route du Bisson en mars 1858. Paris, Dépôt de la Marine, 2 feuilles gr. aigle.

La présentation de la carie du capitaine Mouchez à l'Académie des sciences était accompagnée de la lettre suivante :

■ Je viens de dresser cette carte à Taide des documents et des observations recueillis pendant mes trois voyages à TAssomption dans les années 1858 et 1860. Elle n'a pas été publiée plus t6t, parce que le président de la République du Paraguay» se fondant sur ce que ce levé avait été fait sans son autorisation, me demanda de ne pas publier un document qui, en cas de guerre avec une nation étrangère, pouvait être nuisible pour son pays. Cette guerre a eu lieu ; le président du Paraguay y a perdu la vie ; le pays est aujourd'hui ouvert ù la navigation étrangère : la publication de cette carte "H'a donc plus aucun inconvénient. Elle est la réduction au tiers de la carte originale.

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