LA RÉUNION
trte-pnivre depuis longues années, s^était rempli, grâce ;i PfttehHiBfflnnnt de nou?elles taxes. De la sorte, le Trésor public qui, en 1849, n*a?ait disposé que de 1922817 francs, se vit mlCie en 1860 de 4962000 francs, somme qui, deux ans plus tard, devait aller jusqu^à 7685000 francs.
Ces faits accréditèrent une grande illusion : on crut, au sein de Fadministration supérieure comme chez les planteurs euxmiiiietf, que les plus beaux jours de la prospérité coloniale èliieiit reTenus. Mais, en 1863, de part et d'autre, on cojumença d^entrevoir la vérité, et, deux ans plus tard, le voile, pour employer le mot d*un des organes de la presse de Tilo, le vofle était déchiré tout entier. Chacun put alors reconnaître que le défirichement et le dégazonnement des pentes avaient permis aiyz eaux pluviales d'entratner à la mer la plus grande partie de la terre arable, et que la culture de la canne, perpétnée pendant plus de deux siècles sans restitution, avait rendu le soi impropre à la continuation de cette culture, à moins de racoarir à remploi d'engrais coûteux. L'expérience avait déiBontré que même avec un travail médiocrement rétribué, les produite agricoles ne pouvaient suffire à payer Tintérôt trop élevé du capital.
L'auteur expose ici les moyens par lesquels les colons de la Réunion ont essayé, depuis dix ans, de conju- Tét une situation qui s'est aggravée d'année en année ; et il ajoute :
Deux projets particuliers ont en ce moment le privilège de solliciter toute l'attention des habitants de l'île : la création d'an véritable port de commerce, qui serait relié par une voie ferrée & Sûnt-Pierre, en passant par le chef-lieu administratif de Ui colonie, et le projet d'un câble sous-marin destiné à la relier directement à l'Europe et à la France. Jadis, la Réunion n*avait que deux rades où les longs courriers jetaient l'ancre, Saint-Paul et Saint-Denis; depuis, la commune de Saint- Pierre a Cait des efforts gigantesques pour créer un port sur son littoral. Mais la nature ne les secondait pas, et tout ce (ju'on a pu Caire sur ce point a été d'ouvrir un refuge aux caboteurs, grands. ou petits. Si le projet dû à M. Pallu de la Barrière, e^est-à-dire le creusement de la Pointe-aux-(lalets, se réalisi^^ la Réunion se trouvera enfin dotée d'un port où tous les navires pourront aborder, décliarper et rerhnrjror. Oiiaiil an
278 AFRIQUE- (n« 327-338.)
cAble sous-marin, voici où semblent en être les choses. L'Angleterre est déjà en communication par ce moyen avec toutes les colonies les plus lointaines, telles que TAuslralie et la Nouvelle-Zélande.... Mais il y a une lacune dans le système, et c'est elle qu'il s'agit de combler en reliant Maurice et les Seychellcs, avec le Gap, Natal et Aden. Cette jonction n'est plus qu'une affaire de temps. Or, il n'est pas besoin de grandes explications pour faire comprendre combien d'avantages l'île de la Réunion, que trente lieues seulement séparent de Maurice, trouverait dans cette combinaison. Pour né parler que du commerce maritime, ces avantages seraient incalculables. Car, dans la marche réguhère qu'ils suivent, les cyclones visitent toujours Maurice dix-huit ou vingt-quatre heures avant la Réunion. Que de sinistres parmi lesquels les plus célèbres sont restés ceux de 1829 et de 1860, dont l'un causa la perte de dix-neuf navires et de deux cent cinquante hommes, et dont l'autre a coûté la vie à cinquante-cinq hommes, en faisant subir aux assureurs la perte de 3 368 882 francs; que de sinistres épargnés si un avis venu à temps de Maurice avait averti les navires mouillés à Bourbon!
BRËSn.
339. Emm. Liais, Directeur de TObservatoire impérial de Rio de Janeiro. Climat, géologie, faunn, et géographie botanique du Brésil. Paris, 1872, in-8. Carte.
— Compte rendu, par M. l'abbé Durand. Bulletin de la Soc, de Géoffraphie, oct. 1873, p. 4*29-435.
— Carte physique du Brésil oriental. (Notice analytique sur la carte originale qui accompagne l'ouvrage ci-dessus, communiquée à la Société de Gé(;grapliie par M. Mais. [Bullftin delà Société, déc. 1872, p. 501-570.
Voir ci-dessous rapen;ii (iikî nous dctachon.s Un cp morceau sur la configuration orographi([ue du Brésil.
340. Joaq. Man. I)K Macedo. Notions sur la chorograpliici du Brésil. Leipzig, 1873, in-8.
Il 8*est fait simultaaémcnt à Leipzig quatre édilious, en portugais, en frangais, en allemand et en anglais.
.341. L'abbé Durand. Le rif) Nogro du Nord et son b.issin. Bulletin de la Soc. de Gényr., janv. et févr. 1872, p. lG-33, 174-193.
— L'Amazono brésilien; ibid., nov., p. /i79-509.
— Le Solimoes ou haut Amazone brésilien; ibid., mars 1873, p. 225-245.
La première partie de cette notice «laborco d(^ M. l'abbé Durand sur le grand fleuve du Brésil, notice qui a le double mérite d'un travail d'érudition et des souvenirs d'observation pursonoelle, a été mentionnée dans notre précéJpnt volume de VAvnée yéographiguej p. 219, n» 270.
S42, Franz Kkllkr's AuTnalimen in Sùd-Amorika, und die Eisenbahn
280 AMÉRIQUE DU SUD. {n~ 339-346.)
ISngs des Madeira-Stromes. Mittheilungen de Petermann, 1873^ n" 11, p. 410-418, avec carte.
Étude préliminaire d'un chemin de fer dont le tracé suit la rive droite du rio Madeira, grand affluent sud de l'Amazone, sur une longueur de 250 kilomètres environ, dans le but d'éviter la partie du cours de la rivière que des rapides rendent impropre à la navigation. — Sur cette navigation importante dont le privilège a été concédé par le gouvernement à une compagnie anglaise, on peut voir aussi le journal de la Société de Géographie de Londres, vol. XLIl, Addresi annuelle du président, p. ccxv.
343. Papers and documents relating to the bolivian navigation and tl^e Madeira and Mamoré Railway Company, including varions engineering reports. Lond. 1873.
Dans un article intéressant et plein de faits inséré aux Hightoays de Londres, août 1873, p. 213, M. James Orton développe le plan d'un nouveau voyage scientifique en descendant la vallée de l'Amazone. M. Orton y a déjà fait en 1867 un premier voyage dont VAnrnés géographique a rendu compte, t. IX, p. 177.
344. Alex. Rattray. A Visit to Fernando Noronha. Journal of the Roy, Gêogr. Soc, vol. XVII, p. 431-438.
345*** Le Brésil et les républiques de la Plata depuis la guerre du Paraguay. Revue de» Deux Mondes, 15 janv. 1873, p. 359-377.
346. Carte particulière de la côte du Brésil, entre Pemambuco et Maceio. Dépôt de la Marine ; carte revue en 1873 (n* 2748).
— Entre Maceio et le rioTariri. [bid, (n" 2749)*
M. Emm. Liais sur l'orographie brésilienne.
L'extrait suivant * d'une communication de M. Liais à notre Société de géographie, résume les vues du savant astronome-ingénieur sur la configuration orographique du Brésil oriental.
a Au point de vue orographique, c'est sur le côté oriental du Brésil que repose tout l'intérêt. Le côté occidental est uniquement la continuation du grand plateau dont la côte orientale représente le bord, et qui va se rattacher au plateau dé la Bolivie, et, par conséquent, à la base des Andes. Le Brésil, en effet, constitue un immense plateau creusé par des vallées de dénudation et fortement élevé au-dessus du niveau de la mer dans sa