‹ L'Année géographiqueChapitre 101 sur 236 · Au n* 9 des MUtheilungm · texte numérisé non relu

Au n* 9 des MUtheilungm

60 ejemplaresy publicada segun el mapuscrito original por J. Garcia Icazbalceta. » Mexico» 1855, in-8, 14 feuillets. Cette lettre, jusqu*à présent inédite, est de la même date que la quatrième lettre imprimée du grand conquistador à l'empereur Charles-Quint, 15 octobre 1524.

Colecdon de documentos para la historia de Mexico, « publicada por J. Garcia Icazbalceta. » Mexico, 1858, grand in-4, CLm-544 pages* (tomo primero). La plus grande partie de ce premier volume est occupée par THistoria de los Indios de la Nuev^ Espana du moine Torribio de Bene- Tento, plus connu sous le nom de Motolinia. Un assez grand nombre d'opuscules remplissent le surplus du volume, parmi lesquels nous remarquons l'itinéraire de Grijalva (traduit en français par M. Ternaux Compans dans sa Collection de mémoires et de voyages en 20 volumes), et une reproduction de la lettre de Cortez indiquée ci-dessus. On annonce que le second volume est sous presse.

Francisco Xavier Clavigero, Historia de la antigua é baja Califomia, traducida por D. Nie. Garcia de S. Vicente. Mexico, 1856, un vol. in-4, 252 pages.

Du même Clavigero, Historia antigiui de Mexico^ trad. del italiano. Mexico, 1853, un vol. in-4.

Au total, l'ensemble des publications de ces douze années, annonce encore une certaine vitalité littéraire qu'on aurait à peine osé attendre du Mexique, dans les circonstances qu'il a traversées.

l'abiébique centrale.

265. Popol Vuh. Le livre sacré et les mythes de l'antiquité américaine, avec les livres héroïques et historiques des Quiches. Ou-

AMÉRIQUE CBNTRALE. 373

vrage original des indigènes de Guatemala, texte quiehé et traduction française en regard, aocompagné de notes phiblogiques et d'un commentaire sur la mythologie et les migrations des peuples anciens de rAmérique, etc. , composé sur des documents originaux et inédits, par l'abbé Brassbur ve Bourbourg. Paris, 1861, gr. in-g, cclxxix-368 pages, avec deux cartes et une planche (Arthus Bertrand).

266. Grammatica de la lengua Quiche. Grammaire de la langue quiohée, espagnole-firançaise , mise en parallèle avec ses deux dialectes , cakchiquel et tzutuhil , tirée des manuscrits des meilleurs auteurs guatémaliens. Ouvrage accompagné de notes philologiques, avec un vocabulaire comprenant les sources principales du quiehé comparées aux langues germaniques, et suivi

.d'un essai sur la poésie, la musique, la danse et l'art dramatique chez les Mexicains et les Guatémaltèques avant la conquête; servant d'introduction au Bahinàl'Aehif drame indigène avec sa musique originale, texte quiehé et traduction firançaise en regard. Recueilli par l'abbé Brasseur de Bourbouro. Paris, 1862, gr. in-8, xvu-246-122 pages, et 6 planches de musique indigène (A. Durand).

Ces deux publications portent en premier titre celte inscripiion : « Collection de documents dans les langues indigènes, pour servir i l'étude de riiistoire et de It philologie de TAmérique ancienne.»

267. L'abbé Brasseur de Boorbourg. Voyage sur l'isthme de Tehuantepec, dans TËtat de Chiapas et la république de Guatemala, dans les années 1859et 1860. Paris, 1862, in-8, ITOpages. (Arthus-Bertrand .)

Extrait des iVottff//^f Annales des voyages, novembre et décembre

Antérieurement (avril 4 860, p. 5 à 43) les Nouvelles 'Anmtles avaient donné un premier aperçu du voyage de M. l'abbé Brasseur, dans une lettre écrite du Guatemala par ce voyageur. Ce qui nous fait indiquer ce premier document, c'est qu'on y trouye jointe, transmise par M. Brasseur {IbiJ., p. 43 à 24), une lettre accompagnée d'une carte d'un ingénieur belge employé aux études d'un des chemins de fer projetés à travers l'isthme, M. Auguste VAifoiGKHucHTE, lettre qui contient des données astronomiques très -précieuses pour la géographie de l'isthme, ainsi que d'excellentes indications orographiques et hypsométriques.

11. l'abbé Brasseur avait déjà fait, de 4854 i 4855, un premier voyage au Guatemala, dont il n'a pas publié de relation particulière, mais dont il a donné une idée générale dans un morceau imprimé au Bulletin de la Société de géographie, avril-mai 4857, p. S7S-293, et dont on peut lire un fragment {de Guatemala a Rabinal) imprimé an tome I de la Revue européenne ^ 4 859, p. 46-74, S76-304 .

268. D. Charivat. Aperçu des antiquités de rAmériquo centrale.

374 AMÉRIQCT.

Butteiin dB la Société de géofirapkie\ décembre 1861, p. 364-

^ Du même. Un voyage auTucatan, 1860. Dans le Tour du Monde, t III, 1862, p. 337-352.

269. Moritz Waoner. Beitrige za einer phyzisch-geographischen Skizze des Isthmus von Panama. (Ifatériaux pour unt aequisse physique et géographique de 1* isthme de Panama.) — Fonna le cinquième numéro des cahiers complémentaires. (Ergânxungehefte) des MiUheilungen de Petermann. 1861 , 25 pages de texte et une carte de l'isthme.

270. Du même. ESne Reiie indas Innere der Landenge Ton SanBlas und der Cordillère Ton Chepo, in der Proyinz Panama (febr. 1858); mit besondere BerQcksichtigung der hypsometrischen Verb&itnisse und derKanalfirage. (Voyage dans rintérieurderisthme de San Blas et de la Cordillère de Chepo, prorince de Panama, particulièrement au point de vue des rapports hypsométriques et de la question du canal). Mittheilungen de Petennann, 1862, n*4, p. 128-141. Avec une carte.

271. Du même. Uebereinige wenig bekannte Vulkane im tropischen Âmerika. (Sur quelques volcans peu connus de l'Amérique tropicale.) Ibid.j nMl, p. 408-420.

272. Du même : Die westlichen Gebirgssysteme Amerika's, eine physisch-geographische Skizze. {Zeitschrift der Àllgemeine Erdkundej n* 96, 1861 , p. 409-429.

Cette exploration, à la Tois hydrographique et topographiqne, a eu lieu de décembre 4 857 à mars 4 858.

273. Du même: Der Staat Panama und seine Bevoelkerung. (l'Ëtatde Panama et sa population.) Dans VÂusland, 1862, n** 37 et 38,

274. Docteur A. Von Frantzius. Beitraege zur Kenntniss der Vulkane Gostarica's. (Matériaux pour la connaissance des volcans de CostancK.) Mittheilungende Petermann, 1861 jU" 9, p. 329-338, avec une carte; n* 10, p. 381-385.

275. Du même : Das rechte Ufer des San Juan-Flusses, ein bisher fast gaenzlich unbekanntes Theil von Costarica. ^La rive droite de la rivière San Juan , partie jusqu'à présent presque inconnue de Costarica.) /btd., n" 3, p. 83-95; n» 6, p. 205-212.

276. Bedford Pim. Commander R. N. Proposed transit-route across Central America , from a new harbour in Nicaragua. Proeeedings ofGeogr, Soc. of London^ vol. VI, 1862, p. 75-79.

Nous enregistrons ici cette note, qui n'est qu'un extrait, à cause de la discussion dont elle a été l'occasion au sein de la Société, et qui est Ici rapportée. Le nouveau port que le commander Pim pre-

AUrilUQin ORTRALK. W

fAM MmnMpalBI de départ d'iiDcuiil qnllnU diaiitli u laa lOa^

Titu, i Sut-Hlgnellio , eii ilint Unmédltteiaeiil ui nd du C. Moalmj.

IL Flm, qtrl CD ■ 1b premier Ul nneuplonlloa pertieoIltM, loi

dooM le nos de GorBon Bej.

m. LiNWatatN. HicauB, U. S. Rspori oT * Sarre; for tn tntef-

OcmdIc Ship-Caoal near tha iatbmni of Dirien. Amencan P4f-

lemenlâfy Documents. Wasbington, 1S6I, in-8, 467 ptgw

kTsc 17 cartes ou proflls.

37S. A. S. Oeubtbdt. Voyage dan* l'Amériqua centrale, exécuté

pondant les années 1B46 i IS48- Pobiié sous les ausplees de

l'Académie des sciences. Copenhague, U62, in-4 et Atlas

in-f (l** et î* livraisons).

«9. legor Von Siïebs. Uebar Madeira und Jio Aniillen nach Mittel-

America. Rcisedenkwardigkeilen nnd Forschungen. (Voyage à

l'Amérique centrale par MaQâre et les Antilles. Souvenirs et Rb-

dwrchfti.) Leipzig;, 1861, in-S, ni-lSS pages. (Paris, Herold.) 3S0. Alfred Di Valois. Mexique, HaTans ^t r.uuiemala. Noies de

voyage. Paris (1862) in-II, 446 pages. (Denlu.) 381. Hippolyte Vatteh*[ie. L'Amérique centrale, son éiat actuel,

son avenir. Revut ConUmporaine, dée. USl, p. 674-106} juin 186Î. p. 7Î6-761.

Étode géographique, économlqdB el hfsloriqne, iianiculiérement

CMiseerée à l'Ëlal do Hinragoi, auqosl l'auleur promsl un grand

L'isthme inégal et sinueux qui sert de trait d'union entre les deux continents américains, et que l'on désigne maintenant, dans la géographie politique, sous le nom " consacré d'Amérique Centrale (Central America), n'a guère moins de six cents lieues de longueur depuis la frontière sad de la province de Vera Cruz où il commence réellement, jusqu'au golfe de Darien à l'entrée do l'Amérique du Sud. Indépendamment des provinces ou Ëtats de Chiapas et de Yucatan qui appartiennent au Mexique , et à l'autre extrémité de l'isthme, des provinces de Veragu&s, de Panams et de Darien qui appartiennent à la Nouvelle-Grenade, cette étroite et longue ossature où court une chaîne primitive hérissée de pics volcaniques, se partage, en partant du Nord, entre les Ëtats Confédérée de Gaateme\a, &e %«.ii

376 AMÉRIQUl.

Salvator, de Honduras, de Nicaragua et de Costarica. U est inutile de rapporter les nombreuses explorations archéologiques dont une partie notable de ces territoires (le Yucatan et le Guatemala} ont été l'objet, et quels résottats importants pour les antiquités américaines sont sortis 4e ces investigations. Un de nos compatriotes, M. Chamay, qui a parcouru, il y a deux ans, le plateau mexicain et le Tucatan, en a rapporté une admirable suite de grandes photographies^ qui donnent une idée aussi vraie, aussi frappante, des restes de Tarchitecture aborigène, que si Ton avait sous les yeux les monuments mêmes; la note que le voyageur a lue dans une séance publique de la Société de géographie (n"" 268), donne seulement une idée trèssommaire de ses recherches et de ses travaux, qu'une publication complète fera bientôt mieux connaître.

Ce n'est pas à l'archéologie architecturale que se sont appliqués ceux de M. l'abbé Brasseur de Bourbourg, mais à l'étude des populations natives, à la recherche de leurs traditions , à la connaissance de leurs idiomes. M. l'abbé Brasseur a vécu plusieurs années au Mexique, où il y a recueilli les éléments de son Histoire des nations civilisées du Mexique et de V Amérique Centrale durant les siècles antérieurs à Christophe Colomb *, travail extrêmement méritoire par la conscience des recherches et la réunion d'un riche ensemble de matériaux ; il a aussi fait deux voyages successifs au Guatemala et dans l'Etat de San Salvador, et il en a rapporté, outre d'intéressants souvenirs et des observations instructives (n» 267), un curieux spécimen de la littérature historique et religieuse des aborigènes (n*" 265), en même temps qu'une Grammaire de la langue quiche, qui est l'idiome principal de cette partie de l'isthme (n" 266). La critique peut avoir de grandes réserves à faire sur certaines vues historiques, sur certaines in-

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