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SPEKE ET LES SODRCES DD MIL

qni se mostn sur leur personns et dans leurs demeores, aasû bien que dans leur condoite vis-à-vis des étrangers. Leur roi H^ia est un < aimable jeune homme, > que son nombreux sérail, — luxe des chefs africains comme dw princes asiatiques — n'emptebe pas d'être passionné pottf la chasse. Qu'on ne se h&te pas trop, cependant, de fairs de ce pftjs de l'équateur une Arcadie africaine ; car toutes ces qualités sympathiques attribuées au jeune roi Htéxa □'empêchent pas qu'une loi de l'Etat ne prescrive le sacrifice journalier d'une victime humaine. Htéza n'ignorait pas U présence des hommes blancs sur le haut Nil et leurs navigations jusqu'à Gondokoro ; plus d'une fois mime dei marchaDdîses européennes étaient arrivées jusqu'à Itii^ Il atirait bien désiré lier de ce cftté un commerce régulier d'échanges ; mais les tribus féroces qni occupent en partie le pays intermédiaire rendaient, dùait-il, ces rappOKs difficiles, n ne faut pas oublier qu'entre son pays et Gondokoro il y a encore un intervalle de près de cent cinquante lieues.

Le chef d'Ouganda s'était pris d'amitié pour nos dev* Tt^ageurs ; il leur fournit toutes les facilités en son ponvoir pour la suite de leur marche. Speke et son compagnon étaient bien décidés à suivre sans interruption le courant par lequel les eaux du Nyaoza s'écOulent vers le Nord; lei circonstances ont été plus fortes que leur volonté. La disposition des canaux naturels qui servent d'exutoirés au lac est assez particulière; ce n'est pas une, mais plusieurs rivières, qui en forment le déversoir, et parmi ces canaux d'écoulement, le plus considérable peut bien avoir cent cinquante mètres de large (160 yards), deux fois la largeur de la Seine. Le Capitaine Spske, par une courtoisie qui

l'honore, a donné i cette branche principale le nom de riviâre Napoléon. Les branches collatérales sont nombrauses et rejoignent successivement le corps principal, formant ainsi un vaste delta dont la tête, c'est-à-dire le dernier conflueDt, est à uns très-grande distance du lac. Une partie considérable de ce delta est occupée par les Ounyoro, dernier peuple qui par sa langue se rattache, comme nous l'avons dii, à la famille Australe. Les Ounyoro sont de mœurs infinimeut plus grossières que les Ouganda et Us Karagoué; c'est le premier peuple que depuis leur départ de la c6te les voyageurs rencontrèrent dans un étal de nudité absolue.

Après les Ounyoro, l'expédition se trouva sur des territoires gallas. Ce ne fut pas sans quelque surprise que nos voyageurs rencontrèrent ici ce peuple qui a Joué, depuis le quinzième siècle, un si grand râle dans l'histoire de l'Abyssioie, et auquel les récits quelque peu exagérés des anciens voyageurs portugais ont fait une réputation de férocité qui pèse encore sur nos souvenirs. La vérité est que dans leurs habitudes de guerre, les Gallas ne montrent ni plus ni moins de barbarie que les autres peuples africains du Sud , ni plus ni moins que les Abyssins eux-mêmes. C'est une race prodigieusement ramifiée. Des confias méridionaux de l'Abyssinie, qui sont leur terre natale, ils ont rayonné au loin vers le sud et surtout vers l'ouest et le nord-ouest; non-seulement ils possèdent en partie le bassin du fleuve Bleu et du haut fleuve Blanc ; mais il y a de grandes raisons de croire qu'ils se sont avancés dans la zone équatoriale jusqu'aux approches du golfe de Bénin. Au Nord-Ouest, les études linguistiques du D' Barth, sur lesquelles nous aurons à revenir, nous font suivre leurs dernières ramifications jusqu'au pourtour méridional du lac Tchad et au Ouadây. On sait que par leurs traits physiques et leur conformation ils n'ont rien de commun avec les nègres, bien que sur tout le pourtour de leurs

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