‹ L'Année géographiqueChapitre 128 sur 236 · J. Umi ii.u,, ., P"™K · texte numérisé non relu

J. Umi ii.u,, ., P"™K

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J I. Un lonriita. M. cunmu.

Nous ne pouvons quitter le bassin du Nil sans dire quelques mots de l'Egypte. H. Csmmas nous en fera les premiers honneurs.

Un artiste spirituel, plus amoureux du soleil que d'uQ travail acbamé, labor vnprobus, se demande ua jour vers qael point de l'horizon il pourrait porter ses pénates pour échapper à la tristesse maussads d'un hiver de Paris. Eo Italie? c'est bien près, et tout le monde y va; en Chinet c'est bien loin; en Grèce? il y a les Grecs; à Constanti- Qopleî il y a les chiens errants. Hais entre l'Italie et la Chine , nous avons l'Egypte , un ciel pur, un beau climat malgré le khamsin, jamais de pluie ni de brouili.i-'d, une civilisation curieuse à étudier sous son enveloppe européenne, un peuple vieux comme le monde qui secoue sa décrépitude pour renaître à notre image. Et puis uo fleuve vraiment grandiose entre ses rives monumentales i Décidément, nous irons en Egypte. Son choix fait et son parti pris, M. Cammas monte en wagon, n'emportant presque pour tout bagage qu'un Guide et un appareil photographique, sûr, avec cela, de tout voir, et, s'il le voulait, de tout reproduire. Il a vu, en effet, tout ce que la vallée du Nil offre de curieux au touriste et à l'antiquaire, depuis Alexandrie jusqu'au delà des premières cataractes; et il en a rapporté, avec une belle suite de vues, de costumes et de types dont les lecteurs du Tour du Monde ont eu la primeur, un livre instructif pour le grand nombre et agréable pour tous (ci-dessus, n° 13 de la bibliographie), un livre où l'anecdote, les tableaux et les impressions se mêlent à des aperçus d'une portée p\us sérieuse, livre d'une érudition facile, de nature à plaire aux gens du monde sans heurter les dispositions plus difficiles des gens d'étude, et où des épilogueurs de profession ^Q>i'nû.«CL\

économiques qui y prennent aujour n'est plus dans ces promenades raf courant les ruines et les souvenirs gation approfondie du sol et des m études de cinq ou six hommes qui so depuis Ch&mpollion, les maîtres d tienne, de Rougé et Chabas en Fnui même, -epsius et Brugsch à Berlin On sait quelle position honorable M.

Ëgjrpte. Sous l'inspiration de notre triote.ledernier vice-roi, Mohammed!

Musée d'antiquités nationales serait < temps que des fouilles et des déblay organisés sous la direction de M. Ma géraient les restes encore existants d> décombres qui les déshonorent et 1 L'urgence des mesures cooservatric hammed Saïd était grande ; car bien tion menaçaient, depuis cinquante an des monuments que le temps a res que vient de publier un des vétérans tiennes. M. Hoskins ^n° 14). confin

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sièoles est maintenant, en bien des endroits, à peine distinot. Il n'est pas douteux que Tusage où sont les voyageurs de prendre des impressions au moyen d^un papier humide n'ait été la cause qui a détruit les peintures les plus intéressantes de la Yallée du Nil. Ce que les Turcs et les Arabes avaient épargné, les Européens ont fait de leur mieux pour le détruire, et là où ils n'ont pas détruit ils ont éteint les couleurs autrefois si brillantes, s

Le nouyean souverain, Ismall Pacba, que la mort inopinée de Mohammed Said a élevé au trône, a non-seulement confirmé, mais agrandi encore les plans approuvés par son prédécesseur. Il réunit au Musée llnstitut d'Egypte avec sa bibliothèque déjà fort importante ', et veut faire de ce grand établissement, selon Texpression de M. Mariette *, le centre scientifique de TËgypte. Ismail Pacha a fait son éducation en France ; c*est un esprit aussi ferme qu*éclairé. c J'ai fait un second voyage dans la haute Egypte, dit M. Mariette dans la lettre que nous venons de citer. Abydos m*a fourni une centaine de stèles nouvelles des 12* et 13* dynasties. A Thèbes, peu d*objets scientifiques , mais beaucoup de très-belles momies qui meubleront bien le musée. A San, Tancienne Tanis^ démontrée par M. de Rougé être Tancienne Avaris des rois Pasteurs , nous avons recueilli un assez grand nombre d'objets en or qui portent des cartouches inconnus de la SI* dynastie... »

M. Mariette vient de mentionner les fouilles qu'il a entreprises sur le site de Tancienne Tanis (dans la région nord-est du Delta), et il rappelle en môme temps l'identification que M. de Rougé et lui-même ont faite de cette place avec la ville d* Avaris des rois Pasteurs* Cette identification se fonde principalement sur la lecture du mot Aou^ar^ qui parait être, dans plusieurs textes hiérogly-

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