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conférences la ville berbère de Gh&damb, centre commercial important du Sahara tripolitain, presque à mi-chemin entre Tripoli et le pays des Azghir. Outre un très-bon itinéraire de Tripoli à Ghadamès, la mission nous a valu d'utiles observations sur la contrée intermédiaire et ses habitants, sur la nature du sol et l'aspect du pays, et surtout une série de relevés hypsométriques qui fournissent d'excellentes indications sur la conformation physique et le relief de cette région. Ghadamès est à 423 mètres sudessus du niveau de la mer. Cette hauteur est précisément celle du plateau du Fezzan, d'aprËs les observations de Vogel, (leHammada, 430 mètres; Mourzouk, 454 mètres); la région de Ghadamès n'en est ainsi, évidemment, qne la prolongation occidentale. C'est là un fait nouveau et fort important pour l'étude physique de cette zoue africaine, fait d'ailleurs confirmé par les observations de M. Duveyrier, dont nous parleroos tout à l'heure. Le rapport du commandant Mircher est, au total, une excellente acqui* sition pour la géographie du Nord de l'Afrique.
D'autres publications récentes, relatives aux oasis algé* rienues, y apportent aussi d'utiles additions. La relation du commandant Colomieu, qui nous conduit de Géryville à l'oasis de Ouargla {W 34), n'est pas de celles qui comportent les observations scientifiques proprement dites; mais uoe peinture animée de la physionomie générale des plaines du Sud et de leurs habitants, ajoute beaucoup i la valeur qu'une narration agréable, semée d'anecdotes et d'incidents militaires , donnera à ce morceau pour le plus grand nombre des lecteurs. Les remarques suivantes, au sujet d'un des ouàdis où campa la caravane, peuvent s'appliquer à un grand nombre d'autres vallées du Sahara algérien, et sont propres à rectifier l'idée singulièrement erronée qu'on se ferait de cette région, si l'on en jugeait . seulement par la multitude de rivières dont la plupart des cartes la gratifient. ■ L'Oued-Maïghèn ne roule jamais
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d'ein, dit notre voyageur, môme pendant les gros orages. Son Ut. large d'environ denz kilomètres, forme une di> pression d'une trentaine de mètres au-dessous des plateaux adjacents. Ce lit va se perdre dans une immense daïa (un bas-fond sans issue) qui touche aux Aregs ou grands sables. L'ouad Haïghèo est totalement sablonnenx, et pour cette raison abondamment pounni de végétation. Les Arabes aiment avec juste raison à marcber dans ces oned qui sont en grand nombre dans les plateaux, Non-senlement leur direction bien connue évite des erreurs déroute, mais ils n'ofii^nt pas la monotonie des grandes plaines ; ils sont toujours garnis de plantes pour les animaux et de bois pour les feux du bivouac. ■
Plus loin, k son passage dans la petite oasis de Hetlili (avant d'arriver à Ouargla), le commandant Colomieu nous retrace une des scènes les plus animées de la vie du désert. « Deux cours d'eau, que les pluies font couler une ou deux fois l'an, se réunissent au pied de la petite cité. Ces ruisseaux sont la richesse de l'oasis. Les jardins sont disposés de telle manière, que, lorsd'unecrue, toutes les eaux sont réparties au pied des dattiers. Les jours d'orage sont des jours de fête. L'arrivée des eaux est signalée par dos hommes à cbeval ; chacun se hâte d'aller revoir les barrages et les trous qui laissent pénétrer l'eau dans les jardins. Quand les premiers bouillonnements du torrent se montrent, des coups de feu retentissent ; les femmes et les enfants poussent les you you.'dejoie. Un orage, à Hetlili, c'est le repos pour quioze jours, c'est la récolte assurée ; malheureusement ils sont fort rares, et quand Dieu ne se charge pus de l'arrosage, il faut y suppléer.... » C'est en creusant le sol que les faiibitants suppléent à l'eau du ciel. Dans la plupart des déserts africains, les courants d'eau qui manquent à la surface se trouvent en larges nappes à one plus ou moins grande profondeur au-dessous des sables. L'existence de ces rivières souterraines est un des
— *, uMU son livre si
conservé des extraits, Taisai de l'Atlas, et de son cours c tôt caché, à travers le désert
Plus encore que les récits livre du capitaine Trumelet ( militaire ; il est impossible de dararrangé, du conveuu, de tez l'auteur: • Nous avons ( sous l'inQuence de nos idées d avons pris le Sah' rà comme i sévères beautés, avec ses e l'avoDS pris tout nu et sans lui vrir de ca splendide vêtement arabe.... Nous l'avouons, d'ail lasse le reproche : nous somm<
Bien des images un peu emb et celle des touristes, si comi tout es qui touche à l'Orieut, liërement dépoétisées par les r^ en juge par sa description de i
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