Voir le l** Tolume de VAmUe géogrofhique^ p. 93 et suit
grand. feuv« de i-Afdqu/
La haute Guinée c'es
depuis Siem-Leoneju.
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KOUARA nwiiusint. lib
l'exploration de la Guiaée occidsntale, entra l'Achantl et Libéria. Qnoiqne cette expédition se soit organisée à Londres et soit devenue par le fait tout anglaise, c'est un da nos compatriotes, le capitaine Gérard, le célèbre tueur dt lions, qui en a été l'instigateur et qui en a la conduite. H. Gérard a pensé, sans doute, que les sauvages n'étaient pas plus rudes i affix)nter que les lions da l'Atlas, et il a voulu, lui aussi, devenir un explorateur. Si H. Gérard peut porter ses reconnaissances dans la région élevée où nos cartes tracent une chaîne sourcilleuse sous le nom de montagnes de Kong, et s'il j utilise les instruments dont il a dû se rendre l'emploi familier, il aura bien mérité de la science. Les nouvelles qu'on a jusqu'à présent reçues de lui sont datées du Dahomey '.
Le jy Baikie, qui depuis six ans séjourne sur les rives du Eou&ra , continue de transmettre les résultats de ses observations géographiques et autres au gouvernement anglais et à la Société de Géographie de Londres. Dans un extrait de ces copieux documents imprimé au septième volume des Proceedings de la société (n' 64) , on trouve des données précises sur les époques annuelles des crues et de la décroissance du Kouàra ou Dbioliba (le grand fleuve de laNigritie occidentale), aux environs ducon/IuenJ, — ainsi qu'il est passé d'usage de désigner maintenant d'une manière absolue la réunion du Dhioliba et de la Bénoué. Ces notes sont devenues pour le D* Barth la base d'un travail étendu et très-étudié sur l'époque comparée des débordements du Kouàra, de la Bénoué, du Chaiî et du NU, y compris les principaux affluents de ces grandes artères fluviales (n" 65). Il serait inutile d'insister sur l'importance d'un pareil travail pour l'étude physique du continent africain. Il ne resterait, pour le rendre tout à fait
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AFRIQUE ÉQUATORULE. LE^FÂN. 1S7
ne fassent que confirmer celles que Ton avait déjà, elles ne laissent pas d*7 ajouter des particularités importantes. Notons d'abord ses remarques sur le nom même du peuple. La forme Fân est exacte, en donnant à Vn un son fortement nasal; ils disent aussi Fânoué ou Pànoué, et au pluriel Ba-Fân. Cette dernière forme se rattache évidemment à la grande famille des langues de TAfrique australe, où tous les ethniques se marquent par la particule ba^ ma^ tmaj placée devant le nom propre du peuple ou de la tribu. Fân, dans leur langue, signiiSe homms^ dit M. Burton. C'est par corruption que les Européens du Gabon disent PAouin, et les indigènes M*pàngoué.
t En arrivant ehez les Fân, dit M. Burton, je m'attendais à trouver une race à la peau noire, au regard féroce, aux membres épais; je fus singulièrement étonné de voir 'des hemn^es bien taillés, au teint clair, à la physionomie douce (of decidedly mild aspect). Les traits ne sont nullement ceux des nègres; beaucoup d'entre eux, s'ils étaient tout à fait blancs, pourraient passer pour Européens. Très-peu se rapprochent du type nègre autant que les M'pongoué (les indigènes du Gabon); aucun autant que les noirs de la Guinée ou du Congo.... Leurs cheveux ne sont ni crépus ni laineux comme ceux des tribus de la cAte; chez quelques femmes ils tombent au-dessous de la nuque, et leur texture est douce et fine (of a superior order). i
M. Burton dit plus loin que la couleur des Fân est café au lait, — nuance qui distingue le montagnard africaini ajoute-t-il, c'est-à-dire l'homme de l'intérieur. Quelquesuns, en petit nombre, sQnt très-noirs, c mais ceux-là sont d'origine servile. » Les observations que nous avons eu lieu de faire précédemment sur l'extension de la race blanche de l'Mrique orientale dans la zone équatoriale, aussi bien que dans d'autres directions où elle s'est plus ou moins imprégnée de sang noir, nous dispensent d'insister sur les inductions qui se tirent naturellement de cette description physique des Fftn.
r-^— ooi eu ce moment. Sur le Koi
s'en cache pas; au Boony, j'en :
sauf le repas même. Au vieux abomioation, tuudis (ju'elle est pi près de là au nord-ouest. Les I parlent comme d'une ■ habitude o mangent invariablement leurs eni - L'eiistence historique des Fàn tant que l'histoire peut s'occuper Ce n'est que depuis une ou deux franchi la Serra do Cristal, c'est-J cidental du plateau central, et qi moins belliqueuses des Bakélé et sont établis dans leurs demeures a< en voyait peu à la tète des eauz du descendent jusqu'aux factoreries de Ils étaient accompagnés, dans leur d'une autre tribu du mt^me sang, le:
ils avaient été poussés vers la cA tribus intérieures. Ces dernières, sont successivement les BAtl, les Ok soba, les plus avancés dans l'est qi
Tontes ces populations sont représentées comme braves, belliqueuses, et hospitalières envers tes étrangers. »
i s. NonTallM iolonutiuit tôt la Ubon.
Le Gabon est un pays nouveau pour la géographie. Les excursions que du ChaiLlu y a poussées ea deux ou trois directions ont été en Angleterre le sujet de vives controverses, où il y a eu souvent moins de justice que de pas- . sion ; il est du moins un honneur qu'on ne peut lui refuser : c'est d'avoir appelé l'intérêt sur des contrées jusqu'alors inconnues, et d'eu avoir provoqué une étude de plus en plus agrandie. Plusieurs notices intéressantes en ont été adressées depuis un an aux sociétés savantes par les missionnaires Américains qui y ont des établissements ; notre marine y a opéré de nouvelles reconnaissances dans le Gabon même ou ses affluents, et sur le bras principal d'un fleuve un peu plus méridional, l'Ogovaï. Un voyageur qui pourrait remonter au loin ce dernier fleuve y serait certainement conduit à des découvertes importantes. L'embouchure de l'Ogovaï est à 1 degré au sud de l'équateur, précisément sous lo parallèle central du Nyanza, dont un intervalle de 39 degrés, ou &&0 lieues à vol d'oiseau, la sépare. Quel explorateur comblera ce vide immense?
Cette gloire périlleuse, du Chaillu a le désir honorable d'y entrer au moins pour une part. Après avoir complété & Londres son éducation géographique sous de bonnes directions, il est parti, dans les premiers jours d'août, muni d'instructions et d'instruments, avec la fenne intention de pousser aussi avant que possible, et de vérifier par des observations précises ses premières reconnaissances.
L'exploration de l'Ogovaï inférieur par MM. Serval et du Bellay n'est que le point de départ d'études plus étendues; déjà celle-ci a remonté le fleure sur une élaad<u
.«;uiie et précisé d&ns les tout k fait confirmé dans soc Au surplus, les pi emières .
val et du Belky font bien c missioD confiée à cas deux hi
La riTÏâre Ogo-waï, qu'il s'ag; été explorée. Les renseignement sentaient comme un cours d'eau directement de l'est et se divisai la mer, pour veuir s'y jeter, au-i Lopez, par plusieurs embouchu.
Daient k penser que par lui-même provient du nord-est ou même di équatoriale qu'après un parcours
Tèrifier ces faits autant que la StaterTétat des populations de l'Og merciales, les relations qu'elles oi celles qu'on pourrait chercher à ' tion physique du pays et les chas offrir à des établissements futurs le but que M. le lieutenant de vaû TioDS tâcher d'atteindre.
LB GABON. ISl
doBBé tous les deux un renseignement singnlier. Us prétendent qu'il existe dans leurs montagnes des hommes TiYiàt à Tétat saurage qu'ils nomment Pahdis, et qui ont des pieds d'antilope et des ailes. L'on deux n'bësiû pas à déolarer qu'il en avait yu« J'insistai pour savoir si le nègre à queue n'existait pas aussi dans ces montagnes mjthologiques; on ne Vj a jamais vu. Le nègre amphibie j est également inoonnu. Sous ce rapport le Congo est plus heureux.
M. Reade, qui a parcouru une grande partie des territoires du Gabon dans les six premiers 'mois de 1862, depuis les montagnes de Cristal et la contrée des Fin jus- •qu'aux basses plaines du rio Fernando Vaz et de TOgo-waî, a rapporté de ses courses une riche proyision de faits nouveaux. Nous ne les connaissons que par les courtes communications imprimées au Journal de la Société d'anthropologie de Londres (n^ 2, p. xix), et aux Proceedings de la Société géographique (vol. VU, n* 3, p. 106); mais nous ne doutons pas que la relation du voyageur ne tienne toutes les promesses de cette double communication. Ce qu'il rapporte des Fàn est tout à fait conforme à ce qu'en a dit M. Burton ; de plus, il a pu recueillir parmi eux un ample vocabulaire de leur idiome. Il a été frappé de leur ressemblance générale avec les Peuls de la Sénégambie, qui sont , comme on sait , la souche mè^ des FoulAh du Soudan.
GOCF D*QBIL SITR VjkWKïQVE OBODITALB. tSÈ lUES.
69. H. A. Fraser. Memoranda and extracts from Tarious sources, relative to the capabilities of the river Juba, in east Africa, for navigation. Transactions of Bombay geogr, sœ.f voLXVI, 1863,
Rétamé MoeSnct des reooBDalatBMt et dat iafiiniialieat angliriSM
■ar le Djob, depuis le capitaine smee(i811), joaqn'aa capitaine Rlgiiy (IMI).
70. Lettres du baron de Decken et du D* Kersten , son compagnon de route au Kilimandjaro (de juillet 1862 à janyier 1863).
Zeitichr. ftlr dllgwi, Erdk. N* lis, p. 41; n* 117, p. S4S; n«191 p. 141 et 149. — Mittheil. de Petermann, iMS, p, 99. Ces lettres ont été traduites dans les NowttlUt annaûi des wtyagu, janvier 1164, p. 80-54.
71. J. Macquebn. Journey from Inhambana to Zoutpansberg, by Joaquim de Santa Rita Monï anha. Journal of tbe Royal geogr. soc. Tol. zxxu, p. 63-68 (avec 1 carte).
M. Macqueen a traduit par extraits ce rapport d*un enroyi dn'ira- ▼eroeur portugais d*Inhambana au gouvernement des Boers hollandais de Zoutpansberg, en 185S. C'est un document utile sur une partie de la (lafrerie peu connue , biefi qu*on puisse regretter que Téditear n'en ait pas donné une traduction pure et simple.
72. John Sanderson. Notes to accompany sketch-maps of tbe Zulu and Amatonga countries, and of the country between Aliwal , North, and Natal. Ibid. p. 335-339. Avec 1 carte.
73. W.-Ch. Baldwin. Afriçan Hunling, from Natal to ihe Zambezi^ LakeNgami, Kalahari, from 1852 to 1860. Lond., 1863, in-8*, 461 pages. Map.
Livre intéressant, comme tous les récits des aventures de chasse, mais à peu près nul pour la géographie.
74. Vicomte Fleuriot de Langle, capit. de vaisseau. Campagne de la Cordelière, Étude sur l'océan Indien. Paris^ 1863, in-8.
76. Routier de la côte S. et S.-E. d'Afrique, par M. Skead , Master R. N. Trad. de l'angl. par M. A. Le Gras, cap. de frégate. Paris, 1863, in-8% 80 pages. (Publications du ministère de la marine).
76. Africa, East Coast . Mouths of the river Zambasi , surveyed by Skead, 1858-61. Lond., 1863, 1 feuille (hydrogr. Office).
77. Africa, East Coast. Trigonometrical survey of the african Coast. from Jibul Jarne to Sayara, by Barker and Christopher, 1841. Corrected to 1862. Lond., 1863, 2 feuilles, (/d.).
78. Le R. P. Henry de Régnon , procureur des missions de Mada<
gascar et du Maduré. Madagascar et le roi Radama II. Paris, 1863, in-48, 246 pages.
79. L. Lacaillb. Connaissance de Madagascar. Paris, 1863, in-8*.
80. DopRÉ, capit. de vaisseau. Trois mob de séjour à Madagascar. Paris, 1863, in-18.
Ce volame était publié soas les auspices de la Commission sdantifique de Madagascar. (Voir ci-après aa S 3); il a depuis été retiré du commerce.
81. Mistress Ellis. Madagascar; its social and religious progress. Lond., 1863, in-12, 208 pages.
82. Madagascar. Narrative of a Joumey from Tamatave to Antananarino, by the Bishop of Mauritius (juillet-août 1862). Chureh Miisionary IrUeUigef^cer, vol. XIV, 1863, n«* 2, 3 et 4, p. 33-41, 68-72, 95-98.
L'avènement de Radama ayant rouvert Madagascar aux Européens, révèque de TUe Maurice voulut faire une visite à la capitale du nouveau roi pour y préparer la reprise des missions anglaises.
83. Lew. Pblly, Brit. Consul, Zanzibar. Miscellaneous observations upon the Comoro islands. Transact, of Bombay Geogr. ioe,^ vol. XVI, 1863, p. 88-98.
Bonne notice physique, géographique et conunerciale.
84. Notice statistique sur Tile de la Réunion. Revuê tnaritifM et coloniale j mars 1863, p. 349-423.
L'indication précise des sources, officielles ou autres, que l'auteur de cette Notice a mises à contribution, aurait ajouté k l'intérêt aussi bien qu'i l'utilité de son travail. On voit que le livre de M. Maillard a dû lui être d'un grand secours.
85. Annuaire de l'Ile de la Réunion. St-Denis (Réunion), 1863 , in-8*, 216 pages et 9 tableaux.
86. Fr. P. Flemyno. Mauritius, or the Isle> of France ; being an Account of the Island, its history, geography, products and inhabitanU. Lond., 1862, in-12, 262 pages.
87. A. Erny. Séjour à Tlle Maurice (île de France). 1860^1. Tour du Monde, vol. Vil , 1863 (n- 164-165), p. 113-144.
88. Jules Verne. Cinq semaines en ballon; voyage de découvertes en Afrique, par trois Anglais, rédigé sur les notes, du docteur Fergusson. Paris, 1863, grand in-18, 354 pages (Hetzel).
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par la vigueur de ses di qui jusqu'il présent n'o voulons parler du baron compatriote du docteur ] bourg), qui réunit, ce qt l'amour, plus encore, k I il partit pour U cAte ori d'y rejoindre le docteur patriotes, qui avait essaya dans U région des grand; tatives avaient échoué faut aussi bien que de la guer paclté de ces peuples afri< ^•vis des blancs; leurs ( qu'un voyage dans ces ce plua coûteux qu'un séjour raffinements de nos capital été victime de cette avii s'eptourer d'uae escorte si