‹ L'Année géographiqueChapitre 140 sur 236 · MADAGASCAR · texte numérisé non relu

MADAGASCAR

H, Flenriot de Langle ^crit la note suivante : ■ J'ai croisé dans la mer Rouge depuis janvier jusqu'en juin, j'ai en occasion d'y entrer et d'en sortir deui fois pendant ce laps de temps, et j'ai pu constater que les obstacles naturels, tels que les bancs et les vents violents que l'on signalait comme devant rendre impraticable la navigation de cetta mer, sont loin de pouvoir se comparer aux difficultés que l'on a surmontées depuis des siècles avec habileté dans la navigation de la Hanche et celle de l'Archipel et de la mer

Parlerons-nous de Madagascar et des projets d'exploration qu'on y avait formés î Ce sont des empêchements dont la cause est bien connue qui ont arrêté les études dont Itle allait être l'objet. A la suite du traité de commerce conclu avec le nouveau roi Radama 11, et qui porte la date du IS septembre 186S', une commission scientifique s'était constituée pour en relever la géographie et en explorer les richesses naturelles, qui sont immenses ; cette commission allait quitter la France, lorsque est arrivée, au mois de juillet 1863, la nouvelle foudroyante de la sanglante révolution qui venait de mettre à mort notre ami le roi Radama, et de relever la politique de la vieille reine Baaavalo, politique dont le dernier mot est la proscription des blancs et de toute influence des mœurs étrangères. C'est la barbarie, avec ses instincts féroces, qui sa dresse contre toute idée de civilisation. Au point de vue de la science, le seul où nous ayons à l'envisager, cetriste

1. Monittw du V) iTril 1SG3. Le premier ptragraphe da l'irtlcle T du traité étaîl ainii conçu : c Les Françaii Toysgeanl dma l'intérlt ds Il icieDca, géographei, Dituriliiles «t autres, recevront des autorité localai touta la prat«ction et l'aida suaccpliblei de favoriser l'iecomplIiseniflDt de Inir misaion. >

MUS topogrftphiques do à l'envi sont en Irès-( fantaisîp, dont personne MÈme sur les peuples d ralement fausses, à eo j les Hovas — la populat dont Radama était le c nous, et les autres popi Sakalaves et les Malgacl solues qui, sans aucun tous la langue est au f( fèrent, ce doit être par s intense de la race supérif blement aborigène et au Enfin c'est une opinion n malaise, ce dont il y a p' cela était un champ d'é rapport, qui s'ouvrait à i lemment refermé devant avait eu un moment l'id guebar, d'entreprendre i rtle. Espérons encore au

GÉOGRAPHII AROBNIIB. ISt

LA «lOSlAnOB AHCmiini DB L'AmQI».

89. Ynmni di Saiht-Martin. Le nord de TAfrique daa* Paatiquâté greç<me et romaine, Stnde biilori^e et géographique. Onimge çouroxmjS en 1860 par rAcadémie det iiisoriptioDa et ))e|leiir lettres. Paris, lipprim. Imp, }863| grand in-8% ]p^'il9 pigev, avec 4 caries.

80. Du même. Solaireissements géographiques sur rinscriptîoii d'A^ dulis et sur quelques points des inscriptions d'iUpum; Ifémotle lu à TAcadémie des inscriptions et belles-lettres en août 1863. foîêfnàl asiatique, noTembre 1863, p. 328-376.

Dans mon Ëtude sur le nord de l'Afirique (n* 69), y si abordé et traité à fond les nombreuses questions <|ui se rattachent au développement historique et à la limite eitréma des connaissances des anciens sur le nord de l'Afrique. Toutes ces questions, à peu près sans exception, étaient encore, il y dix ans, enveloppées d'obscurités et de contraKUctio^s san3 nombre; les riches matériaux qu^ m'ont ouvert, d'un cAté, la publicatipn du grand ouvrage historique d'Ibn-Khaldoun, et, de l'autre, les grandsg explorations contemporaines du haut Nil et du SoudaQ, ont permis de fixer toutes les contradictions et de dissiper, j'ose le dire, toutes les obscurités. Ce n'est pas à moi qu'il appartient de porter un jugement sur ce travail et d'en apprécier la méthode ; je me bornerai à transcrire quelques pages de la conclusion, qui pourront donner une idée du plan de Touvrage et de sa marche générale :

Nous avons Boivi pas à pas le progrès de la connaissance de TÂfrique chez les Grecs et chez les Romains, depuis lespromion indices de l'histoire josqa'à l'ëpoqiu de PtolÉoiée, M nonsilta-

nansjacnyleetdanaPi

du demi-jour qui plane

conquérants ont déj-i p,

iîns de l'Europe la renor

nous avons essayé de rt

nations de la Mëditerra

c est avec Hérodote, ai

réellement la gëographi

Les notions d'Hérodot

d UQ voyageur ; ce qu'il

est le fruit de ses obser\

tions. En deiiors de l'Ég

les contrées supérieures

lavoisinent; vers le couc

détaillés et remarquable)

hus de la Libye propre, e

mations s'arrêtent là où

rapports commeroiaui de

j Afrique carthaginoise i

1 opulente colonie de Tyr

occidentale, et que ses va

eussent depuis longtemp

i Atlantique un des plus r

de toute l'antiquité.

■ L'époque des Ptolémées

toire de la géographie afr

précisent. Elles se nprfB.w.

GÉOGRAPHIE AlfCISNNE. 141

élevée qui va changer la face politiqae du monde. Victorienae de Cartilage, héritière de Cyrène et maîtresse de r£g;pte, Rome compte an nombre de ses prorinces toutes les contrées littorales du nord de l'Afrique. Ces pajs n'appartieDiieut plus seulement k la géograpbie historique; ils sont entrés dans le domaine de la géographie positive. Des routes nourelles qui les sillonnent en mesurent les distances dans toutes tes direoticns; des eipéditions militaires ouvrent aux aigles romainea l'intérieur de l'Atlas et les oasis du désert. Les coonaissanoes s'étendent en même temps que la conquête. Sur une foule de points particuliers, cet accroissement de connûssances locales est écrit dans les histariens. Héla, après Strabon, en esqnisse l'ensemble à larges traits ; mais c'est à l'ouvrage de Pline qu'il en faut demander l'aperçu le plus complet. En Afrique comme dans le reste du monde romain, l'encyclopédiste laUn nous fournit à la fois une riche nomenclature et un grand nombre . de faits importants pour l'histoire géographique. En quelques parties, d'autres documents contemporains le complètent. Tel est, pour la côte orientale, le précieux Périple de la mer Erythrée ; tel est aussi le monument adulilique pour t'iotérieur du royaume d'Aioum et les parties limitrophes de l'Ethiopie.

Ptolémée, un demi-siècle après Pline, nous ouvre une mine de faits nouveaux. L'Afrique du géographe alexandrin appelait an examen approfondi, qui est devenu une partie considérable de notre étude. C'était le couronnement et le dernier mot de notre travail.

Là venait se poser la question Snale à laquelle devait aboutir l'ensemble de nos recherches : quelle fui la limite des connaissances des anciens dans l'intérieur de l'Afriqueî

L'aoalfse rigoureuse de tous les éléments du problème nous a conduits, aous l'espérons, à une solution définitive. Nulle

PART LES CONNAISSANCES SES ANCIENS n'ont FRANCHI LE GRAND DÉSERT ET n'ont atteint LE SOUUAN.

Partout et toujours nous nous sommes tenu soigneusement en garde contre tout ce qui aurait pu ressembler à l'hjpothèse et à l'opinion préconçue. Nous avons constamment procédé par analyse, en même temps que nous nous etTorcions d'arriver i la saine appréciation du fait et de l'élément historique. Nous aurions voulu mettre dans cette étude la rigueur et la précision des sciences mathématiques; nous aurions voulu procéder de telle sorte dans nos discussions, que la conséquence en ressortit ' d'elle-même avec tons les caractères de la certitude. C'est sur-

Le mémoire nr Ado

un des chapitres de l'Ë liquité -

AMÉRIQUE DU SUD

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