‹ L'Année géographiqueChapitre 147 sur 236 · OU N«w ZaalïQd · texte numérisé non relu

OU N«w ZaalïQd

Pwir J'AnstfïUe, le grand événement géographique de l'aimée, c'ftst la travers complète du cootineot par Mac DouaU Stuart, eDtrepnse gu'ii deux fois successives, en 1$60 et 1861, l'intrépide explorateur avait it laisser ioadierée'. Cette fols, dans sa troisième reprise, Stuart ^ surmonté tous tes obstacles qui l'avaient arrêté dans ses deux premières tentatives, et il est arrivé au golfe Van Diemei^, en face de l'tle Melville, sous le 12' degré i/4 de Utitude du Sud, c'est-à-dire à peu de chose près à la partie 4e la c^te australienne la plus avancée au Nord. En 1660, il n'avait pu atteindre tout à fait le 1 9* parallèle ; en 1 S6 1 il lui avait fallu revenir sur ses pas au 17' degré environ.

Vifià comment .Stuart raconte, dans un journal de la odonie, les impressions que lui et ses compagnons éprouvèrent à la vue de la mer : < Thring, qui me précédait à cheval, s'écria tout k coup ; la mer ! La surprise, le saisiscement furent tels, qu'il dut encore répéter la mer! voici 1» mer I avant de se faire comprendre ; alors éclatèrent trois bouiras prolongés. Stuart baigna ses pieds dans l'Océan, s'y lava le visage et les mains en témoignage de «OD succès, et prononça avec MM. Kalwlck et Waterhouse quelques paroles d'eSusion et de gratitude ; puis il déploya le drapeau australien, et confia à la terre une boite où sost contenues les particularités de son heureuse arrivée '. »

A l'orient de la ligne de Stuart, dans l'espace compris entre le golfe de Carpentaria et la colonie de Victoria (qui occupe l'angle S. E. de l'Australie), plusieurs lignes nouvelles ont été suivies depuis deux ans par les partis envoyés de différents points à la recherche de Burke. Lorsque des inquiétudes (que l'événement n|a que trop justifiées) se firent jour sur l'expédition dont Burke avait

pour «ppnyer, e| „

gronpos d'ejplorateu,

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M. Undsborough, par

I avait convoyé, Map,

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Dans le même temps 1

Aostralia équipait de io.

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clialeannr ÎDtMt, que je voudrais partager au même deg^, pour le pajs ct.les aborigèDes, l'historique complet des réceot«8 explorations (n* 1 90). Je ne puis m'empâcher, quant à moi, en parcourant la plupart des relations qui BOUS viennent de l'Australie, d'être frappé du caractère d'uniformité qu'elles présentcint. Cette unitormité, d'ailleurs, est inévitable. Dans la triste mcnotooie de ces Apaces immenses, au milieu de ces plaines intérieures d'un aspect aride et nu, sans chaînes de montagnes, sans larges vallées, sans forêts, sans rivières permanentes, sans autre végétation que des arbustes rabougris armés de redoutables épines, sans autre verdure qu'une herbe temporaire qui apparaît avec les pluies tropicales et disparaît avec elles ; lorsque durant des semaines et des mois entiers le voyageur n'a rencontré rien qui ait vie à travers ces solitudes désolées, ou que dans les rares tribus qu'il aura trouvées çà et là aux approches des zones littorales, il a trop souvent sous les yeux le deroier degré d'abrutissement, la dégradation physique et morale la plus absolue où puisse descendre un être a face humaine, quelle variété pourrait-il répandre dans ses récits? Toujours les mêmes fatigues, les mêmes périls, les mêmes privations : toutes les journées se ressemblent, et aussi tous les voyages. Il ne faut rien moins qu'une catastrophe comme celle de Burke et de Wtlls, ou les anxiétés causées par la disparition d'un voyageur t^ que Leichhardt, pour relever un peu la pesante monotonie de ces relations australiennes. Et puis, au total, la science y a peu de part ; ce ne sont pas des observateurs propre ment dits que les colonies du Sud ou de l'Est envoient vers l'intérieur, mais des hommes vigoureux, des bushmen rompus à la vie du désert, et qui doivent être avant tout en état de supporter longtemps les rudes épreuves de des terribles courses. La science gagne toojours quelque chose, sans doute, à des voyages qui nous apportent peu à peu des données positives sur la nature des parties cen-

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