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érUDES ALTAIQUES. Sl<5
lectes parlés dans .œ ioassif ceotraU Tous ces dialectes sont turks, les uns représentant dans sa pureté la langue prïmot'diaie de la race, les autres plus oa moin? mélangés d'ostiak ou de mongol. M. Radloff a recueilli une riche moisson de matériaux, dont il se propose, écrit-il h l'académie de Pétersbourg, de tirer les éléments d'an ouvrage spécial sur les dialectes turks de l'Altai '. Les lecteurs français peuvent juger ds la nature et de l'intérêt des études altaïques dé M. Radloff par !e morceau sur les Kirghiz inséré au Journal asiatique {w %kO).
Ces études, qui continuent les recherches de Castrèn l et qui les développent *, ont une importance bistoriqne bien supérieure à celle que l'insignifiance de quelques tribus obscures semblerait leur assigner; elles seront pour le nord et l'orient de l'Asie , lorsqu'elles auront trouvé leur Bopp, ce que les études indo^ uropéennes ont été pour l'Asie occidentale et pour l'Europe; elles jetteront un jour que l'histoire leur refuse sur les rapports naturels qu'ont entre eux les membres épars de l'innombrable famille que l'on a dësiguëe par les appellations collectives de peuples jaunes ou mougoliques, de race altaïque ou de touraniens; elles en éclaireront la filiation, elles aidertwt à en délimiter les groupes et à en suivre la dispersion; elles permettront peut-être, comme on l'a fait pour les Aryas, de remonter au foyer probable de la race, et pourront éclairer ainsi d'une lumîèri} inattendue les origines de cette immense agglomération de peuples et de tribus. Cette grande investigation est à peine entamée. Elle a déjà cependant occupé des Jiommes d'un vaste savoir ; et quoique par sa nature même elle semble plus spécialement réservée
1. Note reproduits dans les MilthtHungen, a* 6 de 1863, p. 23&, d'après Ifl BuUetia de l'Académie de Saiut-PâlerBbourg, déc. 1S61.
2. Sur Casttèn et sei eiplorationklinsuiatique», et bot l'easemble des nouvellei études elhnologiquM qui ^j ralticlieiit, oi peut voir notre Année précideute, p. 319 etraÎT.
■nx nruts da oord, tin de nos eooqwlriotas, H. Beu- Toia, parait Touloir j marquer u pkeo par une éteds dont le premier chapitre (a* i46) annonce nne bonne préparation. On peat mentionner encore, à c&té des recherches altalqaes de M. Radloff, le voyage qn'nn snTnt hongrois, H. Vambezy, vient d'entreprendre sont le nam de Roschid-Effendî. H. Vambezy se rend en Bonkherie par fs Perse, dans le but de rechercher, parmi lu tribu tnrkomanes, ■ les matériaux d'ane histoire de la langue hongroise, et de fixer la place qui lui appartient an milien des idiomes congénères, comme moyen de ratroaver le siège primitif de la race magyare; • reoonTelant ains, dans de meilleures condiUons, la tentative restée célUre qui conduisit, il y a quarante ans, Csoma de Ksrœs au cœur du Tibet. C'est & uns lettre écrite de Trébizonds par le docteur Blau, l'orientaliste prussien, que j'emprunte cette nouvelle*.
Au sud-ouest de t'Altiî, entre l'Irtisch et l'Issikoul, nous trouvons encore deux explorateurs russes, deux explorateurs officiels, chargés d'étudier sous divers rapports cette partie de la frontière sibéro-dzoungarienne. M. Goloubefî, que ses travaux antérieurs ont familiarisé avec cette région alpestre', a dâ les poursuivre en remontant vers les sources de l'Irtisch'; et M. K. Struve, le fils du célèbre astronome, a regu, de son c&té, la mission d'y instituer une série d'observations astronomiques, météorologiques et magnétiques'. L'Académie de Pétersbourg et la Société de géographie, dont M. Struve a regn les iaslructioos, attachent eo particalicr un grand prix aux observations physiques et mécéorologiques qu'il est
1. Celle Ultre, datée du I" août 180!, est imprimée dins le journal lie la Sociélà orienUle J'Allemagne (Zeiuchrift drr deuUcheh MorgfntnnditeUen CeitlUthaftj , t. XVil, 1863, p. 331.
!. Vuy. noire Aan^ yticédenU, p. îliB.
3. Comfiie rendu àe la Soc. g^ogr. Oe Ruttie ixmr 1861 . i'. t9.