‹ L'Année géographiqueChapitre 173 sur 236 · D'après le recensement de 1X · texte numérisé non relu

D'après le recensement de 1X

7. D'après l'Atlas polonais d'Erkerl (voir la bitdiogisphie, cj^leuiis,

ETLENOLOGIE SLAVE. 29^

l'opuUtiont finpciMS (Finlandais, Laponi, Caréliens, Sifriènes, Bsthoniens, tiyea, TchérïmNies , Hordilns ,

Tchouvaches, Permiiks , Vogoub) 3S000OO

Lithuaniens et Ultea 3 348000

Ro jmains (MolàaTes) '. 406000

TâUrs (Nngals, Kirghit-Ralsakï, elc.) 1668000

Mongol* (Kilmouks) I20O00

Juifs U90000

Allemands ; 712000

Autres races dÎTerse), Sufdois, Bulgare!, Serbes, Gcecs,

Armâaiens, Zigheunes, etc 416500

11 est nécessaire de faire remarquer que les éléments numériques de ces différents groupes ne présentent pas, tant s'en faut, une certitude ubsolue. LeschiniresdeM.Buschen et ceux de M. Schnitzler diffèrent souvent d'unemanière sensible, soit à cause de la diversité des sources, soit par suite de leur date différente. Ceux qui savent dans quelle mesure de confiance il faut recevoir les chiffres que fournit la statistique, dans les pays surtout où l'administration ne saurait encore fonctionner, pour les relèvements de ce genre, avec la régularité de l'Europe occidentale, ne s'étonneront pas de notre observation. Les divergences seraient -elles encore plus grandes, on n'aurait pas lieu d'en être surpris, quand on sait que le premier dénombrement des populations de l'empire qu'on puisse regarder comme un véritable recensement est celui de 1856. M. Schnitzler a sur ce pdïïit un chapitre curieux (tome II, page 53).

Ainsi que les titres l'indiquent, le premier volume de l'ouvrage de M. Schnitzler est consacré à l'étude physique du territoire; le deuxième, à l'étude historique et statistique des populations. Sous l'un et l'autre rapport, le travail du consciencieux écrivain est un exposé complet, lucide, approfondi, de toutes les données acquises par les recherches locales, par les communications ofticielles, par

n*344). Le chiffre d'Brkerteit celui de 1868. 11 eotnpte dans les mêmes provinces 6460 000 Russes.

môme doÏTent s'incli^

polémiques ardentes que

questious de nationalités

valent pas sortir du pu

l'histoire, n'ont pas trou'

dans les pages'que M. Se

des antiquités slaves et

difficiles et complexes ci

perdent dans la profond

l'obscurité du moyen Ag.

tientes investigations de ]

nétrer assez de jour poi

regarder comme parfaite

vue, bien entendu, que L

fiques, celles qui s'appuie

sans toucher à une autre

d'elles et les domine, la i

qu'on a môIé ces deux ordi

ture si différente, que la

critique s'est perverti, et .

plus simples se sont chani

L'etbnniniri» .1 .À

ETHHÛL06IS SLAVE. S97

A peu près partout ce mélaDge, cette fusion totale on partielle du saog et des idiomes, qui n'oot laissé que sur un bien petit Dombre de points quelques groupes que l'on puisse encore regarder comme les représentants de la pureté primordiale. Les grandes émigrations originaires ont gardé dans leur ensemble quelques traits dominants qui les caractérisent et marquent encore entre elles les délimitations généras; mais sous cette communauté de physionomies nationales, qu'il est plus aisé d'apercevoir que de définir, quelle confusion de diversités individuelles! Oîi retrouver aujonrd'bui dans un groupe quelque peu notable, avec une certitude à la fois physiologique et historique, le pur typecelte, letypeibérien.letype italique, le type hellénique ou pélasge, le.type Scandinave ou tenton? Ainsi en est-il de la famille slave. Ceux même des groupes de cette famille qui paraissent avoir le mieux conservé la pureté du sang et du type, nous voulons dire les groupes du sud-ouest, et en parlicalier la branche lèkhe ou polonaise, sont bien loin, sans aucun doute, d'être exempts de toutmélange. Mais chez ceux-là, du moins, les mélanges, quand il y en a eu, sont résultés du contact avec d'autres rameaux de la même famille, et par conséquent l'altération physique et glossologique a été bien moins sensible ; tandis que chez les Slaves plus avancés au nord et à l'est, il y a eu à diverses reprises une immixtion considérable de sang finnois et de sang moogol, en même temps qu'une absorption bien connue de sang varèghe (les Russes primitifs, qui sont des Scandinaves), et par suite une double et notable altération du type et de la langue. En d'autres termes, il est parfaitement connu par rbistoire qu'à partir -du buiiième siècle la tribu Scandinave désignée par les chroniqueurs sous le double nom de Varègues et de Russes fit de puissantes irruptions au cœur des pays slaves; qu'elle leur imposa son nom un même temps qu'elle en prit la langue, ce qui arrive toujours lorsque des hordes

pPflpffUP'PP

tes siaTès da l'Ukraine) !

finnoises, lesquelles se U contribuèrent surtout i ; treizième siècle la domin tchak apporta les germes cela est incontestable ; qi Russes ne sont pas des i jourd'bui, ou du moins se éléments qui remontent ai maÎDS et aux Allemands ?C qui ont absorbé les él>^œen nob et mongols ; el l'ut l'unité de la nation. Veut-oi rativemcDt purs prennent grandes dominations, c'est temps qui les perpétue. Si } Vistule et non à Moscou, l'i non à la Russie. L'histoire n'a que trop souvent, bêlas !

nobles races vis- à-vis de len Dateurs.

Ce qui appartiendrait <*"■

portraits que pût avouer l'ethnologue, en même temps qu'un bon texte, écrit par des hommes compétents, en serait le complément. L'entreprise a été plus d'une fois tentée, mais jamais de manière à répoudre également aux exigences de l'art et de la science. Les matériaux abondent : il n'y aurait qu'à les mettre en œuvre. Le musée ethnographique de Saint-Pétersbourg et la riche galerie anthropologique i^ l'Académie, qu'augmente chaque jour le zèle de M. Baer, son savant conservateur, sont de précieux dépôts où l'on pourrait puiser largement. Le volume in-folio publié récemment par M. Pauly (n* 342), avec plus de luxe que n'en comporte le sujet, ne répond pas aux conditions fondamentales d'un pareil ouvrage. Son prix, d'abord, l'exclut de la cîrcalation ' ; et sous d'autres rapports essentiels, l'auteur noua parait s'Être préoccupé de la beauté du dehors beaucoup plus que de la solidité du fond. Le principal a été trop sacrifié à l'accessoire. Dans cette nombreuse suite de planches de grande dimension, nous voyons des costumes bien plus que des portraits, et ce sont les portraits qui importent. Bon nombre de ces figures, imprimées par les procédés lithochromiques, nous ont paru à première vue d'une fidélité pour le moins suspecte, soit pour les traits ou la coupe du visage, soit pour la nuance de l'iris et des cheveux ; et nous voyons qu'à cet égard notre impression est partagée par M. Schott, le sinologue de Berlin, qui a consacré, dans les Archiva d'Erman, un examen spécial au volume de M. Pauly*. Enfin, le texte de M, Pauly est absolument insuffisant, et les remarques de M. Schott, dans l'article que nous venons de citer, montre que sur les points les mieux éclairés

2. Archic fàr loùinucha/'titchc fundf von Suuland, t. XXt, 1863, p. 371 : « Kioe andera Prage iit rreilich die ab sie in illeu Fâllen daa heutigen Typus dv Vâlker treu wtedergeben. •

ixs PUNopAUTÉa DAiroi

35a VoB Sghlkcbta. W«I»

TamiQ uod Asgw, in t

lopognphiicli-eih Dogn; nwligen TOrkei. (La V, Crimée, Tiunan H Azot i graphique et lopographl iCBiieéi«ique).5HïKfij ttntdtafieH »u Witn. I noT.-déc. 1862, p. 550- 161. Ed. Emgelhardt. Etude latï, 186Î, petit in-g- II

35!, CommissiDQ européeiUM dressé principalement d' cieri de l'aviso de S. Mf capilaioe Sprati, R. ij., *éet Tiiies par les orScier et 1857, aiasi que par la direction de leur ini 12 feuilles.

— Pl^n du bras de Soulina

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