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RUSSIE ET POLOGNE. TRAVAUX ET PUBLICATIONS

GéODÂSIB. ETHNOGRAPHIE. STATISTIQUE.

333. Sapisd.... Mémoires du Dépôt topographique de la guerre, publiés par le lieutenant général de Blaramberg ; t. XXIV (Saint- Pétersbourg. 1863, in^", 310 pages (en rus:>e).

Ce vingt-quatrième volume d'un répertoire rempli de documents précieux pour Thistoire géodësique des territoires russes, se partage en deux sections. La première comprend trois Mémoires : 1* l'exposé général dos travaux géodésiques de l'état-major russe dans le cours de Tannée 1861 ; on en peut voir un résumé, par M. Emil de Sydow, dans son Tableau de la Cartographie de l'Europe pour 1861 {.)fù iheilungen de Peterroann, 1862, p. 451-454) *, !i« Le deuxième Mémoire a pour objet l'expédition astronomique du capitaine Ooloubefi, en 1859, au lac Issikoul, dans le pays Trans-ilien,etdansle territoire dit des Sept- Rivières*, ce Mémoire est accompagné d'une carte; 3" Le troisième Mémoire est un exposé de rexpédition chronométrique de i855 entre Moscou et Astrakan. La deuxième section du volume comprend la suite de la triangulation de la Pologne, effectuée sous la direction du général Tenner, de 1845 à 1853. On a dans ce chapitre le relevé hypsometriqne de 250 points. Le relief du pays est ainsi déterminé sur les données les plus précises.

334. Catalogue des points trigonométriques et astronomiques déterminés dans Tempire de Russie et sur les frontières jusqu'à Tannée 1860. Dressé par le colonel Schvarepp, sous la direction du lieuteoant géuéral de Blaramberg. Saint-Pétersbourg, 1863 , in-4*', 1230 pages; avec 4 cartes (en russe).

Ce volume forme un Appendice du t. XXIY des Mémoires du Dépôt

1. Sur cette expédition, qui a donné des résultats importants pour la géographie astronomique et pour Thypsométrie de ces parties de l'Asie centrale, on peut voir notre Annét précédente, p. 3ttt.

CIUUVK.

lit ■■ gnem. La géniral eeivbui\,d$at»tmSwpttHalramimMaëlnnomlfvtt tl téoàditqim tx4cMlét n B u tri/ jmy'a rann<i> l m (8«tiit- MUrbonrB, ItU), init d«jl iaoai le eaûcfa* da thUI pMlUm MtronomlqDU ; duiali uulogua uluel, ca noitilin l'ëtèra 1 11 m, ■ccompagnM* da Imr eklSn h]FpaDinttTji|na (donné «n pl«da anglaki}. La lliU dat poaltlou bnu danx tiria*. Dau l> pnuiiN, allai aaat donniaa par gODraniaOHDta; duu li Mconda, M nna afala llpfctW Uqo* contlnva. Dai IT Ml paaittom, llfllapparUMnenl 1 InBnaria dlnropa. na i U rolofu», 4u à ta nnlanda, SM t lUkisa Car tn a U SilMrfi st iD Bonnaa lanitolN da rAaoor, U k l'Ai Tuaag, H i U rrontUr* aaédoiia «t norHflanM, U t la b ~ trala, dipnia la t>niiaa 101401 la Bukorina,ui •■i tam da la HoldaTla, da U ValaeUt, da U Uni* al daa pnainoaa miopéonnas al aaUtlqoaii da laTnrqida; lll aoi tartilolnB franlfinada U Ptne al da Tnrkaatin, 9t t eani da la Cbina et dn lapaai. ht* Imf gUndaaaontrapporUMl l'otearnlolrada Poalkom,diMl lapaaiOM an fliéa par iT^att-u 1 |-e. do mM««n d* Ppfk. an» m nnnaa

tranni lapQcrapktqaaa, trigMométiiqiei al ulnMBiiqatâ axâontfc depuli 1111 daoi loDla t'éWndnc da l'gmpira, at, aoeidaDtcllanKiDt daiu qnslqsu eoDlrim aToliInaiilii, c'eil-lnllre dam ta Rnaaie dïB-

rope et d'Asie, dana l'Atnértqna mise, dini le Tarkeaian et d'antm parliea de l'Atia ocnlrale, dini le Ciacue, eo Perte st en Tonpiie. Da* qniira caries qui aciHini pagne nk le voluma. lei deux premiérea daaiwil U Huaua d'Europe et le caucaae, chacune à l'achalla dn le Osa aAD^ It* deux anlrea, 1 l'éehelle du is eooosa*, donnent laRuaiie aaialiqoa al l'Amérique mise.

335. Géniral lieuienant von BLARAUBBna, direcleur du DépOt d* la

guerre ÏSaini-Pétersbourg. Die kartogriphlscha Kenntniis de*

Europâbchen Russisods im Jnhre IRGt. (Molieeiur la carlogn-

, pbie de la Ruuie d'Europe eu ISC'J). MUtlmltmgeti de PeUrmaDa,

1BG3, Q°!l, p. 41-47.

— De U cane de la RuHie d'Europe el du Caucaae, puMih en IHGl par 1» Société impériale géographique de Rtiaùe. Comf1» rfidu de la SociM I. g/ngrapbique Je Auui'c pour Vannti 1S61. Appendice, pagea 1-16. Saint-Pétersbourg, 1963, in-8.

Caa deni moreeiai eanI tirù l'un et l'autre du Màmolra analjtiqna (en rueae} écrit par le général de Biarumben! pcor accampagner U

précédenle ip. 4il, n> 4iD'i naanmoini ils ne lont pai idantiqnaa. L'ulnil (ran;«i a donné dans le Complt Rendu ait ploi dàtùUeponr la partie blitariqae; le Alëmeire atleniind entre dana dei delalls ploa piécis Bur l'etéeudon matérielle el le> lourcei.

Pour compléter la notice cartographique el géodétlqna de la Rniak jniqu'à ta an da Hï), il faut recourir an nie** da la oartosnpiil* d* l'Eurd^ pour lls'l-el, par M. de Sidaw, au 11* catiiar dai if iffAfitwapm de IM3, p. iss-166.

Noua } (oyoni que. pour la carte lopognphique de ta RDHsie d'EnropaAréchelladu iMNe*,k34 ronillea, embraaaant lingt-ciaq foniarnemenla, aoni aujourd'hui publié». Cei TiDgt«lDqgooitanMmaDl> aoat ceuideS^Dt-FélarBbouie,Eillia]le,Llvoma, Konrianda, Kotbo, Vlka,

hM

Vitebak, Smoleask, Iff080<w(ia 84 ooo*), Toola, Kalovga, Ifohlltl^Miiuk, Orodno, yoihjriiie, Kief, Tchernigof, Poltava, Kharkof, Podolia, Bessarabie, Kherson, lékatérinosUf, Taaride, Territoire des Cosaques du Don.

Une nouvelle carte de la Russie en 12 feuillet, quMl ae faut pas confondre avec «ia carte de 1862 (n«45od^à cité de notre Anfiée précédente, p. 417), dont elle se distingue, cintre autres choses, par une échelle un peu moindre, a été publiée par le Dépôt de U guerre; en Toicl le titre :

^36. Carte de la Russie d'Europe et des territoires du Caucase, corn* pilée d'après les sources les plus récentes, et publiée par le Dép6t topographique de la guerre. Saint-Pétersbourg , 1863 ; 12 feuilles (en russe).

Cette carte est à l'échelle du 2 100 000*. Celle de 1862 est au 1 680 000*. M. de Sydow fait un gr^nd éloge de la carte suivante, que nous citons d'après lui :

337. Carte de la Russie d'Europe , dressée d*aprè8 les sources les plus récentes, et publiée avec Tagrément du Dépôt de la guerre, par le colonel Poltorazki elle lieutenant-colonel lunr, du corps de l'état-major. Saint-Pétersbourg, 1863, 2 feuilles (en russe).

Échelle au 4 200 oeo*.

338. Dictionnaire géographique de Temptre de Russie, publié par la Société impériale géographique de St-Pétersbourg. Saint-Pétersbourg, 1863, in-8 (en russe).

Tome I**^. Le Dictionnaire doit avoir quatre volumes. Le deuxième volume est en cours de publication.

339. E. de Baer. Ueber das behauptete Seichter-werden des Asowschen Meeres. Bericht einer Commission an die Âkademie der VVissenscbaften (Rapport à TAcadémie sur la diminution de profondeur que Ton attribue à la mer d*Azof). Bulletin de V Académie de Saint'Pétersbourg\ T. V., p. 72-105; avec une carte.

340. J. H. ScHTnTZLER. UEmpiro des Tsars au point de vue actuel de la science. T. II. La population. Strasbourg, 1862, 2 vol. in-8; XVI-608, 748 pages. (Paris, Berger-Levrault).

Lel** volume, consacré an territoire, a paru en 18S6.

341. A. TonBuscHEN.BevôlkerungdesrussischenKaiserreichs, inden wichtigsten statistischen Verhftltnissen dargestellt. (Population de Tempire de Russie, présentée sous les rapports statistiques les plus importants). Gotha, 1862, petit in-18 ; vii-81 pages; avec 16 cartes. (Perthes).

342. T. Rh. DE Pauly. Description ethnographique des populations qui habitent la Russie. Saint-Pétersbourg, 1863, un volume grand in-folio de pUnohes lithocbromiquei, acoompagnées d*un texte explicatif.

3U. B. dTcKUT. iU

I ifcitaidu liBiw.

brvK Uuiionilltcpolonaiwnldcmiad'accui'

«I anicle, p»n:* que 1* diieuuion j tonierre

ealiD* qni seul ippirUenl 1 ddb Btode re*Il»iiwoi faiitoriqDc. On pot

lin iD même titie un irllclt de I4 flrriif canrinjnralu dn 15 Jnia,

p. Ul.

3i6. 1-e prince AugiuliD CjOTRin. Hélangei lur la Riuaie. Pvit,

3i". Frie'irith B^JDE^STEDT, Bus'isehe Fragmenie. Beltrégn lor Kenn'niss des Staais-und Volk^lebmi . ia ssiner hisioriscbaa Enivirkelung (Fragments russei. Jléiinges pour servir lliconnaiisance de la Tie pulitique et sociale, enrisagéo daii« ion dÉveloppement hiïlQriiiue. Recueillia et édités par K. F. Bodtn»ledi). Leipïig, 1862, î vol. inS ixi-3l3, 389 pages (Brockhau<).

Lei fngmtnli. ou pliilAI Ica Mémoire! dont k compotent tes d<ni

•a1ui>e< de M. Friedrich Bodenstedl, sont tirés de deui reeixili nHO.

le «ourtnf'i AiHfifo elU.SIiorB'lf.oiïineidete qaeM.Bodenitedl

claire de l'état politique ettoiialde l'eoiplre des Tiara, tel qu'il ■'«! déTeloppe dana le coundea Récita, et tel qu'il K montre aujourd'hui dans lalutte des parlia ; end*tntrtB terme», ils le propoiïDid'eipliqner

nnlroduclion di

ir; enioici la lisle ;

dana I ancieiine Russie, Ile et II vie pnl>liqne cl a Wt Russes, par [e mt

le du, c

s* Sur la vie populaire et les foires en Ukraine, par le même.

4" Sur la signiflcation historique des actes du synode moscovite de 155i.

5* Les individualités et les généralités sociales, par M. Hilaroff.

6« Sur les propriétés communales des paysans, par M. Koicheleff.

7« Fragments historiques posthume!, de M. Khomiakoff. La chute de Tempire romain. Les déplacements des peuples germaniques et slaves. Les luttes religieuses en Orient.

S" Sur un manuscrit du temps do tzar Alexis Mikkallovitch découvert et publié par M. BessonofT sops le titre de l'Empire rosse au milieu du dix-septième siècle.

9" Sur les associations ouvrières dans le gouvernement de laroslav,

jiairM. Assakoff.

10» Le comte MorkofT; esquisse poor servir à Thistoire de la diplomatie russe, par M. Bartenieff.

Le sujet des deux premiers morceaux est particulièrement intéressant pour rétude des antiquités slaves, mais on y voudrait plus de faits et de développements.

348. A. JouRDiER. Voyage agronomique en Rassie. Lettres et notes sur une deuxième excursion faite en 1860-61. Leipzig, 1863, XXIV-428 pages, avec une carte.

349. Mémoires (Sapiski....) de la Société impériale géographique de Russie. Saint-Pétersbourg, 1863, parties 1-2. 4 vol. in-8 (en russe) avec cartes, s

Le !•' de ces deux cahiers contient la fin d'un important travail de M. Krivochapkïn (dont la première partie est au 4* cah. de 1862) sur le cercle de Jéniseïsk; un mémoire de M. Baer sur les premiers habitants de TEuropc (d'après des inductions craniologiques), et un autre mémoire du même académicien sur le projet de relier par un canal la mer Caspienne et la mer Noire ; un compte rendu de l'exploration de la mer Caspienne, par M. Ivachfnsoffj et divers autres morceaux sous le titre de Mélanges. — Le deuxième cahier contient une Exquisse du territoire tcherkesse situé entre le Kouban et la Biélaîa, par M. Vé" niouknff, avec une carte; des Notes du même pour servir à la description du Caucase occidental, avec une carte; un mémoire sur les rapports de Thistoire de l'Empire russe avec la géographie et l'ethnographie, par M. Kostomaroff; un compte rendu des sondages pratiqués dans la mer Caspienne, en 1861 et 1862, par M. OuUky, avec une carte et 4 planches; des Remarques statistiques sur les caisses d'é* pargne en Russie, par M. Lamanski. Une partie notable des cahiers est occupée en outre par les procès-verbaux des séances do la société.

S 1. Géodésie. Travaux des sociétés savantes.

Par risthme Caucasien nous pénétrons dans la Russie. Deux ordres de travaux scientifiques y tiennent une grande place et s*y o&ent à nous tout d'abord : les travaux géodésiques et les études ethnographiques et statistiques. Ii'ànnâb oéogr. n. 17

290 XUROPB.

Les travaux géodésiqaes oni pris depuis yinsiKÛiiq ans en Russie un développement considérable. L'enipire est si vaste, et, à cause de cette étendue mteie, les cartes sommaires qui en avaient été dressées depuis le milieu du dernier siècle étaient tellement insufiisantes <i*T|^ beaucoup de leurs parties, qu'une reprise générale était devenue indispensable au moins pour la Russie européenne. 11 fallait se tenir au niveau des autres Etats de l'Europe. La Russie y aujourd'hui, n'a plus rien à leur envier sous ce rapport. Une triangulation générale^ conduite par H. Struve, a couvert le territoire tout entier entre la Yistule et les monts Oural ; une armée d'arpenteurs et de topographes, dirigée par le général Schubert et le génénl Tenner, a porté successivement ses levés de détail, accélérés par des méthodes ezpéditives, sur les diverses parties de cet immense réseau ; on lève au 126 000* (les deux tiers à peu près de Téchelle de notre nouvelle carte topographique de la France), pour les besoins de Tadminiitration civile et militaire, la carte parcellaire des gouvernements ; et enfin de belles cartes ramenées à une échelle usuelle ont été construites et livrées au commerce (voir ci-dessus les n»* 335 à 337 de la bibliographie). L'exposé de cet ensemble de travaux est déposé annuellement dans un recueil officiel, analogue à notre Mémorial du Dépôt de la guerre (n» 333) ; et le général de Blaramberg, directeur du bureau topographique de Saint-Pétersbourg, en a donné cette année, comme les années précédentes, un aperçu écrit en allemand (n* 335), en même temps qu'il a fait publier la liste de tous les points, au nombre de plus de 17 000, dont les opérations géodôsiques ont fixé la position astronomique et hypsométrique dans toute l'étendue de la monarchie des tzars (n" 334). La Société de géographie russe, de son côté, qui depuis son origine a si activement concouru à l'étude scientifique de Tempire, seconde d'une manière très-efficace les opérations de ladminis-

tration, soit en envoyant des expéditions spéciales sur les points les plus éloignés et les plus difficilement accessibles, soit en provoquant et en dirigeant tout un ensemble de recherches locales propres à éclairer les branches multiples de la statistique russe et de l'ethnographie. Ses Mémoires et ses Bulletins, remplis de relations et de documents précieux sur toutes les parties de Pempire, témoin gnent assez de son activité et de Timportance des résultats obtenus (n* 349). Au nombre de ses grandes publications, il faut compter un Dictionnaire gétgraphique de la Russie, déjà parvenu à la moitié de son étendue (n** 338). Le seul regret que Ton éprouve en présence de ces beaux travaux, c*estque la langue russe dans laquelle les résultats en sont publiés en rende la publicité à peu près nulle pour le reste de l'Europe.

Cette absence de publicité européenne est grandement préjudiciable aux sciences historiques et géographiques, car une multitude de renseignements sur les peuples et les contrées intérieures de l'Asie ne peuvent nous venir que de la Russie ; mais elle n*est pas moins nuisible, on doit le dire, aux savants russes eux-mêmes, qu'elle condamne à un fâcheux isolement. Le latin d'abord, la langue française ensuite, ont été durant trois siècles et demi le moyen universel de communication et le lien commun de l'Europe intellectuelle ; on ne saurait trop regretter de voir abandonner un usage dont tous les membres de la grande famille européenne tiraient réciproquement un avantage égal. Les relations intellectuelles et scientifiques des peuples ont-elles moins d'importance que les relations de la diplomatie ? La Société géographique et l'Académie de Saint-Pétersbourg ne se dissimulent pas, évidemment, ce que cette situation a de regrettable,' puisque le Bulletin mensuel de l'Académie est rédigé en allemand, que le rapport annuel du secrétaire est écrit en français, et que de son côté la Société géographique publie chaque année.

CBtRToir, plDt6t qu'il me i

nie. En un mot, puiiqDe la oatare dn rlimni, plos iorla qK tnni les nisoonenieiitB, Iùk In poUîeuiaos pnr^ mnt rnsses en ddian de U piibficiU iimnift iiimi, fl at

proTondéiDent ngntubfe, dani aoa propre tntértt noa Boins que (bus le nàm^ que la SodClé de Saint-Piélenbonrg. à c6t^ de FéiitiDa rosse de ses poblïcatîaas, n'ea dimoe pat sÛDahaainat ose édîtkB dus aae de nos langues ocddentales.

Dca eipfd.tions scientifiqa«s, jnmii edies qoi ont en le coocoors de rA::adéaiie et de U Soc;éié géographique, méritant d'étn particulièrement rappeites: l'apéditioii de la mT Caspienne et ulle de U mer d'Azof . Nous avons dêjk parlé de la première (ci-dessus, page 282} ; la seconde a été l'objet d'un rapport développé de M. Baer (n* 339/. Des craintes souvent exprimées, et qui se sont particulièrement manifestées dans ces derniers temps, avaieal attiré l'atter.tion du gouTemement. On allégoait que U profondeur de U mer d*Azof diminnaiwapidemeot, en partie par l'accumulation des sables qu'y apporte le Don , et aussi par l'habitn'le oîi sont les patrons des naTires riverains d'y jeter les pierres dont se compose leur les*. On prévoyait dtji ie temps oii cette prolongation extrême de la mer Noire cesserait entièrement d'è:re navig^Ue. C'est pour examiner ce que ces craintes pouvaient avoir de fondé qu'une commission a été envoyée sur les lieux en 1862 par l'Académie* Que la mer d'Azof ait été de tout temps une mer peu profonde, c'est ce que prouvent asses les déno iiioations de fimn^etde/jaiiuquelni ont commonémeot appliquées le^ écrivains grecs et latins, aussi bien que les ind'catioai des cartes actuelles ; niinmoins ÎI ns-

ETHttOLOGlE SLATE. fi93

sort des recherches historiques que M. Baer a exposées en tète de son rapport, que les cbangements survenus depuis les temps anciens, soit dans le pourtour du bassin méotlque, soit dans sa profondeur, paraissent à peine appréciables. Toutefois la question a paru au savant académicien mériter sur plusieurs points un examen plus spécial, et une nouvella mission a dû retourner à la mer d'Azof en 1863. Nous en ignorons encore les résultats.

{ % L'etboolii^* aliTe.

Dans l'ordre des études économiques et statistiques, les deux livres à citer cette année sont ceux de H. Schnitzier et de M, Buschen (n°* 340 et 341). L'ouvrage de M. Buschen renferme, sous un très-petit volume, et grAce surtout aux seize cartes qui en sont la partie essentielle, une masse coDsidërable de faits, bien classés et bien coordonnés; mais ce n'est, en définitive, qu'un manuel limité aux données principales. L'ouvrage de M. Schnitï'.ler, par son étendue, non moins que par la conscience et l'immensité des recherches, est le livre classique sur la Russie. La première publication de noire savant compatriote * sur l'empire des tzars est de 1829; et depuis cette époque ses travaux se sont mainteous priucipalement dans celle direction. Une tellp rsistance est méritoire, et elle justifie bien l'autorité qui s'attache à des travaux pour lesquels l'auteur est à même, ce qui n'est pas commun chez nous, de puiser aux sources originales.

Dans les circonstances actuelles, il n'est pas sans intérêt d'avoir sous les yeux quelques données comparatives, tant sur les territoires que sur les populations. Nous devons nous borner, toutefois, aux chiffres essentiels, que nous tirons du livre de M. Schnitzier.

t. U. Schûiular sat AlMcieo.

L'enpire nu^. t*nt P"* u distribntïoa sfographipia qw par U eoniéqaence mttn» ds h lormi^QD hiitonp^ sa compose de six grandes divisions, néçemîmaeiit tat ÏDJgileB ea éteadaa et eo population. En voià la tabipan;

BaMw fEunpe, cmtn at w^a

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AmiiiqHnMM* 1IT60W 107g »t£'

18870931 nuem Ponr la Russie d'Europe en particulier, il eat surtoat inUressant de connaître là répartition des pi^Utïoni par

nationalités. En voici l'aperçu :

BrwEs 53GOOO00

Poiosiis

a. Hovaume tie Pologne' t8404S6 \

h. Daos lit nrvf goaTmttmrittt dt la Russie oC' f ..,„.»

CidenUla (Vitebtk, Mobiler, Uinsk, Vilnt,

KoTiio, Grodiia, Kier, Volbjuie, rodolie'. .. 1370000 7

1. La TerMe = 106T niHrei. I.a renie carrés nut par conséquent, 1 i:i8 4S9m;'lrei carrés, uaseilitme enTironen sus du kilomètre carré.

2. Ain» pris en bloc, ce chiffre ne dnnne qu'une iJée fort impaifaiia de U dc"'iiê réellp .le la popiilsli'-îi dani 'a Rtissie d'Europe. Pour, aïoirune a;>pro<inialion ]a>te, il faudrait lUtilirau mniDs deui catégories Je gauvernements. en sé|>iranl les terriloires prejqua déserts ou Irés-'aiblemenl peuplés du nord, de l'est el du sud. des gODTememenls du centre el de l'ouest où la population est concentrée. Cest ea que l'on peut saisir d'un coup d'Œil soit daus les pettlas cartes sUti»liques de U. Buschen. soit dans le.c inbleaui de U. Schnitzler.

3. C'est-i-dire eilTiron 3 habitants pour 10 versten carrée».

4. Oooiiiie l'Amérique niaie soit ronsiilérée comme un établissement colonial relevant de la compaiinie des fotiTrures, plniAi que comma une possession imméiliate de la couronne, elle n'en Fait pas moins parlie de l'empire, les clitffresdesuperfiri^el dépopulation n'en doirnnt élra pris, du reste, qu'.i titre d'approiimaiion.

.'). C'e-t-i dire enriron un habiiani [loiir lUO leislea carrées.

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