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BULGARIE

entre la ville et le port de Tomi, étaient faîtes depuis long, temps. On peut voir à ce sujet une note que nous avons donnée, il y a dix ans, aux Nouvelles Annales des Voyages^ mai 1854, page 219.

Plus à l'ouest, dans l'intérieur même des Principautés, nous n'avons guère à enregistrer que deux documents fragmentaires, les itinéraires que M. Kanitz a relevés, de 1859 à 1861, dans ses courses multipliées à travers la Servie (n** 354), et celui que le docteur Barth (le grand explorateur africain) a suivi en 1862 de Routchouk à Saloniki, coupant la Bulgarie, une grande partie de la Roumélie, et plusieurs cantons de l'Albanie, c'est-à-dire la Mœsie des anciens, la Tbrace et la MacMoine. Ddns des contrées telles que celles-ci, presque entièrement dénuées de relevés géodésiques, et dont la géographie, par conséquent, ne repose encore que sur des combinaisons d'itinéiraires, des documents tels que ceux-ci, dus à des voyageurs exercés, sont toujours d'excellentes acquisitions.

Les passages suivants du mémoire de M. Kanitz feront comprendre toute l'importance de ces travaux partiels.

La cartographie a encore en Turquie une grande tâche à remplir. Elle y a presque tout à faire, et de grandes difficultés à surmonter. Elle manque de relevés trigonomélriques, et les chitines de hauteurs eux-mêmes ne reposent en grande partie que sur des calculs approximatifs. Aussi les erreurs des anciennes cartes se sont-elles reproduites jusque dans nos plus belles cartes récentes. Viquesnel et Boue, Hahn et Zach, sont les premiers qui de notre temps ont jeté par leurs laborieux travaux quelque lumière sur les parties les plus obscures des territoires du Balkan.... Les cartes russes et autrichiennes répandues dans le commerce n'ont de passablement exact qu'une bande de quelques milles de large au long du Danube et de la Save; dès qu'on va plus avant dans Tintérieur, elles n'offrent plus guère de secours au voyageur, ou bien elles le trompent par leurs nombreuses lacunes. Elles indiquent rarement les routes nouvellement construites, elles déplacent fréquemment les localités et les montagnes, et elles dénaturent souvent les noms an point de les rendre méconnaissables.

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