FALLMERA7ER SUR LES GRECS
phénomène d*uiie nationalité si profondément sapée dans ses bases, quQ tant de causes de mort ont travaillée depuis des siècles, et qui s*est pourtant maintenue sinon pure, au moins vivante, « Personne, en effet, n'a encore essayé de nier qu*à côté des Slaves et des Albanais, des Bulgares et des Turcs, il n'existe réellement et véritablement en Grèce une nationalité propre, avec un caractère tout à fait distinct. » Les Grecs ne sont devenus ni Albanais par l'intluence des colons amantes, ni Osmanlis par Tinfluence des conquérants turcs, ni Latins par l'influence des VénitienSy ni Romans par celle des Français et des Catalans ; ils ne sont pas non plus devenus des Slaves. Infiniment supérieurs par l'esprit et par les habitudes de la vie policée aux races barbares qui les ont vaincus, asservis, exterminés en partie ou disséminés, ils ont toujours conservé, à travers leurs désastres et malgré l'énorme disproportion du nombre, une prédominance intellectuelle que le glaive n'a pu détruire, que l'esclavage même et ses tristes influences n'ont pu entièrement effacer. Transformés par le sang, ils ont survécu par la mystérieuse transmission de l'intelligence*. Leur langue, au moyen âge, a vaincu la langue slave, comme elle a triomphé plus tard du turc et de l'albanais ; absorbés par les hordes envahissantes, non-seulement ils n'ont pas disparu dans cette fusion inégale, mais ils ont transformé, en grande partie du moins, leurs dominateurs : ils en ont fait des Grecs. Non pas, assurément, des Grecs de Thémistocle et de Périclès; mais enfin ^s fils encore reconnaissables d'une nation éminemment douée, d'une nation qui même du fond de sa triste déchéance a gardé le trait distinctif dos races supérieures, l'aptitude au progrès et à la régénération: C'est l'exemple le plus merveilleux de vitalité qui existe dans l'histoire.
Telle est, en acceptant au foi^ les solides investigations et les vues réellement irrécusables de Fallmerayer ,
l'année GÊOGR. II. \%
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les faibips débris de c nique, auraient bientô origine ; sur la terre d n.asablefl témoignages i menls qui rappellent i deurs du passé, ie senl perpétuer à travers les et les misères de la set leur dégradation poIiti( rappel incessant de leur nique, au» époques prie pam son génie; c'est l qu'est due la cdûserratio
373. D' LoRENZ. Beitrage ^ur DoptMng ^&f ^l^^skif^ep Imf^t^rirtfiR. (Ëtude sur rinterprétatioii des inscriptions ^irusques). Beiiràge xnr vergleichenden Sprachforschung auf dem Gébiete der artschefiy celiischen und slawisehen Spraehen, von Â. Kuhn und A. Schleicher, IV, !•' cah. p. i-40.
La rédaction a fait précéder le mémoire de la note suivante : • Quelques objections que puisse soulever cet essai d'interprétation 4^ M* l6 D' Lorenz, nous n'avons pas cru cependant devoir en refuser l'inserlion, parce qu'on peut voir par ce travail à quelles conséquences on arrive lorsqu'on regarde Tëtrùsque comma une langue alliée au latin et au grec. »
374. Ant. Bertani. Essai de déchiffrement de quelques inscriptions étrusques. Simples études. Leipzig, 1863, tn-4% viii-81 pages. 1" fascicule. (Brockhaus).
J'inscris cette première livraison, que j^ n*ai pas sous les yeux, à simple titre de renseignement bibliographiq.ae.
375. F. C. Marmocchi*. Compendjo di geografia dell' Italia. Maiiand, 1862 in-8». (Civelli). •
376. Dizionario geografico postale d'Italia, pubblicato dalla Direzione générale délie Poste del regno. Torino, 1863, in-8*, 754 pages. (Speirani).
377. Statistica del regno d'Italia. popolazione. Censinenti degli antichi Stati Sardi, di Lombardia, di Parma edi Modena, pubîicati per cura del Mioistero d'agricultura. Torino, 1863, 3 vol. in-4°. (Bocca).
378. BiFFART. Venetien mit dem Festungsvierecke, eioe militâr-geographische Skizze. (La Vénélie et le Quadrilatère, esquisse de géographie militaire). Wiesbaden, 1863, in-8', x-104 pages, avec 8 plans dans le texte. (Leipzig, Zernin).