LA CARTE QE LA GAULE
DD. Hi*ioire d«3 Carolingiem.
ne, ïiï-842 p.
631- Mtiitnin Delochb. Ëtudei aur U géographie bigtoriqna da ]a Gaule, et spécialement sur les diTisiOTis lerritariales du Limouiin au mojeD Age. Paris, 1. 1. 1863, 1d-4 avec une carte.
Zitralt des Mémalrti pr<(n)r/( par dirtri lanmlf A lAtaHmit du intcTiplioKt il ««((«■tcilru, Anliqnllct da U Fruxa. t. IV. La pramiira parlle ds et unal triTiil, inaérée an mima racndl, «it de tltl.
Dans cette liste que nous avons dressée (et elle est bien loin de tout comprendre) de mémoires et de recherches diverses sur la Gaule romaine, nous pouvons encore reconnaître, en dehors de la disposition naturelle qui porte les sociétés départementales vers ce genre de travaux, la puissante influence qu'une circonstance tout accidentelle, je veux dire les investigations provoquées par l'Empereur pour l'éclaircissement des campagnes de César, a eu depuis cinq ans sur les études arcbéologiques. Aussi la commission constituée pour dresser une carte, ou pIutAt une série de cartes de la Gaule depuis la conquête romaine jusqu'à l'invasion des barbares, est-elle devenue le centre vers lequel s'est dirigée la très-grande partie sinon la totalité de ces études locales, non pas seulement les travaux imprimés, mais une foule de communications manuscrites et de mémoires encore inédits. Sous ce rapport, indépendamment de sa valeur propre, la première carte dressée par les soins de la commission pour représenter la Gaule de César', a donc une très-grande importance.
Depuis deux ans qu'une de mi- publicité lui a été donnée, cette carte a traversé déjà des fortunes diverses. A cAté
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dM éloges qa'èUe devait natoreUemenf reeevoir, die a rencontré de nombreuses et vives critiques. Ces critiques sont surtout parties de l'Allemagne et deU Belgique; mais ce qui leur a donné un poids considérable, c'tel que la vdz de l'Empereur lui-même s'y est associée d'une manière presque officielle *.
Qu*il nous soit permis, à notre tour, d'exprimer à ce sqet notre sentiment todt entier. Nous le fieroiai d'autant pins librement, que nul plus que nous ne tient «n hanlB estime le savoir éminent et le caractère des lummies dont la commission se compose. Ce ne sont pas d'ailbors des critiques que nous avons à hire, mais seulement quelques observations à présenter.
La première est sur la forme de la carte, ou, pour nùeox dire, sur le mode d'exécution. Ce que nous avons dit Tannée dernière à ce sujet ', nous le répéterons ici, et, s'il se peut, avec plus de force encore. Dût-on nous accuser, comme on Ta fait sans doute, d'un puritanisme outré, nous maintenons que l'emploi du procédé lithochromique dans les cartes de géographie en général, et surtout dans les cartes à petite échelle, est à tous égards une triste et déplorable invention. C'est une imagination purement industrielle, née, il faut le dire, de la décadence de Tart cartographique, et qui jamais n'aurait dû déshonorer de son contact une œuvre sérieuse. Comme on a perdu la vraie tradition de la cartographie, dont l'œuvre de d'Anville nous offre, quant à l'harmonieuse disposition de la
1. Dans une leUre adressée à une université d'Allemagne , et qui t été imprimée au Moniteur^ TEmperenr a dit : a Quant aux éloges que fous m'adressez au sujet de la carte des Gaules, je ne saurais les accepter, parce que je suis complètement étranger aux travaux d'après lesquels elle a été dressée. D'ailleurs, sans contester en rien le mériiede
i ses auteurs , je ne donne pas mon entière approbation à leur œuvre,
d'accord en cela avec les savants de l'Allemagne qui y signalent des 1 erreurs. »