LA CARTX DE LA «AULE
lettre et à la clarté dans le détail, un si admirable modèltj comme la recherche exagérée des effets d'abcrd, et peuî peu le métier substitué k l'étude, oot tout gâté et tout corrompu ; comme le mauvais goût en un mot, en ceci comme en bien d'autres choses, a gagaé tout ce que perdait l'art véritable, on s'est imaginé qu'une carte deviendrait plus claire et que l'i^criture s'y détacherait mieux, en employant des teintes différentes pour l'impression de ses différentes parties, les montagnes en brun rougeâtre, par exemple, les rivières et les côtes en bleu, les chemins en rouge, etc., sans parler de la bigarrure même des mots dont on prétend distinguer les différentes classes par des couleurs multiples. Or, il faut savoir que chaque couleur exigeant sa pierre a part, si vous avez cinq couleurs dans votre carte, la carte devra être gravée non plus sur une seule pierre, mais sur cinq pierres différentes, et il faudra que la part d'impression donnée par chacune de ces cinq pierres se raccorde assez rigoureusement avec les autres pour qu'il n'y ait pas entre elles le plus petit interstice ni le moindre empiétement. Si l'on réfléchit que dans une carte telle que la carte de la commission (où la Gaule, à l'échelle du deux millionième, occupe une feuille de format grand-aigle), un millimètre sur le papier représente deux kilomètres sur le terrain, ou une demi-lieue, on se persuadera difficilement que la justesse de votre impression litliochromique soit telle que vous y puissiez maintenir en toute certitude l'exactitude rigoureuse qui est l'essence même d'une bonne carte, d'une carte scienliffque. Hais passons. J'admets que votre procédé, malgré sa complication coûteuse, arrive à ce résultat final que vos cinq impressions superposées se confondront rigoureusement en une seule impression: qu'avez-vous obtenu, en définitive? Regardez la carte de la Gaule et répondez. Une carte blafarde, sans ndief, sans effet, sans harmonie, sans netteté, d'une impression p&teuse et m&cbonoée, voilà à
posez une page de Mie
au proci^dé lithochron
Où peulbiea pense;