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LES GRANDES APPUCATIONS DE LA GÉOGRAPHIE

d'ensemble. G^est, par sa conception générale, un livre de l'école de Ritter et le meilleur résumé qui en ait encore été fait^ Nous avons aussi, sur un plan un peu différent, un ouvrage de M. Alfred Maury sous le môme titre de la Terre et V Homme , dont la valeur est suffisamment garantie par la science bien connue de l'auteur*.

Autant l'étude comparée des régions du monde, et des conditions sous lesquelles se développe la vie physique et morale des peuples, est faite pour agrandir les vues de l'historien , autant la même étude est nécessaire à Phomme d'Ëtat et à l'économiste , dont elle éclaire et dirige les conceptions pratiques. C'est sous ce dernier point de vue que M. Jules Duval Ta envisagée dans un écrit extrêmement remarquable sur les rapports de la géographie avec l'économie politique (n* 662). Les formes générales des continents , dans leurs analogies et leurs oppositions^ y sont esquissées avec une hauteur de vues, une sûreté de coup d'oeil et une justesse de trait que l'on voudrait trouver chez les auteurs de nos traités élémentiUres, toujours absorbés dans le détail. C'est par des citations, si la place nous le permettait, que nous voudrions justifier notre éloge. Voici, par exemple, en quels termes M. Jules Duval caractérise le rftie d^grandes mers du globe dans les rapports actuels des peuples.

k Les fonctions économiques de la mer, considérée dans ses traits les plus généraux', ne sont pas moins importantes que celle de la terre. Elle sépare les sociétés rudimentaires, elle uDit les sociétés avancées. Le sauvage sur sa pirogue se livre

1. M. Guyoi est Genevois. Des lectures (comme on dit aujourd'hui), qu'il fit en français à Boston, il y a quinze ans, furent traduites en anglais sur le manuscrit, et devinrent la base de l'ouvrage actuel, dont les éditions, tant anglaises qu'améncaines, sont déjà nombreuses.

2. Ceci nous donne occasion de rappeler que M. Saigey nous a aussi donné, il y a quelques années, un excellent traité de Cosmographie et de Géographie physique, sous le titre de Petite physique du globe (2 vol. in- 18, Paris, Hachette).

à un court et timide cabotage; sur ses vaisseaux de commerce ou de guerre, le civilisé parcourt le monde. I^ mer lui est la route la plus facile pour l'exploration du globe. Grâce à ce:te propriété si favorable à la civilisation, la mer Rouge portait les Phéniciens vers les terres de l'encens, de la myrrhe, du baume et de Tor; la Méditerranée apparaît, dès les premiers âges historiques, comn-e le berceau des peuples de TOccident, le centre de leur politique et de leur commerce. D'une étendue médiocre, et réduite encore par la multitude d'Iles dont elle est parsemée, livrée k des vents et à des courants que savent utiliser les pilotes, entourée de terres accessibles, surtout le long de son rivage septentiional où elle pénètre au coeur des terres par des écbancrures multipliées, la Méditerranée devient dès Tantii^uité la mobile arène de la paix et de la guerre, où se disputa le sort des républiques et des empires. Au moyen âge, elle s'ouvre aux croisades, qui révèlent l'un à l'autre, face à face, deux mondes qui s'ignorent, opposés, ennemis, celui de TËvangile et celui du Coran. Depuis trois sièck'S dépossédée du premier rang, elle reprend de nos jours, sous l'haleine de la vapeur, son rôle providentiel de grande route de l'Occident vers rCri^nî, et rachetant par Tintcnsité du travail rinégalité dt:;s dimensions, elle entend taire contre-poids, dans la balance du commerce, à l'océan Atlantique.

Il nous faudrait transcrire bien des pages de cet excellent écrit pour faire connaître tout ce qu'il renferme de profond(''ment pensé et d'éloquemment exprimé. Nulle part ce grand et beau sujet , la géographie dans ses rapports avec réconomie sociale, c'est-à-dire la science ramenée à son application la plus directe, au bien-être des sociétés humaines , n'a été exposé avec cette ampleur et cette lucidité. < Le tableau synoptique des échanges internationaux sur le globe » suppose une immense étendue de recherches par la masse énorme de faits 4}u'il résume. G*est la vue du commerce universel, envisagé tout à fat fin dans le passé et dans l'avenir.

JOURNAUl CéOGRAPHIQUES.

J S. Joumiui giognphlqDei. Hélinge*. Atlu £iicon l'idoottlDii

géograiibiiiui.

663. HilIbeiluDgen su» Ju«tus Parthei geographiichen AniUlt, Qber Wicfalige neiie Erforschungaa âuf dem Gesammtgebiete der Geographis, tod D' A. (■bteumaun. Gotba. ia-4.

Ud cahier cbaqus mol>, MCompagns d'ans ou pluilenri cartu OTÎ-

664. Zeitschrlft far alIgemeÎDe Erdliunde. Mil unlemmiung der Gesellschali fOr Erdtunde zu Berlia , und UDIer besonderer HitwlrkuDg TDD H. BaHh, fi. W. Dove, C. G. Ehreoberg, H. Kiepcrt in Berlin , K. Neumaon io Breslau, uod J. E, Wappiut in Gôitingen, herausgegeben vod D' W. Koneb. Berlin, in-8 (Beimer).

Va cahier ebaqua moli, accampagns da Mrlu ariginalsi eanitnllt** par M. Kiapart.

G65. Le Tour du Uonde. Nouteiu journal dai To;ag«» publii toui la direction de U. EJ. Charton, et illuitré par no* plus cilâbre* arlisles. Paris, HachElle ei C'*, grand in-4.

Un numéro chaque umalDe, accampagnê da cartca et d* tréa'ooni' brenen gravura dana la Mile.

6G6. Nouvelles annales d« g Voyages, dé la Gëograpble, de l'Histoire eldel'Archtologie, rêdigii* par H. V. A. Milti-Bhbh. Part*, Anbui Bertrand , in-8.

va oahier chaque mola, dont quclquai-niu aiee dea aarlei da

Efi7. Reiua mariliniB el colnnialB {publiâa par la minislAre de la marine}. Paris, ia-3 (Cballamel).

Un cahier chaque mois, rréquenuneDl accompagoé ds carUa orl-

Ë6S. Briefwecbsel Aleuudcr von Udhboldt'b mil Heinricb Berghant, aus den Jabren IHlà bis 1858. (Correipondanca d'Al. de Humbot'lt arec H. Berghaus, de 1025 k 18bS.) Leipzig, 1S63, 3 Tol. ia-8, xiv-34g, vu-SOB, II-33G pagat {Costanobla).

669. LiereruTigs-Ausgabe ton Ad. Bnuan'a Hand-Atlas. HeriiugegBben Ton Herm. fierghaua und Aug. PelermanD. Gotti«, J. Partbei. 1861-63, graud in-roiio carré.

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