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CeUe du baron de Decken

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montagne et leur donner des porteurs. M. Burton lui rit au nez et passa outre avec sa petite caravane, quoique Tabsence des porteurs sur lesquels il avait compté le mit dans un assez grand embarras.

Le massif du mont Cameroun forme un parallélogramme compris entre 3«57'— 4«25'lat. N. et 9M'— 9«25' long. E. de Green w. Il est limité à Test par la rivière de Bimbia, et à l'ouest par une branche du Rio del Rey, ou rivière Roumbi ; au sud, l'Atlantique baigne le pied de ses derniers contre-forts. Son extension du côté du nord n'a pas encore été reconnue. C'est une masse de formation volcanique; les cratères, que M. Burton a examinés, ne sont pas encore entièrement éteints.

Au rapport du capitaine Allan, les indigènes donnent à cette grande montagne un nom qui signifie la montagne du Ciel (Mongo Malobn). « En loyaux sujets, dit M. Burton, nous baptisâmes les deux sommets les plus* élevés des noms de pic Victoria et pic du Prince Albert; car, nous ignorions encore le triste événement qui avait changé en deuil les fêtes de Noël de la Vieille Angleterre. » M. Burton manquait des instruments nécessaires pour déterminer d'une manière rigoureuse l'altitude des cimes du Cameroun ; dans une seconde ascension renouvelée quelques semaines plus tard, le mercure de son baromètre marqua 193. 5, la température étant 60** (Fahr.) à la base, et au sommet Victoria 189.75, la température étant 59*. La neige y tombe parfois, à ce qu'il paraît, mais elle n'y séjourne pas.

Le voyageur ajoute : « Le Cameroun serait un admirable emplacement pour y installer un établissement de convalescence ou y établir une colonie. Les matériaux nécessaires pour y construire une route et y élever des bâtiments d'habitation sont sous la main. Des soixante mille nègres fugitife réfugiés au Canada, donnez-m'en seulement trois cents , et en une saison je vous ferai un chemin praticable pour les mules. Les émanations délétères de La-

GUINÉE. §t

{;08 étigeront un hàpital; et où trouverait-on un Liban comparable au majestu^ix Cameroun? » ^

M. Burton est persuadé que dans le mont Camero^ 4| a retrouvé le Char des Dieux (TheAn Okbéma) de 1% yidU^ relation punique de Hannon. Nous sommes UÊbé'éfJm enlever cette illuston ; mais le The6n Qkhéma était ^lén* lité situé bien loin de là, à quelque distance au nM|a|« Sierra*Leone. Cest ce qu'un travail sur les andm périples de la côte occidentale d'Afirique, dont FimpreiraÉ' s'achève en ce moment, démontrera bientôt, nous ùBên l'affirmer, jusqu'à la dernière évidence.

Le Dahomey. — Reconoaisiance des rivières de la côte occidentale.

M. Vallon.

La contrée littorale dont le Kouàra forme la limite orientale se nomme Yoruba (M. Vallon écrit Yarriba) ; à l'oiiest du Yoruba s'étend le Dahomey, un des grands royaumes nègres de la côte de Guinée ^ Les journaux des missions étaient pleins, il y dix*huit mois, d'effroyables réeits, où des témoins oculaires , encore tout frémissants d'épouvante et de dégoût, nous faisaient assister à l'immolation officielle, sous les yeux mômes du roi et de son peuple, de plusieurs milliers de victimes offertes aux mânes du roi défunt. L'esclavage, on le voit, n'est pas le seul fléau dont gémit l'Afrique. 'C'est sur cette terre encore ensanglantée par ces hideux holocaustes que nous conduit M. Guillevin (n"" 33). Sa courte relation décrit bien Taspect et la nature de la côte, ainsi que les établissements européens, et nous donne un intéressant journal d'une excursion de Whydah à Abomey, la capitale du pays.

1. Nous en avons eu, depuis quinze ans, deux bonnes relations anglaises, ceUe de M. John Duncan en 1847, et celle du commander Forbes en 1851.

Oq doit aussi à un officier de noire marine, M. A. Vallon, une notice spéciale, pleine de bons renseignements, sur ce pays de Dahomey (n"" 34). L'auteur de ce morceau a fait aussi deux voyages daus Tintérieur, en 1856 et 1858.

M. Vallon est du reste un de nos officiers qui connaît le mieux les côtes occidentales d'Afrique, où depuis plusieurs anniet il a opéré de nombreux relèvements hydrographiques. Il a reconnu toutes les rivières importantes qui débouchent entre le Sénégal et Sierra-Leone, et en a fait la carte. Nous nous bornons à indiquer ici, outre sa note sur la Casamance (n*" 35), deux morceaux les plus importants, d'après ce qui a été publié de ces travaux ^ >

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