‹ L'Année géographiqueChapitre 51 sur 236 · ILES · texte numérisé non relu

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connue sous son nom d'Ue Bourbon que 93 et 48 lui ont fait perdre), M. Maillard n'a pas eu, comme M. Bollô, à s'appuyer sur une longue série de travaux antérieurs ; son livre est une œuvre complètement originale, dont un long séjour, et des circonstances exceptionnellement favorables , l'ont mis à même de réunir les matériaux. « L'auteur de cet ouvrage, dit-il au début, vient de quitter rUe de la Réunion qu'il a habitée pendant plus de vingtcinq ans. Dans ce laps de temps, les travaux dont il a été chargé S les études topographiques auxquelles il s'est livré, le grand nombre de commissions et de jurys dont il a fait partie, enfin les nombreuses et amicales rdations qu'il a entretenues avec presque tous ceux qui, dans ce pays, se sont occupés ou s'occupent de sciences et d'arts, l'ont mis naturellement en position de recueillir et de rédiger une foule de notes qu'il croit utile de coordonner et de publier. > M. Maillard croit sa publication d'autant plus opportune, qu'il ne doute pas que le percement de l'isthme de Suez, dont l'ouverture modifiera si complètement la navigation de la mer des Indes, jointe à la liberté de commerce qui vient d'être concédée aux colonies, ne doive amener pour l'ile Bourbon une transformation trèsprochaine. Son ouvrage, dit-il, sera pour l'avenir un point de comparaison.

11 restera aussi comme un recueil d'excellents documents. Les notes de M. Maillard, et celles qu'il a reçues de plusieurs hommes spéciaux résidant à Bourbon, embrassent tous les éléments d'une description locale, la topographie, Thistoire, la statistique, l'hydrographie, la météorologie, la géologie, l'histoire naturelle dans toutes set branches, la statistique, la population, l'administration coloniale, les diverses cultures, le travail des esclaves et • is travail libre, le commerce, les travaux publics, l'éduca-

^1. Comme ingénieur colonial.

. l'annéb géooob. U

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tion, les faalntudes sociales, et bien d'autres points encore. L^bistoire naturelle tient une place importaote dans ce travail, et surtout dans les communications que M. Maillard a reçues et qu'il a classées en appendice. Des planches d'une exécution très-soignée complètent les descriptions. Pour la partie géographique nous signalerons une bdle carte de l'Ile, et une coupe transversale qui en fait bien saisir le relief. Les remarques sur la population, et sur les habitudes des différeotes classes qui la composent, ne renferment pas seulement de curieux et piquants d^ tails, elles peuvent aussi fournir des faits utiles à l'étude des races métis. Nous pouvons dire, en un mot, que le livre de M. Maillard est fait pour tenir une place distinguée dans notre littérature coloniale.

Les circonstances qui ont changé naguère, par la mort de la vieille reine Ranavalo, ennemie sanguinaire des chrétiens, et l'avéncment au trône des Hovas de sou fils Hadama II, aussi empressé d'appeler à lui les Européens que sa mère avait mis d'acharnement à les éloigner de l'Ile, ces circonstances ont ramené plus que jamais l'attention vers Madagascar. Plusieurs missions politiques, tant anglaises que françaises, ont doncé lieu k des liipports ou à des relations oii jusqu'ici il y a peu de choses aâuv«a à recueillir (n" 78 et 79J, Le volume récent qui porte te nom bien connu de madame Ida PTeiSer (n° 77), csi une publication d'une tout autre portée. La relation estiol*r«sante surtout par les renseignements que madame PfciScT fut à même de recueillir delà bouche d'hommes bien informés ; mais ce qui donne à ce volume une importance U particulière, c'est l'introduction qu'on a jointe à cetu édi- i tion française. Cette introduction jette un très-grand joi sur les points de contact de Madagascar avec ia poUti^ ■européenne dans le cours des dix dernières annéai. ( morceau, comme l'indique le titre, a été i M. de Riaux ; mais ce qui lui donne sa valeur, on

PUBUCATIONS GÉNIÎRALES. 183

]a source particulière des documents sur lesquels il se fonde.

PUBUCATIONS SUR L*AFRIQUB Kl OÉHÉRAIh

SI. L'Afrique nouvelle. Récents voyages, état moral, intellectuel et social dans le continent Noir, par Alfred Jagobs. Paris, 1862 , in-12 de 408 pages (Didier).

82. AlHca. By John Arrovsmith. London (1861), une grande feuille.

Le volume de M. Alfred Jacobs est formé d'une réunion d'articles publiés à diverses époques sur les principales relations récentes relatives à l'Afrique. Ces articles sont disposés dans un ordre systématique, de manière à nous conduire successivement à travers toutes les grandes contrées du continent : — sur le haut Nil et en Abyssinie, avec les expéditions égyptiennes, le consul Petheriqk et les frères d'Abbadie; dans l'Afrique orientale, avec Krapf et Livingston ; sur le Kouara inférieur et la Binoué, avec les explorateurs de la Pléiade; dans le centre de l'Afrique australe, avec Burton et Speke ; dans le Soudan, avec le docteur Barth. D'autres chapitres sont consacrés au Sénégal, au Sahara algérien, à l'isthme de Suez et aux îles africaines.

Cette publication tire un intérêt de plus de l'afifreux malheur qui a frappé le jeune écrivain, qu'une chute terrible, en produisant sur le cerveau les lésions les plus graves, n'a pas seulement atteint (il y a tout lieu de le craindre) dans les sources de la vie, mais ce qui est plus triste encore, dans les sources mêmes d'une belle intelligence qui promettait à la France un érudit de plus. Tous ceux qui prennent intérêt à notre histoire nationale cod-

naissent le remarquable travail de M. Alfred Jacobs sur la géographie de Grégoire de Tours, dont s'est enrichie. Tannée dernière, la nouvelle édition de notre vieil anna^ liste traduit en français par M. Guizot.

Nous avons mentionné précédemment, avec la distinction qu'il mérite, le volume où Mi de Lanoye raconte, en lui donnant les développeme9ts que ne comportait pas le cadre plus général de l'Afrique Nouvelle de M. Jacobs, l'histoire, si riche en incidents, de l'exploration du grand fleuve du Soudan depuis Mungo Park. Nous ne pouvons terminer plus heureusement notre revue de l'histoire géographique du continent africain durant l'année qui vient de finir, que par la mention de la belle carte d'A&ique de M. John Arrowsmith. Le nom seul de l'habile géographe anglais est une garantie de l'étude scrupuleuse dont toutes les parties de cette carte ont été l'objet ; mais telle est la rapidité des explorations actuelles, que déjà sur deux ou trois points le travail de M. Arrowsmith réclame tme révision qui sans doute aura lieu pour les nouveaux tirages.

. EipMition de Syrie. Beyrouth. Le Liban. JérutiJeci. 1860- 1861. Notes clsourenirg, parEm. Lodet, payeur de l'eTpédilioii. Pari», 186Ï, iD-8,40T pages (Amyol),

85. Coût cf Syriafpublisbedby Ihe Boardaf Admiralty, Londoo). I" feuille : IskanderuD to Harkhab, 1861 ;

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