‹ L'Année géographiqueChapitre 71 sur 236 · ETHNOLOGIE TOURANIENNE · texte numérisé non relu

ETHNOLOGIE TOURANIENNE

cette immense famille de peuples à physionomie mongole ^ qui couvre les trois quarts de l'Asie, que nous avons cru devoir insister sur ce double fait : la ressemblance générale du type physionomique^ à la fois comme le trait de race le plus général et comme la marque indélébile de séparation vis-à-vis de la famille arienne; et le rapport que la configuration physique de l'Asie nous montre entre les natioruh Htés diverses de la race et leur distribution par régions nahÂrelks. On peut dès à présent regarder la question comme décidée par son cAté physiologique. La philologie ne pourra qu'étendre et confirmer la démonstration.

Les nombreux travaux de Castrèn y auront eu une part des plus importantes. De ces écrits, les uns sont purement lingubtiques ' ; les autres, notamment ses Lectures ethno^ logiques sur les peuples altaïques*^ ses Lectures sur la mythelogie finnoise^ et les Opuscules que M. Scbiefner vient d'éditer (n** 142), prennent le sujet sous ses rapports historiques, et y apportent la lumière que les profondes investigations d'un homme éminemment spécial peuvent tirer du rapprochement des traditions, des légendes populaires, des fables religieuses, et surtout des puissantes inductions de la philologie comparée.

1. Nous employons ce terme, bien entendu, comme l'expression la plus générale du fait physiologique, sans nous préoccuper des modifications de détail.

Page 1