LE GRAND ARCHIPEL D*A8IE
177. Baron Melvill van GARNBés. Allgemeene Atlas van Nederlandsch-Indiê, uitofficiëlebronnen, enmet goedkeuring van het gouvernement zamengesteld. {Atlas général des Indes néerlandaises^ construit d'après les sources officielles.) Batavia, 1852 et années suiv. , gr, in-K
Cet atlas des possessions néerlandaises du Grand Archipel d'Asie se compose jusqu'à présent de 51 feuilles ; en voici le détail.
Java y 23 feuilles. Résidences (ou districts) de Bantam, Batavia, Buitenzorg, Kravang, Preang (2 feuilles), Cheribon, Tagal, Pekalongan, Banjoemas, Bagelen , Magélang, Djocjakarta, Kadoe, Samarang (2 feuilles) , Madioen, Japara, Rembang, Kediri, Pasoeroean, Probolinggo, Bezoeki.
Sumatra (partie/faoliandaise) , 7 feuilles. Résidences de Lampong, Palembang (2 feuilles), Benkoelen, Westkust (3 feuilles).
Lingaj Bintang, etc. (Résidence de Riouw). 1 feuille.
Bankaf 1 feuille.
Billitonj 1 feuille.
Bali, 1 feuille.
Soembavaj 1 feuille.
Floris et Sumhay 1 feuille.
Timor (partie hollandaise) , 1 feuille.
Nouvelle Guinée (carte générale) , 1 feuille.
■^ Territoire néerlandais y 1 feuille.
Moluques, 2 feuilles.
Amboinej 1 feuille.
Banda j 1 feuille.
Temate ei Halmaheira (Djilolo), 1 feuille.
CeleheSj 3 feuilles.
Bornéo (partie hollandaise), 4 feuilles (1859).
178. Âardrijkskundig en statistisch Woordenboek van Nederlandsch Indië. {Dictionnaire géographique et statistique des Indes Néerlandaises.) T. II. Amsterdam, 1862, in -8. (Van Kampen.)
179. F. A. W. MiQUEL. Sumatra, seine Pflanzenwelt und dercn Erzeugnisse (Sumatra, ses plantes et leurs produits). Leipzig, 1862, in-8. (Fleischer).
180. William Dalton. The Nest Hunters; or, Adventures in the Indian Archipelago. Lond. .1862, in-8. (Hall.)
181. P. DE La Gironiêre. Mœurs indiennes, et quelques pensées philosophiques pendant son voyage à Maijaijai , Ues Philippines. Nantes, 1862, in-8. (Forest.)
1^2. SpERSEn Saint-John. Life in the Forests of the ^ar East. Lond. 1862, 2 volumes in-8; zz-400, xvui-420 pages. Maps and illustrations.
183. D' Cari Semper. Reise durch die nordôstlichen Provinzen der Insel Luzon (Voyage dans les provinces du nord de Tlle Luçon). Zeitschrift fur allgemeine Erdkundej n*94, 1861, p. 249-266; nMlO, 1862, p. 81-96.
Le vaste archipel qui s'étend en longues chaînes d'îles ou se masse en groupes épais en avant de l'angle sudest du continent asiatique, c'est encore l'Asie. C'est encore l'Asie par sa disposition même et sa proximité du continent, par l'analogie du climat et des productions, et aussi, pour une partie considérable des populations océaniennes, par les indices nombreux de commune origine qui se tirent de la langue et du type physique. C'est encore l'Asie, mais avec les différences qu'amènent entre les branches d'une même race une longue séparation, un développement isolé, et que produisent dans la vie organique les conditions spéciales d'une nature insulaire. Quand nous parlons de l'analogie physique et des rapports d'idiomes entre l'archipel asiatique et l'Asie orientale, il va sans dire que la remarque s'applique aux populations de race malaise qui s'est propagée dans toute TOcéanie équatoriale, depuis la presqu'île de Malakka jusqu'aux groupes les plus éloignés de la Polynésie ; car il est bien connu que sous cette couche supérieure de populations malaises il existe une autre race.
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une race très-différente et fort inférieure, que l'on qualifie communément de nègres océaniens^ bien que sous plusieurs rapports essentiels elle diffère beaucoup du Nègre africain. Quoiqu'il existe une masse considérable d'observations sur ces deux races juxtaposées de la Polynésie et de l'archipel asiatique, dans les journaux des navigateurs depuis Magellan, dans les lettres des anciens missionnaires, dans les relations ou les descriptions particulières dont la plupart des groupes ont été l'objet, et enfin, pour le grand archipel spécialement, dans une foule de morceaux précieux fondus dans le grand ouvrage de Valentyn ou répandus dans les recueils néerlandais qui se publient, depuis la fin du dernier siècle, à Batavia et en Hollande, on n'a pas fait encore, que nous sachions, un usage suffi* sant de ce riche ensemble de matériaux pour en tirer une bonne et complète étude des deux races et de leurs variétés, en remontant avec soin aux données fournies par les plus anciens observateurs avant les nombreux mélanges qui depuis trois cents ans et plus ont plus ou moins altéré les races aborigènes. C'est un travail qu'on pourrait signaler à la sollicitude de la Société anthropologique ou de la Société de géographie, si elles avaient à provoquer une de ces études scientifiques qui ont pour objet tout à la fois de bien déterminer par un examen critique le degré d'avancement où en sont arrivées les notions acquises, sur un point important de la connaissance de la terre et des peuples, et de montrer nettement oii doivent se porter de préférence les investigations ultérieures.
En attendant, on accueille toujours avec intérêt les recherches locales des bons observateurs. A ce titre, il faut noter avec distinction deux fragments, le premier surtout, qu'un médecin allemand, le docteur Semper, a envoyés au Journal de géographie de Berlin sur les districts les plus septentrionaux de l'île de Luçon, la plus importante de l'archipel espagnol des Philippines (n« 183). Les terri-
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toires que le docteur Semper a visités sont encore occupés pi^ lés restes de la race aborigène de Ttle, les Negritas^ comme les appellent les colons européens, pour les distinguer des Tagals de race malaie.Il décrit soigneusement leurs traits physiques, et donne d'intéressants détails sur leurs habitudes, leurs mœurs et leur genre de vie. Cest un morceau à consulter.
Nous n'en saurions dire autant des deux gros volume^ de M. Spenser Saint-John (n* 182} ; c'est un de ces livres auxquels les réclames donnent à leur apparition une importance factice, qui empruntent aussi un certain prestige à l'éloignement d'une contrée peu connue, mais qui se perdent bientôt, sans laisser de trace , dans la masse inutile de ces relations d'aventures personnelles qui tiennent une trop grande place dans la littérature des voyages. De ce qu'il peut y avoir de bon, de neuf, de réellement utile dans ses notes, M. Saint-John a pu faire un mémoire qui figure convenablement dans le Recueil de la Société de géographie : il eût été bien de s'en tenir là. 11 faut croire pourtant, à en juger par leur inépuisable répétition, que ces sortes de livres ont leur raison d'être ; peut-être en effet conviennent-ils mieux que les ouvrages d'une valeur sérieuse à la constitution des Circulating Libraries.
Tels qu'ils sont, les récits de M. Spenser Saint-John se rapportent à la côte nord-ouest de Bornéo, là où les aventureuses entreprises de sir James Brooke ont fondé l'établissement britannique de Labouan. Le voyageur trace lui-même en ces termes le programme de sa relation : « Suivant l'ordre naturel de mes voyages, je commence par le récit de mes expéditions parmi les tribus qui vivent au voisinage de Saravak;puis vient la relation de deux ascensions de la grande montagne de Kina-Balu, le plus haut sommet des lies asiatiques. Je me suis étendu sur cette partie de mes courses, parce que ce quartier de Bornéo est peu connu, et que les traces qu'on y découvre des