AUSTRALIE
208. NouTelle-Calédonie. Carte générale (Bouquet de la Grye). Publiée par le Dépôt de la Marine (n" i960). 1862 (Paris, Bossange).
208 hit. NouYelle-Caiédonie. Côte Est. 2*feuille (Bouquet de la Grye). •» Côte Ouest. 3* feuille. 1862.
^ Partie Nord. 4* feuille. 1862.
Publications du Dépôt de la Marine.
200. New Caledonia, Loyalty islands, and part of the New Hébrides, from Tarions authorities, 1856. London, Hydrografical Office, 1861. 1 feuille.
210. Nieuw Guinea , etbnographisch en nalurkundig onderzocht en besobreyen iu 18.^, door een nederlandsch indiscbe Commiarie. UitgegeTen door het koninklijk Instituut voor Taal-Land-en Volkenkunde van Nederlandscb Indié (La Nouvelle-Guinée , ez« piorée et décrite en 1858, au point de vue de Tethnographie et de l'histoire naturelle , par une Commission des Indes néerlandaises). Amsterdam, 1862, in-8, x-233 pages, avec 26 planches de vues, portraits , etc. , et un Atlas in- 4 de 7 cartes (MuUer).
211. Bijdragen tôt de Taal-Land-en Volkenkunde van Nederlandsch Indiê (Matériaux pour la connaissance des langues, des pays et des peuples des Indes néerlandaises). Uitgegeven door het koninklijk Instituut voor de Taal-Land-en Volkenkunde van Nederlandsch Indiê, t. IV. Amsterdam, 1861-62, in-8 (Muller).
212. D. Carlo Salerio. Ueber die Inseln im Osten von NeuGuinea. Mittheilungen de Petermann, 1862, n*> 9, p. 341-344. Avec une carte.
212 bis, New Hébrides Range (Capt.Denham, 1853, 1856). 1 feuille. Lond., 1862 (n- 2904).
Publications de THydrographical Office.
213. Berthold Sbbman. Viti : an Account of a Government Mission to the Vitian or Fijian islands, in the years 1860-61. London, 1862, in-8. ^ith Map and illustrations (Macmillan).
$ I. L'Australie.
c Si TAustralie, avons-nous dit ailleurs , était une terre historique, si elle avait, comme les contrées de notre continent, rillustration que donnent les vieux souvenirs, les entreprises ininterrompues que depuisvingtanset plus les
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Anglais y poursuivent, et le succès qui vient enfin de les couronner, auraient dans le monde un grand retentissement. Mais l'isolement de cette lie immense, située dans l'hémisphère austral à six cents lieues des extrémités sudest de l'Asie, Taffreuse stérilité de ses parties intérieures, la barbarie profonde de ses rares habitants, et, par suite, l'absence de tout rapport de curiosité ou de commerce avec les nations civilisées, en détournent l'attention générale. »
Cette terre sauvage est devenue, néanmoins, une colonie anglaise, et elle pèse d'un poids chaque jour plus considérable dans la balance coloniale de la Grande-Bretagne ; ses zones littorales, notamment à Test et au sud-est, dominées par des montagnes élevées et sillonnées de nombreux courants, se détachent de l'ensemble par une fertilité exceptionnelle ; des pâturages aux horizons infinis nourrissent déjà d'innombrables troupeaux de chevaux et de bétes à laine, et les produits de ces troupeaux, plus précieux que l'or dont on a découvert de nombreux gisements, alimentent dans une proportion chaque jour croissante les manufactures de la métropole.
Les efforts de la population coloniale tendent de plus en plus à étendre vers l'intérieur ses établissements, auxquels il faut de vastes espaces : de là ces explorations incessantes dont le rayon a toujours été s'agrandissant. Et puis, peu à peu, le génie investigateur de la race saxonne a joint ses incitations à celles de la colonisation ; on a voulu connaître pour elles-mêmes ces parties tout à fait intérieures du continent, dont les abords se présentent sous d'effrayants aspects.
Des théories se sont formées sur la nature et la conformation de la région centrale; on a voulu vérifier ces théories. Y avait-il là une Caspienne, une mer sans écoulement, ou bien n'y devait-on rencontrer que d'immenses saharas, des déserts de sable sans végétation et sans eau?
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On se trouvait ainsi en présence d*ane question de physique terrestre» et les tentatives d'explorations intérieures, quand elles ont cessé de toucher aux intérêts pratiques de la colonie, sont devenues des problèmes pour la science. Accomplir la traversée du continent, en le coupantpar ses parties centrales, est devenu la pensée dominante des explorateurs australiens.
Le plus grand nombre de ces explorateurs appartient à la colonie même. Les tentatives renouvelées coup sur coup depuis vingt ans ont été inspirées pour la plupart et défrayées par les administratioDS locales.
C'est un spectacle singulièrement frappant que l'activité énergique déployée par cette colonie saxonne du monde austral, pour dompter une nature sauvage, s'ouvrir des routes nouvelles à travers des difficultés inouïes, et pousser en avant ses découvertes et ses établissements. Il y a moins d'un siècle, — juste une vie d'homme, — on ne connaissait de la Nouvelle-Hollande que le pourtour des côtes, et encore avec de grandes lacunes ; aujourd'hui, la carte de TAustralie nous montre, dans l'est et le sud-est, une large zone de pays explorée et colonisée, où se sont formées trois vastes provinces déjà couvertes de grandes villes et d'établissements agricoles, dont la population, exclusivement anglaise, augmente d'année en année dans une étonnante progression. Une quatrième province, — une quatrième colonie, selon l'expression consacrée, Queensland, s'est constituée il y a seulement trois ans, et déjà les vues se portent vers le golfe de Carpentarie et vers la côte occidentale, pour y former de nouveaux établissements. 11 y a aujourd'hui soixante et onze ans que les premiers colons, sortis du rebut de Londres, débarquaient sur la plage déserte de Sydney ; Sydney maintenant compte au moins 70,000 habitants, et elle est devenue à son tour la pépinière de colonies nombreuses et prospères. Les territoires qui forment actuellement la province de Victoria
n'étaient, il y a vingt-cinq, ans, qu'une lande inculte, triste domaine d'un petit nombre de misérables tribus ; aujourd'hui Melbourne, la capitale de la province, compte à elle seule au delà de cent mille habitants. L'Australie, aujourd'hui, a de nombreux chemins de fer, des télégraphes électriques, de grandes lignes de navigation fluviale desservies par la vapeur; elle a ses journaux, ses clubs, ses assemblées, — toute la vie publique et privée de la métropole, tous les merveilleux enfantements de la civilisation européenne, gagnant chaque jour du terrain vers l'intérieur, où d'infatigables pionniers lui ouvrent la voie.
L'Angleterre, il y a un an, a retenti du nom de Burke, qui le premier venait d'accomplir une entreprise jusqu'alors inutilement tentée, la traversée entière de l'Australie d'une côte à l'autre; nous-méme, dans le Tour du Monde j nous avons raconté les incidents de ce long voyage, et la triste catastrophe qui l'a terminée
Gomme les deux acteurs principaux de cette odyssée aventureuse ont succombé aux fatigues et aux privations avant d'avoir revu la terre civilisée, on n'en a pas eu de relation régulière ; mais on a du moins recueilli les fragments de journaux et les notes informes des deux malheureux explorateurs, et le parlement, anglais en a fait l'objet d'une publication officielle (n** 184).
On annonce qu'un nouvel explorateur, M. Mac Kinlay, a renouvelé et heureusement accompli la même entreprise. Parti de la province de South Australia, dans le sud du continent, Mac Kinlay est arrivé au golfe de Carpentarie par une ligne qui doit être un peu plus occidentale que celle de Burke, et de là il a gagné le port Dénison, sur la côte orientale (par 20® latit.) Le voyage est certain, mais les détails manquent encore. La traversée a duré treize mois, du milieu de 1861 au mois de juin 1862.