ANTIQUITÉS AMÉRICAINES
y a dix ans aux frais du gouvernement américaine On a étudié et fouillé les restes d'anciens travaux très^nombreuz dans la vallée del'Ohio et en d'autres parties de l'Amérique du Nord, et dont les Indiens eux-mêmes ont perdu le souvenir depuis bien des générations.
Les ruines, bien autrement remarquables, d'antiques monuments aborigènes que l'on «trouve au Mexique, qui couvrent le Yucatan et le Guatemala, et qui s'étendent jusqu'au cœur du Pérou, ont été dessinées et décrites dans d'excellentes relatiops et de très-beaux atlas. On recherche avec autant de soin aujourd'hui que les premiers missionnaires espagnols en mettaient à les détruire, les monuments de toute sorte, écrits ou figurés, où se peut reconnaître quelque trace des traditions indigènes antérieures à la conquête, et l'on travaille soigneusement à en retrouver l'interprétation*.
On recherche avec passion les écrits des Espagnols contemporains de la conquête, et ceux où quelques-uns des
1 . Historical and statistical informations respecting the hittory , condition and prospects of the Indian Tribes of the United States. Published by authority.... by R. Schoolcrafl. Philadelphia , 1851-55, 5 Tol. in-4. Un résumé très-bien fait de ce vaste recueil de documents a été publié par M. Armand Mondot, sous le iiiTe.d' Histoire des Indiens des États-Unis. Paris, 1858, 1 vol. in-8 (chez Durand). M. Schoolcraft a en outre eiploré , soit en simple voyageur, soit comme attaché à des expéditions officielles, différentes parties du bassin supérieur du Mississipi, et il n'a pas publié moins de sept ou huit relations de ces différentes courses, outre un grand nombre de morceaux particuliers, la plupart sur les Indiens. — Un autre ouvrage également riche en informations sur les tribus de l'Amérique du nord est celui de George Callin, Illustrations of the manners ^ customs and condition of the North American Indians. 1845, 2 vol. grand in-8, avec plus de 300 dessins ou portraits. Que de relations, et des meilleures, ont depuis quinze ans discrètement puisé à cette source abondante!
2. Un mémoire (encore inachevé) de M. Aubin, sur la peinture didactique et Vécriture figurative des anciens Mexicains ( Revue orientale et américaine j tome III à V, 1859-61), ajoute à l'impatience que Ton a depuis si longtemps que Tauteur puisse enfin se résoudre à livrer au monde savant quelques résultats positifs et complets de ses éludes sur les langues et les antiquités de l'Amérique centrale.
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premiers Mexicains convertis consignèrent les souvenirs historiques de leur patrie ; et déjà plusieurs écrivains ont tiré savamment parti de ces matériaux. L'ouvrage de TAméricain William Prescott, Historyoftkeconquestof Mexico ^ with a Preliminary View ofthe ancient mexican dviliso' ItonS jouit d*une célébrité universelle ; le livre plus récent de M. Brasseur de Bourbourg, Histoire des nations cioUitées du texique et de F Amérique Centrale durant les siècles antérieurs à Christophe Colomb*^ va beaucoup plus au fond du sujet en ce qui touche aux temps anciens.
Enfin, sans parler d'une foule de morceaux particuliers, relations, histoires, recherches, dissertations, des honmies zélés pour cette branche d'études ont entrepris de réunir dans des collections spéciales les documents inédits ou d'une grande rareté qui traitent des premiers rapports de l'Europe avec l'Amérique, ou qui nous ont conservé les souvenirs traditionnels des peuples aborigènes avant l'arrivée de Christophe Colomb et de ceux qui poursuivirent ses découvertes. La première collection de ce genre est ceUe de M. Ternaux, si précieuse malgré la regrettable absence des éclaircissements historiques que comporte une telle entreprise. Plus récemment, M. Squier en a commencé une en Amérique, sur un plus large plan', et un libraire instruit, aujourd'hui à la tête d'une importante maison de Paris, en annonce une autre dont la première livraison a paru depuis quelques mois^.
Les questions, encore si obscures, qui touchent aux origines, ou plutôt aux antiquités américaines, — pour nous en tenir à une expression moins ambitieuse et jusqu'à présent plus vraie, — ces questions ont occupé, dans ces derniers temps, les deux sociétés d'ethnologie qui existent à