‹ L'Année liturgique. L'aventChapitre 147 sur 149 · HYMNE POUR LA VIGILE DE NOËL · texte numérisé non relu

HYMNE POUR LA VIGILE DE NOËL

{Tirée de l'Anthologie des Grecs.)

ïnscribebatur die quadam ciim sene Joseph, tanquarï) ex semine David , in Bethlehem, Maria, sine semine fœtum utero gestans; advenerat pariendi tempus, et nullus erat in diversorio locus, sed pro splendido palatio speiunca Reginœ aderat.

Adimpleri nunc urget propheticum prœconium mystice nuncians ; Et tu ,

On inscrivit un jour à Bethlehem avec le vieillard Joseph , comme issue de la race de David, Marie qui portait en son sein virginal un fruit divin. Le temps d'enfanter était arrivé ; et il n'y avait plus de place en Thôtellerie ; une grotte restait pour auguste palais à la vierge Reine.

Voici venir bientôt l'accomplissement de la mystique promesse du Prophète : « Et toi

Bethléhem , terre de Juda , tu n'es pas la moindre entre les principautés , toi qui la première ornes la divine grotte :

de toi me viendra le cnef des Nations, né selon la chair d'une tendre Vierge , le Christ Dieu qui régira son nouveau peuple d'Israël. Donnons -lui nos louanges.

Celui-ci est notre Dieu , né d'une Vierge et conversant parmi les hommes; nous n'en connaîtrons point d'autre ; le Fils unique gisant dans une pauvre étable apparaît sous la forme d'un mortel , et le Seigneur de gloire est enveloppé de lances : l'Étoile invite les Mages a le venir adorer ; et nous, disons en nos chants :

ô Trinité sainte! sauvez nos âmes.

Venez, Fidèles , livrons-nous à de divins transports ; venez voir un Dieu descendre vers nous du haut du ciel en Bethléhem ; élevons nos âmes en haut : pour la ftoyrrhe apportons les vertus de notre vie, ornons-en d'avance son entrée eu ce monde , et disons : Gloire au plus haut des cieux , au Dieu qui est un en trois personnes, lequel daigne manifester aux hommes sa grande miséricorde! car, ô Christ! vous avez racheté Adam, et relevé l'œuvre de vos mains, ô ami des hommes !

Écoutez, ô Cieux! terre, prêle Toreille; que l'Univers s'ébranle jusque dans ses fondements, et que tout ce qu'il renferme soit saisi de frayeur.

Le Dieu auteur de la chair

Betblehem, terra Juda, nequaquam minima es in principibus , prima adornans speluncam. Ex te enim mihi veniet dux genlium , per carnem ex puella Virgine , Chrislus Deus qui reget populum suum novum Israël : Dcmus ei omnes magniGcentiam.

Iste Deus noster, praeter eum non numerabitur alius , natus ex Virgine et cum hominibus conversatus ; in pauperculo jacens praesepio Filius Unigenitus mortalis apparet , et fasciis implicatur gioriae Dominus; Stella Magis indicatnt illum adorent, nosque canamus :

Trinitas Sancta, salva animas nostras.

Venite, fidèles; divinitus extollamur, Deumque videamus ex alto in Bethléhem manifeste descendentem , et sursum mentem élevantes, pro rayrrha vitse afferamus virtutes , prœordinantes cum fide natal itium introilum, et dicamus:

Gloria in excelsis Deo qui Irinus est , cujus erga nomines manifeslatur benevolentia! qui Adam redimens et plasma tuum elevasti , philanthrope.

Audi, cœlum , et auribus percipe, terra : commoveantur fundamenta orbis , tremorem appréhendant terrestria ; quia Deus et auctor carnis piasmatis formam

induit, et qui, creaturam créatrice corroborayit manu, misericordia motus videtur forma indutiis. 0 divitiarum sapientiœ scientiaeque Del abyssus ! auam jnscrutabilia illius juaicia, et invesligabiles viœ ejus !

Yen i te, Cliristiferi populi, videamus prodigium omuem stupefaciens et cobibens cogitationem , et pie procumbentes cum tide nymnificemus. Hodie ad Betblchem puella advenit paritura Dominum; prsecurrunt angelorum chori.:

illamquc videns Joseph sponsus ejus clamabat :

Quidnam in te prodigiosum mysterlnm, Virgo? Et<)uomodo parturire debes* jugi expers juvenca ?

Hodie nascitur ex Yirgiue qui pugillo omnem creaturam continet; panniculis sicut mortalis fasciatur qui essentia intactibilis est; Deus iu prœsepio reciinaTlur, qui olim in principio cœlos stabilivit ; ex uberibus lacté nutritur per quem in deserto manna pluebat populo ; Magos advocat Sponsiis Ecdesise ; dona illorum accipit Virginis Filius. Adoramus tuam Nativitatcm, Christe; ostende nobis tuas divinas Théophanias. .

prend lui-même une forme, et celui qui de sa main créatrice corrobora toute créature , par une miséricordieuse compassion, paraît revêtu d'un corps.

0 abîme des richesses de la sa-

gesse et science de Dieu ! comien sesjugementssontincomprébensibles, combien ses voies impénétrables!

Venez , peuples chrétiens , voyons le prodige oui dépasse toute pensée , qui trappe d'étonnement toute imagination; et pieusement prosternés, chantons avec foi des hymnes de louange. Aujourd'hui la Vierge vient à Bethléhem mettre au monde le Seigneur ; les chœurs des Anges Ja précèdent; Joseph son époux la voit et s'écrie :

Quel prodige aperçois-je es toi, ô Vierge ! Comment pourras-tu enfanter, tendre génisse qui ne connus point le joug?

Aujourd'hui naît d'une Vierge celui dont la main contient toute créature; celui aui par essence est insaisissable, devenu semblable à un mortel , est enveloppé de langes ; il gk dans une crèche celui qui au commencement posa les cieux sur leurs fondements; celui qui au désert faisait pleuvoir la manne pour son peuple, est nourri du lait de la mamelle; l'Époux de rÉj^lise invile les Mages , et le Fils de la Vierge accepte leurs présents. Nous adorons votre Nativité, ô Christr favorisez-nous de vos- divines manifestations».

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Considérons la très-pure Marie ^ toujours accompagnée de son fidèle époux Joseph^ sortant de Jérusalem et se dirigeant vers Betbléhein. Us y arrivent après quelques heures de marche^ et pour obéir à la volonté céleste, ils se rendent au lieu où ils devaient être enregistrés, suivant Tédit de FEmpereur. On inscrit sur le registre public un artisan nommé Joseph, charpentier à Nazareth de Galilée; sans doute on ajoute le nom de son épouse Marie qui Ta accompagné dans le voyage ; peut-être môme est-elle qualifiée de femme enceinte, dans son neuvième mois ; c^est là tout. 0 Verbe inicarné ! aux yeux des hommes, vous n'êtes donc pas encore un homme? vous visitez cette terre, et vous y êtes inconnu; et pourtant, tout ce mouvement, toute Tagitation qu'entraîne le dénombrement de l'Empire, n'ont d'autre but que d'amener Marie, votre auguste Mère, à Bethléhem, afin qu'elle vous y mette au monde.

0 Mystère ineffable ! que de grandeur dans cette bassesse apparente ! que de puissance dans cette faiblesse ! Toutefois, le souverain Seigneur n'est pas encore descendu assez. Il a parcouru les demeures des hommes ; et les hommes ne l'ont pas reçu. Il va maintenant chercher un berceau dans l'étable des animaux sans raison : c'est là, qu'en attendant les Cantiques des Anges, les hommages des Bergers, les adorations des Mages, il trouvera le bœuf qui connaît son maître ^ et râne qui s'attache à la Crèche de son Seigneur. 0 Sauveur des hommes, Emmanuel, Jésus, nous allons nous

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rendre aussi à i'étable; nous ne laisserons pas s'accomplir solitaire et délaissée la nouvelle Naissance que vous allez prend)*e dans cette Nuit qui s'approche. A cette heure;^ tous allez frappant aux portes de Bëtbiéhein> s^ansque les hommes consentent à vous ouvrir; vous dites aux âmes^par la voix du divin Cantique : Ouvremoi, ma sœur y mon amief car ma tête est pleine de rosée ; et mes cheveux imbibés des gouttes de la nuit; nous ne voulons pas que vous franchissiez notre demeure : nous vous supplions d'enti»er; nous nou& tenons vigilants à notre porte; Venez donc, Seigneur Jésus^f venez f

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