‹ L'Année liturgique. L'aventChapitre 20 sur 149 · SYMBOLE DE NICÉE · texte numérisé non relu

SYMBOLE DE NICÉE

Credo in unum Deum Pa- Je crois en un seul Dieu, le

trem omnipotentem, facto- Père tout-puissant, qui a fait

rem cœli et terrœ, visibi- le ciel et la terre, et toutes les

liuin omnium et invisibi- choses visibles et invisibles, lium.

El en un seul Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu ; qui est né du Père avant tous les siècles; Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de Yrai Dieu . qui n'a pas été fait, mais engendré : consubstantiel au Père : par qui toutes choses ont été faites. Qui est descendu des cieux pour nous autres hommes, et pour notre salut. Et qui a pris chair de la Vierge Marie par l'opération du Saint - Espiit ; et qui s'est fait homme. Qui a été aussi crucifié pour nous sous Ponce- Pilate ; qui a souffert, qui a été mis dans le sépulcre ; qui est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures. Et qui est monté au ciel, qui est assis à la droite du Père, et qui viendra encoi'e avec gloire pour juger les vivants et les morts ; et dont le règne n'aura point de fin.

Je crois au Suint-Esprit, Sei-

fneur et vivitiant, qui procède u Père et du Fils; qui est adoré et glorifié conjointement avec le Père et le Fils ; qui a parié par les Prophètes. Je crois rÉglise qui est Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Je confesse qu'il y a un Baptême pour la rémission des péchés ; et j'attends la résurrection des morts et la vie du siècle à venir. Amen.

Et in unum Dominum Jesum Christum, Filium Dei unigenitum. Et ex Pâtre natum ante omnia sœcula. Deum de Deo, lumen de lumine, Deum verum de Deo veio. Genitum non factum, consubstantialem Patri : per quem omnia facta sunt. Qui piopter nos homines et proptoi* nostram salutem , descendit de cœlis. Et incarnatus est de Spiritu Sancto ex Maria Tirgine : Et homo factus est. Crucifixus etiam pro nobis sub Pontio Pilato, passus, et sepultus est. Et resurrexit tertia die, secundum Scripturas. Et ascendit in cœlum : sedet ad dexteram Patris. Et iterum venturus est judicare vivos et mortuos : cujus regni non erit finis.

Et in Spiritum Sanctum:

Dominum et vivificanlera , qui ex Pâtre Filioque procedit. Qui cum Pâtre et Filio simul adoratur, et conglorificatur : qui locutus est per Prophctas. EtUnam, Sanctam , Catholicam et Apostolicam Ecclesiam.Confiteor unum baptisma in remissionem peccatorum.

Et expecto resurrectionem mortuorum, et vitam venturi ssecuii. Amen.

Le cœur du Prêtre et celui du peuple doivent maintenant être prêts ; il est temps de préparer rofifrande elle-même. Nous entrons dans cette seconde partie de

la sainte Messe qui est appelée Oblation , et qui fait suite à celle que Ton désigne sous le nomade Messe des Catéchumènes, parce que, autrefois, elle était la seule à laquelle les aspirants au Baptême eussent le droit de prendre part.

Voici donc que le pain et le vin vont être offerts à Dieu, comme les plus nobles portions de la création, puisqu'ils sont destinés à la nourriture de ITiomme; mais ce n'est là qu'une figure grossière de leur destination dans le sacrifice chrétien. Ils sont appelés à disparaître pour faire place à Dieu même. Heureuses créatures qui cèdent leur être au Créateur! Ainsi, en nous-mêmes, dit l'Apôtre, ce qui est mortel sera un jour absorbé par la vie. En attendant, offrons -nous à Dieu, pendant que lé pain et le vin vont lui être présentés; préparons-nous pour la venue de celui qui nous transformera, en nous rendant participants de la nature divine.

Le Prêtre salue encore le peuple, pour l'avertir d'être de plus en plus attentif. Lisons avec lui l'Offertoire, et quand il présente à Dieu l'Hostie, joignonsnous à lui et disons :

Suscipe , sancle Pater , Tout ce que nous avons, Sei-

omnipotens œterne Deus, gneur, vient de vous et esta

hanc immaculatam hos- vous : il est donc juste que

tiara , quam ego indignus nous vous le rendions. Mais

famulusluusofierotibiDeo combien vous êtes admirable

meo vivo et vero, pro in- dans les inventions de votre

numerabilibus peccatis et puissante charité! Ce pain que

offensionibusetnegligentiis nous vous offrons va bientôt

meis, et pro omnibus cir- céder la place à votre sacré

cumstantibus, sed et pro Corps; recevez, dans une même

omnibus fidelibus christia- oblation, nos cœurs qui vou-

draient vivre de vous, et non plus d'eux-mêmes.

nis vivis atque defunctîs; ut mihi et illis proficiat ad salutera in vitamœternam.

Amen.

Quand le Prêtre met dans le calice le vin auquel il mêle ensuite un peu d'eau, pensez au divin mystère de nncarnation qui va dans peu de jours être manifesté, et dites :

Seigneur, qui êtes la vériUkhle Vigne et dont le sang , comme un vin généreux, s'est épanché sous le pressoir de la Croix, vous daignez unir votre nature divine à notre faible humanité (igurée ici par cette goutte d'eau ; venez nous faire participants de votre divinité, en vous manifestant en nous par votre douce et puissante visite.

Deus qui humanse substantise dignitatem mirabiliter condidisti, et mirabilius reformasti : da nobis per hujus a^uœ et vini mysteriura, ejus divinitatis esse consortes, qui humanitatis nostrae fieri dignatus est particeps, Jésus Ghristus Filius tuus Dominus noster; qni tecum vivit et régnât in unitate Spiritus Sancti Deus, per omnia sœcula saeculorum. Âmen.

Le Prêtre offre ensuite le mélange de vin et d'eau, priant Dieu d'avoir pour agréable cette oblation, dont la figure va bientôt se transformer en réalité : pendant ce temps, dites en union avec lui :

Agréez ces dons, souverain Créateur de toutes choses;

3u'ils soient préparés pour la ivine transformation qui , d'une simple offrande de créatures, en fera l'instrument du saUit du monde.

Offerimus tibi , Domine , calicem salutaris, tuam de* precantes clementiam : ut in conspectu divin» Majestatis tuœ, pro nostra et totius mundi salute, cum odore suavitatis ascendat.

Amen.

Puis le Prêtre s'incline, après avoir élevé les dons ; humilions-nous avec lui et disons :

Si nous avons la hardiesse

In spiritu humilitatis , et

in animo contrito siiscipia- d'approcher de votre autel, Seîmur a te, Domine : et sic gneur, ce n'est pas que nous tiat sacrificium nostrum in puissions oublier ce que nous conspectu tuo hodie, ut pla- sommes. Faites -nous misériceat tibi, Domine Deus. corde, et ne différez pas trop

d'envoyer votre Fils, qui est notre Hostie salutaire.

Invoquons ensuite TEsprit- Saint, dont Topération va bientôt produire sur Tautel la présence du Fils de Dieu, comme elle la produisit au sein de la Vierge Marie^ dans le divin mystère de rincarnation.

Veni, Sanctiûcator omni- Venez, Esprit divin, féconpotens aeterne Deus, et be- der cette offrande (}ui est sur nedic hoc sacrificium tuo Tautel , et produire en nos sanctonorainipi'SBparatum. cœurs celui que nos cœurs attendent.

Si c'est une Messe solennelle, le Prêtre, avant de passer ouke, prend pour la seconde fois Tencensoir. Il encense le pain et le vin qui viennent d'être offerts^ et ensuite Tautel lui-même; afin que la prière des fidèles, signifiée par la fumée de ce parfum, devienne de plus en phis ardente , à mesure que le moment solennel approche davantage. Saint Jean nous dit que Tencens qui brûle sur TAutel du ciel est formé par les prières des Saints; au temps de TAvent, nous devons considérer, sous l'emblème de ce nuage odorant qui environne TAutel de la terre, les soupirs des Patriarches et des Prophètes vers le Messie, et nous y joindre de toute Tardeur de nos désirs.

Mais la. pensée de son indignité se ranime plus forte encore au cœur du Prêtre. La confession publique qu'il a faite au pied de l'autel ne suffit pas à sa componction. A l'autel môme, il' donne en présence du peuple uft

témoignage solennel du pressant besoin qu'il éprouve de se purifier de plus en plus à rapproche de Dieu ; il lave ses mains. Or, les mains signifient les œuvres; et le Prêtre, s'il a en lui, comme Prêtre, le caractère de Jésus-Christ, est un homme par les œuvres. Que les fidèles s'humilient en contemplant ainsi l'humilité de leur Père^ et disent en s'unissant à lui :

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