HYMNE ANGÉLIQUE
Gloire à Dieu au plus haut Gloria in excelsis Deo, et
des cieux, et, sur ia terre, in terra pax hominibus
paix aux hommes de bonne bonœ voluntatis. volonté.
Nous vous louons, nous vous Laudamus te : benedici-
bénissons, nous vous adorons, mus te : adoramus te : glo-
nous vous glorifions; nous vous rificamus te : gratias agi-
rendons grâces à cause de votre mus tibi propter magnam
grande gloire. gloriam tuam.
Seigneur Dieu, Roi céleste, Domine Deus Rex coeles-
Dieu Père tout-puissant ! tis , Deus Pater «omnipo-
itens.
Domine, Filî unigenite, Seigneur Jésus-Christ, Fils
Jesu Christe. unique !
Domine Dcus,AgnusDei, Seigneur Dieu, Agneau de
Filius Patris. Dieu, Fils du Père !
Qui toUis peccata mundi, Vous qui ôlez les péchés du
miserere nobis. inonde, ayez pitié de nous.
Qui toUis peccata mundi, Vous qui ôtez les i)échés du
suscipe deprecalionem nos- monde , recevez notre humble
tram. prière.
Qui sedes ad dexteram Vous qui êtes assis à la droite
Patris, miserere nobis. du Père, ayez pitié de nous.
Quoniam tu solus sanc- Car vous êtes le seul Saint,
tus, tu solus Dominus, tu vous êtes le seul Seigneur, vous
solus AUissimus , Jesu êtes le seul Très-Haut, ô Jésus-
Chrisle, cum sancto Spi- Christ , avec le Saint-Esprit,
ritu, in gloria Dei Patris. dans la gloire de Dieu le Père.
Amen. Amen.
Le Prêtre salue encore le peuple, comme pour s'assurer de la continuatioQ de son attention à TAction sublime qui se prépare. Les paroles de ce salut ont une beauté particulière au temps de TAvent : Le Seigneur soit avec vous! Isaïe l'avait prédit, et TAnge du Seigneur le confirme à saint Joseph : // sera appelé Emmanuel^ c'est-à-dire, Dieu avec nous.
Vient ensuite la Collecte ou Oraison , dans laquelle rÉglise expose à Dieu, d'une manière expresse, ses intentions particulières dans la Messe qui se célèbre. On pourra s'unir à cette prière en récitant avec le Prêtre les Oraisons qui se trouvent ci -après, au Propre du Temps, ou au Propre des Saints; et surtout en répondant Amen, avec le Ministre qui sert la Messe.
On lira ensuite l'Épitre, qui est, pour l'ordinaire, un fragment des Lettres des Apôtres , ou quelquefois un passage des livres de l'Ancien Testament; et durant cette lecture, en recevant avec respect et soumission
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la parole des Envoyés de Dieu, on soupirera après celui qui est la Parole éternelle, et qui s'apprête à naître parmi les hommes pour converser avec eux.
Le Graduel est un intermède entre la lecture de l^pître et celle de TÉvangile. Il remet sous nos yeux les sentiments qui ont déjà été exprimés dans lintroïl. On doit le lire avec dévotion , pour s'en bien pénétrer et développer en soi, de plus en plus, l'esprit de préparation, à mesure que le Sauveur approche.
V Alléluia est comme un éclair de joie qui traverse Tâme de la sainte Église et la fait tressaillir, en [songeant que l'Époux qu'elle attend est toujours avec elle ; mais bientôt elle reprend son attitude de suppliante ; car elle sent qu'elle a besoin qu'il vienne encore.
En attendant qu'il paraisse en personne, le voici qui s'apprête à venir par sa parole qui est esprit et vie^ L'Évangile va être proclamé dans l'assemblée; les pauvres vont être évangélisés. Si c'est une Messe solennelle que l'on célèbre, le Diacre se dispose à remplir son noble ministère, qui consiste à annoncer la Bonne Nouvelle du salut. Il prie Dieu de purifier son cœur et ses lèvres; puis il demande à genoux la bénédiction du Prêtre, et l'ayant obtenue, il se rend bientôt au lieu d'où il doit chanter l'Évangile.
Pour préparation à le bien entendre, on peut dire en union avec le Prêtre et avec le Diacre :
Seigneur, purifiez mesoreil- Munda cor meum, ac laies trop longtemps remplies bia mea, omnipotens Deiis, des vaines paroles du siècle, qui labia Isaïœ Prophetai afin que j'entende la Parole de calcule mundasti ignito : la y le éternelle et que je la ita me tua grata miseraconserve dans mon cœur; par tione dignare mundare, ut
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sanclum Evangelium tuum Jésus-Chiist votre Fils Notre-
digne valeam nuntiare. Seigneur. Amen. Per Ghristum Dominum nostrum. Amen.
Dominus sit in corde Donnez à vos ministres la
meo, et in labiis meis : grâce d'être les fidèles inler-
ut digne et competen- prêtes de votre loi, afin qné,
ter annuntiem Evangelium pasteurset troupeau, nous nous
suura : In nomine Patris, et réunissions tous en vous à ja-
Filii, et Spiritus Sancti. mais.
Âmen.
On se tiendra debout, comme dans l'attente, pendant la lecture de TÉvangile; on fera sur soi le signe de la Croix, et on suivra toutes les paroles du Prêtre, ou du Diacre. Que le cœur donc soit prêt et qu'il se montre docile. L'Épouse du Cantique dit : Mon âme s'est fondue en moi comme la cire, pendant que le bien-aimé me parlait. Mais tous n'ont pas cet amour. Disons-lui du moins, avec Thumble soumission de Samuel: Parkzy Seigneur : votre serviteur vous écoute.
Après TËvangile, si le Prêtre récite le Symbole de la Foi, on le dira avec lui. La Foi est le don suprême de Dieu. C'est par elle que nous sommes dans l'attente du Rédempteur que nous ne voyons pas encore; c'est elle qui nous vaudra les grâces de son ineffable visite. La Foi est la marque des vrais Israélites qui cherchent le Messie et qui le trouveront. Disons donc avec l'Église Catholique :