‹ L'Année liturgique. L'aventChapitre 4 sur 149 · GÉNÉRALE. XXI · texte numérisé non relu

GÉNÉRALE. XXI

Saints, parée que c'est un des grands besoins de la piété dans tous les temps, mais surtout au temps présent. La dévotion à la personne adorable du Sauveur a repris, chez nous, une nouvelle vigueur; le culte de la Sainte Vierge s'étend et s'accroît; que la confiance dans les Saints renaisse aussi, et alors auront disparu les traces de cette déviation dans laquelle l'influence sourde du Jansénisme entraînait la piété française. Néanmoins, comme il faut savoir se borner^ nous traiterons rarement des Saints que le Calendrier Romain ne porte pas.

Toutefois la Liturgie Romaine, base sacrée de cette Année Liturgique, ne sera pas la seule dont nous em* prunterons les formules ; TArabrosienne, la Gallicane, la Gothique ou Mozarabe, la Grecque, TÂrménienue^ la Syrienne, déposeront tour à tour le tribut de leurs richesses dans notre trésor de prières; en sorte que jamais la voix de TËglise ne se sera fait entendre plus pleine^ ni plus imposante. Le moyen -âge des Églises d'Occident a produit, dans le genre liturgique, des merveilles d'une onction ineffable; un de nos premiers ^ins sera d'initier les fidèles qui nous liront à ces sources intarissables de tendresse et de vie.

Quant au système que nous suivrons dans chacun des tomes de cette Année Liturgique, il est subordonné

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au genre spécial des matières qu'il se trouvera cod- .tenir. Nous réserverons pour nos Institutions tout ce qui tient à la partie purement archéologique de la Liturgie, nous bornant ici aux détails nécessaires pour initier les fidèles qui nous livont, aux intentions de la sainte Ëglise dans chacune des saisons mystiques de Fannée. Les formules saintes seront expliquées et .adaptées à Tusage commun, au moyen d'une glose dans laquelle nous tâcherons d'éviter les inconvénients d'une froide traduction, et aussi la pesanteur d'une .paraphrase lourde et affa&e.

Gomme,, ainsi que nous l'avons dit, notre but est d'ofifrir aux fidèles la partie la plus substantielle et la iplus' nourrissante de la Litm^ie, nous avons été dirigé dans le choix des pièces par cette intention même ; nous avons donc négligé tout ce qui n'allait pas directement à notre but. Cette observation se rapporte principalement aux morceaux empruntés aux livres d'Ofl&ces de l'Église Orientale. Rien de plus riche et de plus pieux que cette Liturgie, quand on ne la connaît que par extraits; Tien aussi de moins attrayant, i^si on.veut la lire dans les sources elles-mêmes. Les redites y abondent trop souvent d'une manière fastidieuse, et le sentiment s'y épuise dans des répétitions rsans fin. Nous.n'avons donc pris que la fleur, et glané

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seulement dans cette moisson trop exubérante. Ceci s'applique particulièrement aux Menées et à l'Antho^ logie de FÉglise Grecque. Les pièces liturgiques des autres Églises de FOrient sont généralement rédigées avec plus de goût et de sobriété.

Afin de nous conformer aux volontés du Siège Apos* tolique^ nous ne donnons, dans aucun des volumes de cette Année Liturgique, la traduction de l'Ordinaire et du Canon de la Messe: nous tâchons d^ suppléer, en fournissant aux personnes qui n'entendent pas la langue latine le moyen de produire des actes qui les mettent en rapport immédiat avec tout ce que le Prêtre accomplit et récite à Tautel.

La première partie de l'Année Liturgique est consacrée à l'Avent. La seconde renfermera l'explication du service diviu, de Noël à la Purification, La troisième conduira la Liturgie, de la Purification au Carême. La quatrième sera consacrée aux quatre premières semaines du Carême. La cinquième renfermera seulement la Semaine de la Passion et la Semaine Sainte. La sixième aura pour objet le Temps Pascal. La septième expliquera les OiRces divins depuis la Trinité jusqu'au mois d'Août. La huitième comprendra la Liturgie durant les mois d'Août et de Septembre. Enfin , la neuvième conclura Tannée et aura pour objet les mois d'Octobre^

SXIY PRÉFACE GÉNÉRALE.

de Novembre. Chacune de ees parties renfermera un. Ordinaire ^i^cial , un (Propre du Temps et un Propr'e dei Saints.

Qu'il nous soit permis, en terminant «ette préface générale, de rappeler à nos lecteurs que, dans un travail de la nature de celui-ci, Tœuvre de Técrivain est .tout entière sous la dépendance du divin Esprit gui souffle ou il veut (1), et non de Fhomme auquel appartient tout au plus de planter et d'arroser[^). Nous osons donc supplier les enfants de la sainte Église qui s'intéressent au retour des traditions antiques de la prière^ de nous aider de leur suffrage auprès de Dieu , afin que notre indignité ne soit point un obstacle à l'œuvre que nous entreprenons , et que nous sentons si fort au-dessus de nos forces.

Il ne nous reste plus qu'à déclarer que nous soumettons notre œuvre, tant pour le fond que pour la jforme, au souverain et infaillible jugement de la sainte Église Romaine, qui seule garde, avec les rsecrets de la Prière , les Paroles de la vie éternelle.

,(1) JoAN. III. 8. — (î) I. Cor. III. 6.

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