‹ L'Année liturgique. L'aventChapitre 65 sur 149 · PRIERE DU BRÉYIAIRE MOZARABE · texte numérisé non relu

PRIERE DU BRÉYIAIRE MOZARABE

(Au Vendredi de la troisième Semaine de VAvent. )

C'est un signe grand et sublime ; c'est le prodige du buisson enflammé; que nul indigne n'en approche sans déposer sa cliaussure.

C'est la verge stérile , qui, sans rosée, d'une façon nou- Telie et inouïe , a produit le fruit avec la fleur. Ainsi enfanta ]a Vierge.

Béni est un fruit si doux ; frait de joie et non de deuil ; non, Adam ne sera pas séduit , s'il ose le porter à sa bouche.

Notre Jésus , le bon Jésus , pieux fardeau d'une Mère si tendre, Jésus qui dans le ciel a son trône, va naître dans une étable.

C'est pour nous qu'il prend ra naissance ; quHl daigne eflacer nos péchés; car notre pèlerinage s'écoule parmi les périls.

Qui pourra, ô Fils de Dieu , scruter vos voies? Dire les sentiers par lesquels vous êtes entré dans la Vierge de laqueUe vous devez nsutre^ et ceux par lesquels vous remonterez au ciel ? Mais parce que vous seul connaissez toutes choses, vous dont le nom demeure au-dessus des bornes de l'univers ; donneznous de toujours concevoir et dire à votre sujet des choses exemptes d'erreur; afin que vous oui descendez des sommets de votre force,, pour secourir ce qu'il y a de plus humble, vous nous rendiez dignes de vos bienfaits. Amen.

Quis poterit, Deus Dei Filius , scmlari vias tuas ?

Vel quibus aditibus nasciturus ad Virginem veneris t Vel quibus semitis ad superna regressus es? Et ideo, quia tu solus cuncta considerans es, cujus nomen supra terrœ terminos permanet ; da nobis, illa de te semper considerare et dicere, quae culpœ careant lege : ut , qui excelsus in fortitudine veniens humilia respicis, dignes facias nos muneribus tuis. Amen.

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