DES QUATRE-TEMPS
Prope est jam Dominus : Le Seigneur est déjà proche : venite, adoremus. venez, adorons-le.
La lecture du Prophète Isale est encore suspendue en ce jour, et remplacée à Matines par une Homélie sur rËvangile de la Messe. Cet Évangile se trouvant répété à la Messe du rV® Dimanche de TA vent, qpii est Je lendemain, nous ne nous en occuperons pas aujourd'hui. Nous donnerons seulement ici la raison pour laquelle lé Missel n'assigne qu'un seul Évangile à ces deux Messes*
L'usage fut d'abord, dans l'Église Romaine, de célébrer l'Ordination dans la nuit du Samedi au Dimanche, en la même manière qu'on administrait le Baptême aux catéchumènes dans la nuit du Samedi-Saint au jour de Pâques. La cérémonie' avait lieu vers minuit, et se prolongeait toujours d'une manière notable sur le Dimanche, en sorte que la Messe de l'Ordination comptait pour celle du Dimanche lui-même. Plus tard, la discipline s'adoucit, et ces veilles pénibles furent supprimées; on avança la Messe de l'Ordination, comme on a avancé aussi celle du Samedi-Saint; en sorte que le quatrième Dimanche de l'Avent et le deuxième de Carême n'ayant point eu jusqu'alors d'Évangile propre, puisqu'ils n'avaient pas de Messe
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propre, il fut réglé, vers les x« ou X!« siècles, qu'on répéterait l'Évangile de la Messe de TOrdination dans la Messe spéciale de ces deux Dimanches.
La Station est à Saint-Pierre, le Samedi, à cause de rOrdination. Cette Basilique convenait mieux que toute autre pour réunir le peuple, ayant toujours été une des plus vastes de la ville de Rome.
Honorons Marie en ce jour du Samedi qui lui est consacré, en nous unissant aux Cantiques de TÉglise Orientale, toujours inépuisable dans les louanges de la Mère de Dieu.
HYMNE TIKÉE DE l'aNTHOLOGIE DES GKEGS.
{Au i^ Décembre.)
Comme un trône empourpré, TOUS portez le créateur; comme une couclie vivante, TOUS entourez le roi, ô pleine de dJTines grâces !
Verçe de force, vous avez produit comme un rejeton le Christ notre appui : car elle était votre figure la Veige d'Aaron bourgeonnant autrefois sans culture ; ô cbaste colombe!
ô tonjoui-s vierge !
Chanter la manière admirable de votre étonnante et incompréhensible maternité, est chose impossible aux mortels; car elle dépasse toute intelligence, toute pensée, toutes les conceptions de l'esprit, toute la foice des paroles.
Isaïe voyant votre fndicible , votre ineffable maternité, s'écriait dans son accent diTin :
Ut thronuspurpuriformis creatorem fers ; ut animatus thalamus regem circumdas Deo gratissima.
Virga virtutis germinasti Ghristum in quo stabilimur; te enim figurabat virga Âaron olim germinans, inculta ; casta columba, semper virgo.
Hymnifîcare modum superadmirabilem, et omnem sensum superantem extraordinariae tuae graviditatis nesciuntomnium hominum catervae ; omnem enim mentem et cogitationem praetergreditur, ac intelligentias omnium et verborum virtutem.
Miraculum inenarrabile conceptionis atque immemorandum gestationis tuae
1/AVKNT
prodigium videns Isaîas, divina voce clamabat : Spiritus sanctus supei'venit in te, Dei Mater! rubiim te servans ut olim incombustum : et ideo cum Ângelo damamus : Gaude, Dei tabernaculum.
l'Esprit saint est survenu en vous, ô Mère de Dieu ! il vous a conservée comme autrefois le buisson ardent, sans vous consumer; c'est pourquoi nous aussi nous crions avec les Anges: réjouisses- vous, ô tabernacle de Dieu !