GR£T£S
Daignez, Seigneur, recevoir favorablement ces offrandes, afin qu'elles servent à témoigner notre religion et à nous obtenir le salut. Par Jésus- Christ notrç Seigneur.
Sacrifie! îs prœsentibus, qmesumus, Domine , placatus intende : ut et dévotion i nostrse proficiant, et saluti.
Per Dominum.
Les autres Secrètes comme au premier Dimanche, page H 8.
Pendant la Communion, l'Église, toute pleine du Dieu qui vient de descendre en elle, emprunte les paroles d'isaïe pour célébrer la Vierge Mère; et ce chant lui convient aussi, à elle qui vient d'être mystérieusement visitée par le même Fils de Dieu dont le sein de Marie est le tabernacle.
COMMUNION
Voici qu'une Vierge concevra Ecce Virgo conciplet , et et enfantera un fils, dont le pariet Filium :et vocabitur nom sera Emmanuel. nomen ejus Emmanuel.
POSTCOMMUNÏONS.
Après avoir reçu les dons sacrés , nous vous supplions , Seigneur , de faire naître en nous, par la fréquentation de ce mystère, Feuet de notre rédemption. Par notre Seigneur Jésus-Christ. Âmen,
Sumptismuneribus, qusesumus, Domine : ut cum frequentatione mysterii crescat nostrsQ salutis efféctus.
Per Dominum Jesum Chris*' tum. Âmen.
239 l'atont
Les autres Postcommunions comme au premier Dimancheypage 120.
A VÊPRES
[Si la Vigile de Noël se trouvait coïncider avec le quatrième Dimanche de VAvent, on chanterait les première Vêpres de Noël, en place de celles qui suivent. )
i. Antiph. Ganite tuba in Sion^ quia prope est dies Domini : ecce veniet ad salvandum nos. Alléluia, alléluia.
2. Antiph. Ecce yeniet desideratus cunctis Gentibus : et replebiiur gloria domus Domini. Alléluia.
3. Antiph. Erunt prava in di recta, et aspera in vias planas : veni , Domine , et noli tardare. Alléluia.
4. Antiph. Dominus veniet , occurrite illi , dicentes : Magnum principium , et regni ejus non erit finis; Deus, fortis , Dominator , pi'inceps pacis. Alléluia , alléluia.
5. Antiph. Omnipotens sermo tuus , Domine, a regalibus sedibus veniet. Alléluia.
i. Ant. Sonnez de la trompette dans Sion ; car le jour du Seigneur est proche : voici qu'il vient nous sauver. Alléluia, aJleluia.
2. Ant. Voici qu'il va venir, le Désiré de tontes les nations, et la Maison du Seigneur sera remplie de gloire. Alléluia.
3. Ant. Les chemins tortueux seront redressés, et les chemins raboteux seront aplanis : venez, Seigneur, et ne tardez pas.
Alléluia.
4. Ant. Le Seigneur va venir; allez à sa rencontre, et dites : Grande est sa puissance, et son règne n'aura pas de fin ; il est le Dieu, le Fort, le Dominateur, le Prince de la paix.
Alléluia, alléluia.
5. Ant. Seigneur, votre toutepuissante Parole va descendre de ses royales demeures. Alléluia.
CAPITULE
Fratres, sic nos existimet homo, ut ministres Ghristi, et dispensatores mysteriorum Dei : hic jam quaeri-
Mes frères, que l'homme nous considère comme les Ministres de Jésus-Ghrist , et comme les dispensateurs des mystères de
Diea. Ov , ce qui est à désirer tur inter dispensatores , ut dans les dispensateurs , c'est fîdelis quîs inveniatur. qu'ils soient trourés fidèles.
L'flymne Creator aime siderum, et le Cantique -Wagnificaty sont aux pages 93 et 94.
On chante, à Magnificat^ celle des Grandes Antûnnes qui est marquée pour le jour du mois de Décembre auquel tombe le quatrième Dimanche.
PRIONS
Faites paraître, Seigneur, votre pouvoir, et venez; secourez - nous par votre vertu toute-puissante, afin que, par le secours de votre çrace, votre indulgence miséricordieuse daigne'accélérerle remède dont nos péchés nous rendent indignes; vous qui vive^et régnez dans les siècles des siècles.
Amen.
OREMUS
Excita, quœsuraus, Domine, potentîam tuam,et veni:
et magna nobis virtute succurre, ut per auxilium gratiae tuae , quod nostra peccata prsepediunt, indulgentia tuae propitiationis acceleret. Qui vivis et régnas.
LE LUNDI
DE LA QUATRIÈME SEMAINE DE l'aYENT
Le Seigneur est déjà proche :
venez, adorons-le.
Du Prophète Isaîe.
Chap. XLL
Et toi, Israël , mon serviteur, Jacob que j'ai élu, fils d'Abraham, mon ami, et dans lequel je t'ai pris des extrémités de la terre, je t'ai appelé à moi
Prope est jam Dominus :
venite, adoremus.
De Isaïa Propheta.
Cap. XLL
Et tu , Israël, serve meus, Jacob quem elegi , semen Abraham amici mei ; in quo apprehendi te ab extremis terrae, et a longinquis ejus
l'avbnt
Tocavi te, et dixi tibî : Servas meus e» tu, elegi te, et non abject te. Ne timeas , quia ego tecum sum : ne oeclines y quia ego Deus t^ius :confortavi te, et auxiliatus sum tibi, et suscepit te dextera Justi mei. Ëcce GQnfundentur et erubescent omnes qui pugnant adver- 8*Jim te : erunt quasi non 9int , et peribunt viri qui contradicunl tibi. Quaeres eos, et non invenies , viros rebelles tuos : erunt quasi non sint, et vcluti consumptio homines bellantes ad versum te : quia ego Dominus Deus tuus apprehendens manum tuam, dicensque tibi : Ne timeas, ego adjuvi te. Noli timere \ermis Jacob , qui mortui eslis ex Israël : e^o auxiliatus sum Ubi, dicit Dominus, et redemptortuusSanctusIsraêl.
Ego posui te quasi plaustrum triturans novum , habens rostra serranlia: Iriturabis montes , et comminues, et colles quasi pulverem pones. Ventilabis eos , et vent us tollet, et turbo disperget eos : et tu exultabis in Domino, in Sancto Israël laetaberis.
d'un pays lointain et je t'ai dit :
Tu es mon serviteur^ je l'ai élu et je ne t'ai pas rejeté. Ne crains point , parce que je suis avec toi ; ne te détourne point, car je suis ton Dieu*; je t'ai fortifié, je t'ai secouni, et la droite du Juste que je t'ai envoyé t'a soutenu. Voici que tous ceux qui combattent contre toi seront confondus et rougiront de honte : ils seront comme s'ils n'étaient pas, et ils périront, ceux qui s'opposent à loi. Tu les chercheras, et tu ne les trouveras pas, ces hommes qui s'élevaient contre toi ; et ceux qui le faisaient la guerre seront comme s'ils n'avaient jamais été, et disparaîtront; car je suis le Seigneur ton Dieu qui prends ta main et te dis : Ne crains pas ; c'est moi qui te soutiens. Ne crains point, ô Jacob! faible vermisseau , ni vous, enfants d'Israël, qui êtes morts : c'est moi qui suis venu te secourir, dit le Seigneur ; et c'est le Saint d'Israël qui est ton Rédempteur. Je te ferai semblable à un chariot tout neuf, qui foule des blés, qui a des dents de fer : ta fouleras et tu briseras les montagnes, et tu réduiras en poudre les coUines.Tu les vanneras, et le vent les emportera, et la tem pê te les dissi pera : et toi , tu tressailliras dans le Seigneur , tu te réjouiras dans le Saint d'Israël.
C'est ainsi que vous nous relevez dans notre bas-
fles6e> ô Fils étemel du Père ! c'est ainsi que vous nous
rassurez contre les trop légitimes terreurs que nous
causent nos péchés. l$raëly mon serviteur , nous dîtes-
▼ous^ Jâcob §ue foi élu, fih d'Abrahamr, ¥nùn ami, je foi appelé de bien loin : ne crains point, car je suis (wee toi. Mais pour être ainsi avec noos, 6 Verbe divin ! de quelles hauteurs ne vous art-îi pas fallu descendre? Nous ne pouvions venir à vous ; un chaos immense TOUS séparait de nous. Bien plus^ nous n'avions aucun désir de vous voir; tant nos péchés avaient appesanti notre cœur; et d'ailleurs, nos yeux n'auraient pu supporter votre éclat. Dans cette extrémité, vous êtes deseendn en personne, et, voilé de votre humanité comme d'un nuage, vous vous êtes donné à voir à nos faibles yeux, a Qui doutera, s'écrie saint Bernard, dans son « premier Sermon de l'A vent, qui doutera que ce ne a soit là une grande chose, qu'une si haute Majesté ait « daigné descendre de si haut dans un lieu si indigne? « Oui, certes, c'est là une grande chose; car c'est une « miséricorde immense, une pitié excessive, une cha- «rité infinie. En effet, pourquoi vient-il? Il vient «chercher sa centième brebis qui s'était égarée. 0 c admirable condescendance d'un Dieu ! ô dignité suablime de l'homme, objet d'une telle recherche! tt Certes, si l'homme s'en glorifie, ce ne sera pas sans «motif;, non pas qu'il doive se considérer en cela «^comme s'il était quelque chose par lui-même; mais « bien parce qu'il est l'objet d'une telle estime de la a part de son auteur. Toutes les richesses, toute la « gloire du monde, tout ce qu'on désire dans le monde, « est moins que cette gloire; que dis-jeî n'est rien en « comparaison. 0 Seigneur! qu'est-ce donc que l'homme, « pour que vous le traitiez avec tant de gloire, pour que € vous lui attachiez ainsi votre Caeur? n Montrez-vous
296 l'atent
donc bientôt à tos brebis^ ô divin Pasteur ! vous les connaissez^ vous les avez vues du haut du ciél^ tous les contemplez avec amour^ du sein de Marie où vous reposez encore j elles veulent vous connaître aussi; elles ont hâte de* considérer vos traits chéris^ d'entendre votre voix, d'entrer dans les heureux pâturages que vous leur promettez.
HYMNE POUR LE TEMPS DE l'aVENT.
{ Composée par saint Âmbroise ; elle est au Bréviaire Âmbrosien, au Vl^ Dimanche de VAvent. )
Mysterium Ecclesiae, Hymnum Christo referi-
mus, Qaem genuit Puerpera Verbum Patris in Filio.
Scia in sexu femina Ëiecta es in sseculo :
Et racruisti Dominum Sanclo portare in utero.
Mysterium hoc magnum est; Hariœ quod concessum est.
Ut Deum per quem omnia Ex se videret prodire.
Vere gratta plena es , Et glopiosa permanes , Quia ex te natns est Ghristus Per quem facta sunt omnia.
Rogemusergo, populi , Dei Matrem et Virginem, Ut ipsa nobis impetret Pacem et indulgentiam.
Gloria tibi, Domine , Qui natus es de Virgine, Cum Pâtre etSancto Spiritu In sempiterna sœcuia.
Amen-
C'est un mystère de l'Église, c'est une Hymne que nous chantons au Verbe du Père, devenu le Fils d'une Vierge.
Seule entre toutes les femmes, TOUS avez été choisie dans le monde , et jugée digne de porter le Seigneur en vos saintes entrailles.
Ce mystère est grand l A. Marie seule le privilège devoir naître de son sein le Dieu qoi a créé toutes choses.
Vraiment vous êtes pleine de
frâce, et votre gloire demeure jamais ; car de vous est né le Christ par qui toutes choses furent faites.
Peuples , implorons la Vierge Mère de Dieu , afin qu'elle nous obtienne à tous paix et indukence.
Gloire à vous , Seigneur, qui êtes né de la Vierge, avec le Père et le Saint-Esprit, dans les siècles sans fin.
Amen.
iiruBoioi/B.
PRIERE DU mSSEL AICBROSIEN.
(En la Messe du F® Dimanche de l^Àvent,)
0 Dieu, qui ayant vu l'honime tombé dans Ja mort, Tavez voulu racheter par T Avènement de votre Fils unique; faites, nous vous en prions, ({ue ceux qui confessent sa glorieuse Incarnation , méritent d'obtenir la société éternelle de ce divin Rédempteur , qui vit et règne avec vous dans les siècles des siècles. Amea.
Dens qui hominem delapsum in mortem conspiciens , unigeiliti Filii tiii Adventu redimere voluisti !
prsesta, qusesumus, ut, qui ejus gloriosam Incarnationemfatentur, ipsiusetiam Redemptoris consortia mereantur. Qui tecum vivit et régnât in saeciila sseculorum. Amen.
LE MARDI
DE LA QUATRIÈME SEMAINE DE l'aYENT
Le Seigneur est déjà proche :
venez, adorons-le.
Du Prophète Isaïe.
Chap. XLIJ.
Voici mon serviteur, je le soutiendrai ; mon élu dans lequel mon âme a mis toute son afleclion. J'ai répandu mon Esprit sur lui : il annoncera la justice aux nations. Il ne criera point ; il n'aura point acception de personne, et on n*ëntendra point sa voix au dehors.
Il ne brisera point le roseau déjà rompu, et il n'éteindra point la mèche qui fume encore : il rendra justice selon la vérité. Il ne sera point triste Ai violent , jusqu'à ce qu'il ait
Prope est jam Dominus :
venite, ador^mus.
De Isaïa.Propheta.
Cap. XUL
Ecce servus meus^ suscipiam eum, electus meus complacuitsibi in ilio anima mea : dedi Spiritum mcum super eum, judicium Gentibus proferet. Non clamabit, neque accipiet personam « nec audietur vox ejus foris.
Calamum ouassatum non conteret^ etlinum fumi^ans non extmguet : in veritate educet judicium. Non erit tristis, neque turbulentus , donec ponat in terra judicium : et legem ejus insul»
238 iJAsmn
4sxpectabunt. Haec dtcit Do- établi la justice surlateira; et •minus Deuscreans cœlos, et les îles attendront sa loi. Voici .eitendens eos : ûrmans ter- ce que dit le Seigneur Dieu qui ram , et quae germinant ex a créé les cieux et qui lésa ea : dans uatum populo qui étendus , qui affermit la terre est super eam , et spiritum et tout ce qui germe en son calcantibus eam. Ego Domi- sein , qui donne le souffle au nus vocavi te in justitia , et peuple qui l'habite^ et la Tie à apprehendi mauum tuam , ceux qui la foulent. Moi le Seiet servavi te. Et dedi te in fœdus populiy in lucem Gentium : ut aperires oculos et je t'ai sai CâBCorum , et educeres de pour être ralliance du peuple, conciusione vinctum , de la lumière des nations : pour domo carceris sedentes in que tu ouvrisses les yeux des tenebris. aveugles, pour que tu tirasses
de la prison celui qui était enchaîne, et de la maison de captivité ceux qui étaient assis dans les ténèbres.
Que votre arrivée en ce monde est douce et pacifique, ô Jésus ! On n'entend point votre voix retentir avec empire ; et vos mains, encore immobiles au sein maternel, n'essaient même pas de rompre le faible roseau qu'un souffle achèverait de briser. Que venezvous donc faii'e dans ce premier Avènement? Votre Père céleste nous l'apprend par le Prophète. Vous venez pour être un gage d'alliance entre le ciel et la terre. 0 Enfaiit divin ! à la fois Fils de Dieu et Fils de l'homme, bénie soi* votre venue au milieu des hommes ! Votre berceau isera l'Arche de noti'e salut; et quand vous marcherez sur la terre, ce sera pour nous éclairer et nous délivrer de la prison des ténèbres. Il est donc bien juste que nous allions au-devant de vous, et d'autant plus que vous faites à vous seul la plus grande partie du cheminr« C'est bien le moins, *« dit saint Bernard , dans son premier Sermon de
LlTiniOIQm. :fS9
a l'Avent^ que si le malade n'a pas Ja force de mara cher au-devant de ce Médecin^ il tâche de soulever (( la tète^ et de faire cpielque mouvement à sa rena contre. Il ne s'agit donc pas^ ô homme ! de passer « les mers, de pénétrer les nuages, de franchir les « montagnes : non, le chemin n'est pas considérable, d Va seulement jusqu'à toi-même, et tu rencontreras a ton Dieu : car il est dans ta bouche ; il est dans ton a cœur. Va au-devant de lui jusqu'à la componction d de ton cœur, jusqu'à la confession de ta bouche; « sors seulement du bourbier de ta malheureuse consacience ; car l'auteur de la pureté ne saurait la choi- « sir pour asile dans l'état où elle est présentement. » Gloii*e à vous donc, ô Jésus, qui méns^ez les fractures du roseau, afin qu'il puisse reverdir et fleurir au bord des eaux dont vous êtes la source ; gloire à vous, dont le souffle tout-puissant se modère, afin de n'étouffer pas la dernière étincelle de cette mèche qui s'éteiut, mais qui, n'étant pas encore froide, peut se raviver et luire pour le festin de l'Époux.
HTMÎŒ EN l'honneur DE LA SAINTE VIERGE. (Composée par saint Pierre Damien,)
Que toute la terre soit en ju- Terrena cuncta jubilent, bilation, que les astres reten» Astra laudtbus intonent, tissent de nos chants, et qu'un Virginis ante thalanvum, 4ouble chœur, au ciel et sur la Laudes alternent d ramaterre, répète l'épithalame de la tum.
Vierge.
Cette Vierge que remplit le H8ecVii]goVerbogravida,
Verbe, devient la Porte du Pa- Fit paradisi Janua.
radis; elle a rendu Dieu au Quse Deum mundo red*'
monde, elle nous a ouvert les didit*,
•cieuz. Gœlum nobis aperuit.
x'avxnt
Félix itaPuerpera, Ëvse lege liberrima, Concepit sine masculo, Peperit abeque gemitu.
Dtves MarisB gremium ! Mundi gestavit pretium Quo gloriamur redimi Sblilijugodebiti.
Quam Patris implet Filins, Sanctus obumbrat Spiritus, Cœlum fiunt castissima Sacrse puelldB viscera.
Sit tibi laus, Âltissime, Qui natus es ex Virgine ; Sithonor ineffabilis Patri, SanctoqueFlamini.
Amen.
Heureuse Mère! affranchie de la loi d'Eve, elle a conçu sans le secours de rfaomme, enfanté sans gémissement.
Sein de Marie, riche trésor!
Il a porté le prix du monde, ce prix glorieux de notre rachat, a nous qu'il a dégagés d'une dette accablante.
Le Fils du Père repose en elle, l'Esprit-Saint la couvre de son ombre ; les très-pures entrailles de la Vierge sont devenues le Ciel.
Louange soit à vous, Très- Haut, né d'une Vierge; ineffable honneur soit au Père et au Saint-Esprit.
Amen.
PRIÈKB DU SAGRAUENTAIAE GALLICAN.
(In Adventu Domini, Oratio post Prophetiam. }
Opifex lucis aime, plebis visitator imraeritae, qui illa prophetalium vaticiniorum oracula, quae sœculis fuerunt nuntiata, beat! Joannis ore expies, opère perficis , professione peragis ; concède plebi supplici tibi sine formidine ramulari ; ut per viscera misericordiœ repleli scientia, veritate dirigi mereamur.
Auteur de la lumière, qui fécondez toutes choses, vous qui venez visiter un peuple indigne de cet honneur, et qui^ par la bouche du bienheureux Jean, accomplissez les oracles prophétiques qui retentirent dans les siècles, en même temps que vous les exécutez par les œuvres qu'il fait paraître au désert ; accordez à votre peuple, qui vous en supplie, la grâce de vous servir sans crainte^ afin que , par les entrailles de votre miséricorde , étant remplis de science, nous méritions d'être dirigés par la vérité.
LIT0R6IQUC.
Ui
LE MERCREDI
DE LA QUATRIÈME SEMAINE DE l'AVENT
Le Seigneur est déjà proche :
veDcz, adorons-le.
Da Prophète Isaïe. Chap, LL
Écoutez-oioi, vous qui suivez la justice et qui cherchez le Seigneur. Rappelez - vous la pierre de laquelle vous avez été taillés, et la carrière profonde d'où vous avez été tirés. Jetez les yeux sur Abraham votre père , et sur Sara qui vous a enfantés ; considérez que je l'ai appelé lorsqu'il était seul, et je l'ai béni, et je Tai multiplié.
Ainsi le Seigneur consolera Sien, et il consolera toutes ses raines ; il changera son désert en un lieu de délices^ et sa solitude en un .jardin du Seigneur. On y trouvera la joie et l'allégresse , l'action de grâces et la voix de louange. Écoutemoi, ô mon peuple! nation que j'ai choisie, entends ma voix :
ear la loi sortira de moi, et ma justice éclairera les peuples, et se reposera parmi eux. Mon Juste est proche, le Sauveur que j'envoie va paraître ; et mes bras jugeront les peuples :
les îles m'attendront, et supporteront les délais de mon bras. Levez vos yeux au ciel, et abaissez-les vers la terre;
Prope est jam Domînus :
venite, adoremus.
De Isaîa Propheta. Cap. LL
Audi te me, qui sequimini q[uod justum est, et quseritis Dominum : attendite ad petram unde excisî estis, et ad cavernam laci, dequa prœcisi estis. Attendite ad Abraham patrem vestrum , et ad Saram quœ peperit vos ; quia unum vocavi eum, et bencdixi ei , et multiplicavi eum. Gonsolabitur ergo Dominus Sion, et consolabitur omnes ruinas ejus, et ponct desertum ejus quasi delicias, et solitudinem ejus quasi hortum Domini. Gaudium etlaetitia invenietur in ea, gratiarum actio, et vox laudis. Attendite ad me popule meus, et tribus meame audite :quia lex a me exiet^ et judicium meum inlucempopulorum requiescet. Prope est Justus meus, egressus est Salvator meus, et brachia mea populos judicabunt: me msulae exspectabunt , et brachium meum sustinebunt.
Levate in cœlum oculos vestros, et videte sub terra
deorsum : quia cœli sicut car le ciel se dissipera comme
fumus liquescent , et terra une fumée, et la terre s'en ira
sicut vestimentum attere- en poudre comme un vêtement
tur, ethabitatoresejussicut use, et ses habitants périront
hœc interibunt : Salusautera comme elle ; mais le Salut que
mea in sempiternum erit, Je donnerai sera éternel, et ma
et justitia mea non défi- justice ne manquera jamais, ciet.
0 vous, qui êtes la Fleur des champs et le Lys des vallonsy vous venez donc transformer notre terre ingrate et aride en un jardin de délices. Par notre péché, nous avions perdu Éden et toutes ses magnificences, et voilà que cet Éden nous est rendu; voilà que vous venez rétablir dans notre cœur. 0 plante céleste ! arbre de vie transplanté du ciel en terre, vous prenez d'abord racine en Marie, cette terre fidèle, et vous viendrez ensuite chercher en nous un sol reconnaissant qui vous garde et vous fasse fructifier. Préparez ce sol, divin agriculteur ! vous, que la pécheresse pardonnée aperçut un jour sous la forme d'un jardinier. Vous savez combien il manque encore à nos cœurs, pour être propres à vos desseins. Remuez, arrosez cette terre; la saison est venue; elle ne voudrait pas être stérile, ni se voir privée de posséder cette riche Fleur qui fait la gloire du ciel, et qui daigne venir cacher un moment son éclat ici-bas. 0 Jésus ! faites que nos âmes soient fertiles, qu'elles se couronnent de la fleur des vertus; qu'elles-mêmes deviennent autant de fleurs ; qu'elles soient du nombre de celles qui , croissant autour de la vôtre, préparent à l'œil du Père céleste un jardin digne d'être uni à celui qu'il a planté dans l'éternité. 0 Fleur céleste! vous êtes aussi la rosée, gardez-nous de la sécheresse; vous êtes le soleil,
gardez-nous de la froidure ; vous êtes l'odorant parlum^ communiquez- nous votre suavité; vous êtes la souveraine beauté. Fleur blanche et pourprée , faites que nous soyons radieux autour de vous dans Téternité, comme la couronne que vous avez conquise.