PRIÈRE DU MISSEL MOZARABE
(Au 11^ Dimanche de VAvent , Oraison.)
Domine Deusomnipotens, oui pro humani generis redemptione coaeternum tibi coaequalemque Filium Angel i annuntiatione per Mariœ Virginis uterum usque ad nos voiuisti transmittere; da nobis hoc tempore Adventus tui Unigeniti eamdera pacis gratiam , quam in praeteritalargiredignatus es saecula , et ilU nos in occursum ûdei socios numerandos y quos in ûdei primordia a Joanne pœnitentiae undis aquarum ablutos, a te postremo per Filium in Spiritu Sancto et igni cognoscimus baptizatôs.
Seigneur, Dieu tout-puissant, qui, pour la Rédemption du genre numain, avez voulu, par le message d'un Ange, faire descendre jusqu'à nous dans le sein de la Vierge Marie, votre Fils, éternel comme vous et égal à vous; accordez -nous , en ce temps de l'Avènement de ce Fils unique, la même grâce de paix que vous avez daigné octroyer aux siècles passés, et comptez -nous au nombre de ceux qui allèrent au-devant de lui par la foi, alors que cette foi commençait, et qui, lavés par Jean dans les eaux de la Pénitence , furent plus tard baptisés par votre Fils dans TEspiit saint et dans le feu.
LITURGIOUE*
LE JEUDI
DE LA QUATRIÈME SEMAINE DE l'aYENT
Le Seigneur est déjà proche :
veuez, aaorons-le.
Du Prophète ïsaïe.
Chap. LXIV.
Oh ! si vous vouliez ouvrirles cieux et en descendre ! les montagnes fondraient devant votre iace : elles se dessécheraient èomme dévorées par le feu ; les eaux seraient embrasées, et votre nom se signalerait devant vos ennemis; les nations trembleraient devant votre face.
Lorsque vous feriez éclater vos xneiveilles , nous ne les pourrions soutenir. Vous êtes descendu, et les montagnes se sont écoulées devant vous. Depuis le commencement du monde, les oreilles n'ont point entendu , Toeil n'a point vu , hors vous seul, ô Dieu ! ce que vous avez préparé à ceux qui vous attendent. Vous êtes allé au-devant deceux qui étaient dans la joie et qui vivaient dans la justice :
ils se souviendront de vous en marchant dans vos voies. Vous vous êtes irrité, parce que nous avons péché : nous avons toujours été dans les péchés, et néanmoins nous serons sauvés.
Et nous sommes tous devenus comme un homme impur , et toutes nos justices sont comme
Prope est jam Dominus : venite, adoremus.
De Isaïa Propheta.
Cap, LXIV,
Utinam dirumperes cœlos, et descenderes ; a facie tua montes defluerent ; sicut exustio ignis tabescerent :
aquae ardèrent igni, ut notum fieret nomeo tuum iniroicistuis;afacietuaGentes turbarentur. Cum feceris mirabilia , non sustinebimus : descendisti, et a facie tua montes defluxeiimt. A saeculo non audierunt, neque auribus perceperunt:
oculus non vidit, Deus, absque te , quœ prseparasti expectantibus te.Occurristi laetanti, et facienti justitiam :
in viis tuis recordabuntur tui ; ecce tu iratus es, et peccavimus; in ipsisfuimus semper, et sahabimur. Et facti sumus ut immundus omnes nos, et quasi pannus menstruatœ universae justitiœ nostrœ : et cecidimus quasi folium universi , et iniquilates nostrae quasi ventus abstulerunt nos. Non est<]ui invocetnomen tuum, qui consurgat, et teneatte:
abscondisti faciem tuam a
l'xvbwt
nobis, et allisistt nos in manu iniquitatis nostrœ. Et nunc. Domine, pater nosteies tu , nos vero lutum : et fictor noster tu , et opéra roànuum tuarum omncs nos. Ne irascaris , Domine , satis, et ne ultra memineris iniquitatis nostrœ : ecce respice, popuius tuus omnes nos. Civitas saneti tni fada est déserta , Sion déserta factacst, Jérusalem desolata est. Domus sanctificationis nostrae , et gloriae nostrœ , «bi laudaverunt te patres noslri, facta est in exustionem ignis : et omnia desiderobilia nostra versa sunt >n ruinas.
le linceul le plus souillé; et nous sommes tous tombés comme la feuille, et, comme un vent impétueux, no* iniquités nousont enlevés et dispersés.
Il n'est personne <|ui invoque votre nom, qni se levé et qui se tienne attactié à vous. Vous avea caché votre face à nos regards, et vous nous avez brisés par la main de notre iniquité. Et cependant , Seigneur, vous êtes notre Père, et nous ne sommes que de l'argile; c'est vous qui nous avez formés, et nous sommes tous l'ouvrage de vos mains.
Ne vous irritez plus. Seigneur; c'est assez, et ne vous souvenez plus de notre iniquité. Jfttez les yeux sur nous, et considérez que nous sommes tous votre peuple. La cité de votre Sanctuaire est devenue déserte :
Sion est changée en solitude^ Jérusalem est désolée. La maison de notre culte et de^ notre gloire, où nos père^ chantèrent vos louanges , est devenue 1»
proie des flammes , et tout ce que nous aimions a été converti en ruines.
O Dieu de nos pères F paraissez bientôt. La Cité que vous aimez est dans la désolation; venez relever Jérusalem et venger la gloire de son temple. C'est le cri du Prophète : et vous l'avez entendu, et vous êtes venu délivrer Sion de la captivité, et ouvrir pour elle une ère de gloire et de sainteté. Vous êtes venu, non détruire la loi, mais Taccomplir; et, par votre visite, Sion transformée est maintenant l'Église votre Épouse. Mais» Ô Sauveur! ô Époux! pourquoi avez - vous dé-
UTUROIQUE. 247
tourné votre face? Pourquoi celte Église qui tous est èhère est-elle assise au désert, pleurant comme Jérémie sur les ruines du Sanctuaire^ comme Rachel, sur ses enfants^ parce qu^ils ne sont plus ? Pourquoi son héritage a-t-il été livré aux nations? Mère devenue féconde par votre vertu, elle avait allaité d'innombrables enfants; elle leur avait enseigné en votre nom les choses de la vie présente et les choses de la vie future; et voilà que ces enfants ingrats l'ont délaissée. Chassée de pays en pays, elle s'est vue contrainte de transporter d'un lieu dans un autre le flambeau de la divine Foi; ses mystères ont cessé d'être célébrés dans les lieux même où autrefois ils étaient l'amour des peuples ; et du haut du ciel, 6 Verbe créateur de l'univers, vous apercevez par toute la terre des autels brisés, des temples profanés. Oh ! venez donc ranimer la Foi qui s'éteint.
Souvenez -vous de vos Apôtres et de vos Martyrs ; souvenez-vous de vos Saints qui ont fondé les Églises, qui les ont honorées par leurs vertus et leurs miracles; souvenez-vous enfin de votre Épouse, et n'arrêtez pas le cours de son pèlerinage avant que le nombre des élus ne soit complet. Sans doute, elle aspire, cette Épouse, à vous voir à jamais dans la lumière du jour éternel ; mais le cœur de mère que vous lui avez doDué ne peut se résoudre à laisser ses enfants au milieu de tant de périls, tant que l'heure n'a pas sonné, après laquelle il n'y aura plus d'Église Militante, mais la seule Église Triomphante, enivrée de votre présence, ô Jésus, et de vos caresses éternelles. Mais, ô Sauveur ! cette heure fatale n'est pas veuue; pendant
lAVENT
qu'il est temps encore, abaissez les cieux, descendez, venez à nous. Retenez aux rameaux de l'arbre ces feuilles que le vent de l'iniquité en avait détachées. Qu'il pousse de nouvelles branches, cet arbre que vous aimez ; que celles qui sont tombées par leur faute, et qui étaient déjà préparées poiu* le feu, soient de nouveau , par votre puissance, rattachées à ce tronc maternel qui se sentit déchiré cruellement au jour de la scission. Venez pour votre Église, ô Jésus ! elle vous est plus chère encore que ne fut l'ancienne Jérusalem.
HYMNE TIRÉE DE l'aNTHOLOGIE SES GRECS.
(Au 21 Décembre.)
Acervus arese tuus utérus, Del Mater, dignoscitur; spicaminexcultam, omnem sensum superantem , Verbum ferens inefiabiliter; quem in spelunca Betblenem paries , qui omnem creaturam diviua agnitione aliturus est in charitate, et a famé lethi fera humanum genus liberaturus.
Innupta Virgo , unde venis? Quis te genuit? Quae mater tua ? Quomodo Creatorem fers in brachiis? Quomodo non.corrupta fuisti utero? Magnas in tegratias, înterrastupehdaadimpleta cernimus raysteria , ô Omnisancta. Prout decet speluncam adornamus, et a cœlo petimus sidus; Magi progrediuntur ab oriente orbis usque ad occidentem, Salutem visuri mortalium ,
Votre sein , ô Mère de Dieu !
est le monceau de froment qui, d'une manière ineffable , porte répi non semé , le Verbe de Dieu, que vous enfanterez dans la grotte de Bethléhem ; lequel, par sa divine apparition , doit nourrir toute créature en la charité , et délivrer le genre humain d'une mortelle famine.
0 Vierge intacte, d*oii venez- Tous? Qui TOUS a engendrée?
Quelle est votre mère? Comment pouvez-vous porter le Créateur en vos bras? Comment votre sein n'a-t-il éprouvé aucune souillure? Nous voyons s'accomplir en vous de grandes grâces , de redoutables mystères, ô vous toute sainte ! Nous préparons, suivant notre devoir, la grotte de votre enfantement; nous demandons au ciel l'étoile mystérieuse. Voici
que les Mages s'avancent de la terre d'orient à l'occident, pour Toir le Salut des mortels briller comme un flambeau lumineux dans vos bras.
0 vous qui êtes le brillant palais du Maître, comment venez-vous dans une chétive étable , mettre au monde le Roi , le Seigneur incarné pour nous, ô Vierge toute sainte , épouse du grand Dieu.
Ëve^ par lepéché de désobéissance, introduisit ici -bas la malédiction; mais vous, ô Vierge Mère de Dieu ! par Texcelience de votre fécondité^vous avez fait fleurir au monde la bénédiction ; c'est pourquoi nous vous célébrons tous.
Ne t'attriste point , ô Joseph, en regardant mon sein ; car tu veiTas celui qui doit naître de moi , et tu seras dans la joie : tu l'adoreras comme un Dieu, disait la divine Mère à son époux, comme elle allait pour enfanter le Christ. Célébrons sa douce mémoire et disons : Réjouissesvous , ô pleine de grâces ! le Seigneur est avec vous, et par vous , avec nous.
tuis in brachiis sicut facem prœlucentem.
Lucidum Magistri palatium , quomodo venis in exiguissimam speluncam, Regem paritura Dominum, Omnisancta , Virgo Del sponsa.
Eva quidem per inobedientise nocumentum execrationem subintroduxit; tu autem, Virgo Dei Mater, per tuse gestationis germinationem mundo florere fecisti benedictionem ; unde omnes te magnificamus.
Ne contristeris , Joseph , meum intuens uterum ; videbis enim qui ex me naturus est atque gaudebis, eumque sicut Deum adorabis, aiebat Dei Mater suo sponso , dum Christum paritura veniret. Ulam commemoremus dicentes : Gaude , gratia plena , Dominus tecum, et per te nobiscum.
PRIÈRE DU MISSEL AMBROSIEN
( En la Messe du premier Dimanche de VÂvent. )
0 Dieu , qui par votre Fils unique , avez fait de nous des créatures nouvelles, regardez avec bonté les œuvres de votre miséricorde , et daignez , dans TAvénement de ce divin Fils , nous purifier de toutes nos anciennes taches. Par le même Jésus -Christ notre Seigneur.
Amen.
Deus, qui Unigenito tuo novam creaturam nos tibi esse fecisti, respice propitius In opéra misericordise tuse, et in ejus Âdventu ab omnibus nos maculis vetustatis emunda. Per cumdem Christum Dominum nostrum. Amen.
LE VENDREDI
DE LA QUATRIÈME ^MAINE BE l'aVENT
Prope est jam Domtnu» :
venite, adoremus.
De Isaïa Propheta, Cap, LXVI.
Audite Terbum Domini , qui tFemitis ad verbum ejùs. Dixerunt fratres vestri odieates vos, et abjicientes propter nomen raeum : Glorificetur Dominas, et videbimus in leetitia vestra : ipsi autem confundentur. Yox populi de civitate , vox d(^ templo, vox Domini reddentis retributionem inimicis suis. Antequam parturiret, peperit : antequam venerit partus ejus, peperit masculum. Quis audivit un^uam taie ? Et quis vidit huic simile? Numquid parturiet terra in die una? aut parietur gens simul , quia parturivit et peperit Sion iilios suos? Numquid ego qui alios pai-ere facio , ipse non pariam, dicit Domînus?
Si ego , qui generationem caeteris tnbuo , sterilis ero, ait Dominus Deus tuus?
Laetamini cum Jérusalem ^ et exultatc in ea omnes qui diligitis eam : gaudete cum ea pudio universi, qui lugetis super eam : ut sugatis-
Le Seigneur est déjà proche:
venez, adorons-le.
Du prophète Isaïe.
Chap, LXVI.
Écoutez la parole du Seigneur, vous qui l'entendez avec tremblement. Vos frères qui vous haïssent et vous rejettent à cause de mon nom , vous ont dit : Que le Seigneur fasse paraître sa gloire en vous, et nous le reconnaîtrons dans votre joie ; mais eux-mêmes seront couverts de confusion. Voix du peuple dans la cité! Voix qui vient du temple ! Voix du Seigneur qui rend à ses ennemis ce qu'ils méritent ! Sion a enfanté avant d'eue en travail :
elle a mis au monde un enfant mâle avant le jour de l'enfantement. Qui jamais entendit chose semblable? Qui jamais vit rien de pareil ? La terre produit-elle son fruit en un seul jour? Tout un peuple est-il engendré en même temps? Et cependant Sion , dans un même mstant , a été en travail , et a enfanté ses fils. Moi qui fais enfanter les autres, n'enfanteraije point aussi moi-même, dit le Seigneur? Moi c[ut donne aux autres la fécondité, demeurerai-j)Q stérile , dit le Seigneur,
LTTUBGIÛUE.
ton Dieu? Réjottissex-vous avec Jérusalem , soyez dans l'allégresse avec elle , vous tous qui raimcz : unissez votre joie à la sienne , vous tous qui pleuriez sur elle ; et vous sucerez ^ et vous tirerez de ses mamelles le lait de ses consolations ; vous trouverez une abondance de délices dans la gloire qui Ten- \ironne de toutes parts. Car le Seigneur a parlé et a dit :
Voici que j'épancherai sur elle comme un deuve de paix ; je répandrai sur elle la gloire des nations comme un torrent qui se déborde. Vous sucerez son lait , on vous portera à la mamelle, et on vous caressera sur les genoux , comme une mère caresse son enfant ; ainsi je vous consolerai , et vous trouverez votre consolation dans Jérusalem. Vous verrez CCS choses , et votre cœur sera dans la joie , et vos os reprendront une nouvelle vigueur comme Therbe qui repousse; et le Seigneur fera connaître sa main a ses serviteurs , et il répandra sa colère sur ses ennemis ; car voici que le Seigneur va paraître dans les feux, et son char sera comme la tempête. Il vient répandre son indignation et sa fureur , et sa vengeance au milieu des flammes. Le Seigneur viendra environné de feux et armé de son glaive, pour juser toute chair, et le nombre de ceux que le Seigneur tuera sera grand.
et repleamini ab ubera consolationis ejus : ut mulgeatis, et deliciis afQuatis ab omnirooda gloria ejus.
Quia haec dicit Dominus :
Ecce ego declinabo super eam quasi fluvium pacis , et quasi torrentem inundantem gloriam Gentium, quam sugetis : ad ubera portabimini , et super genua blandientur vobis. Quomodo si cui mater blandiatur, ita ego consolabor vos, et in Jérusalem consolabîmini. Videbitis, et gaudebit cor vestrum, et ossa vestra quasi herba germinabunt :
et cognoscetur manus Domini servis ejus, et indignabitur inimicis suis. Quia ecce Dominus in igné veniet; et quasi turbo quadrigse ejus : reddere in indignatione furorem suum, et increpationem suam in flamma ignis : (juia in igné Dominus dijudicabit : et in gladio suo ad otnnem carnem , et multiplicabuntur interfecti a Domino.
Votre présence^ 6 Jésus! va donner la fécondité à celle qui était stérile^ et rétroite Sion va tout d'un coup
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enfanter un peuple pour qui la terre ne sera phis assez vaste. Mais la gloire de cette fécondité est toute à vous, ô Verbe divin ! Le Psalmiste Favait annoncé : 0 Jérusalem I 6 5«ne/ avait-il dit, U te naîtra des enfants à la place de tes pères; tu les établiras princes sur toute la terre : ils se souviendront de ton nom dans la succession des âges; et les peuples qui sauront qu'ils sont sortis de toi, te loueront à jamais dans les siècles des siècles, (Psalm. XLiv.] Mais^pour cela, il était nécessaire que le Seigneur descendit en personne. Lui seul a pu rendre féconde une Vierge ; lui seul pouiTa, avec des pierres, produire des enfants d'Abraham. Encore un peu de temps, dit-il par un Prophète, et j'ébranlerai le ciel et la terre, et je remuerai toutes les nations. ( Agoée. u. 8.) £t par un autre : De V aurore au couchant, mon nom est grand parmi les nations; et voici qu'en tout lieu on va offrir et sacrifier à mon nom une victime pure. ( MalACH. I. ii. ) Bientôt donc il n'y aura plus qu'un seul Sacrifice;^ car TAgneau de ce Sacrifice va naître dans peu d'heures. Or, le Sacrifice est le lien des peuples; quand le Sacrifice sera unique, il* n'y aura plus aussi qu'un seul peuple.
0 Église ! qui allez nous unir tous, hâtez -vous de naître. Et puisque déjà vous êtes née pour nous, nous qui sommes nés de vous, que l'Agneau, votre Époux, épanche sur vous ce fleuve de paix annoncé par le Prophète; qu'il répande sur vous la gloire des nations, comme un torrent qui se déborde; qu'il donne un lait abondant à vos mamelles , et que les peuples reviennent autour de cette Mère commune qui les pressera sur son cœur et les caressera sur ses genoux»
0 ChErist ! c'est vous qui inspirez cette tendresse à notre Mère; c'est vous qui nous consolez^ qui nous illuminez par elle. Venez la visiter ; venez renouveler en elle Ja vie, dans cette nouvelle Naissance que vous allez prendre. Donnez -hiî, cette année comme toujours, la fermeté de la Foî^ la Grâce des Sacrements, Tefficacité de la Prière, le Don des Miracles, la Succession Hiérarchique, la puissance du Gouvernement, la Force contre les Princes du siècle, Tamour de la Croix, la victoire contre Satan , la couronne du Martyre. Qu'elle soit belle comme votre Épouse, en cette nouvelle année qui va s'buvrîir; qu'elle soit fidèle à votre amour, ei toujours plus heureuse dans le grand œuvre que vous lui avez imposé; car,, d'année en année, approche le jour où vous viendrez pour la dernière fois, non plus dans les langes, mais sur un chap de feu, briser ceux qui n'ont point aimé votre Église, ou qui l'ont méconnue, et l'enlever avec vous dans votre Royaume éternel.