‹ L'Année liturgique. L'aventChapitre 84 sur 149 · CONTESTATION · texte numérisé non relu

CONTESTATION

Dignum et justum est; asquum et justum est : pietati tuae inelTabiles gratias referre, omnîpotens sempiterne Deus : et inseslimabili gaudio passionem tuorum

Srsedicare Sanctorum , per hristum Dominum nos- Irum. QulBeato AndreaBin prima vocatione dédit fîdem ; et in passione donavit victoriam. Acceperat hsec utraaue beatus Andréas; ideo nabebat et in praedicatione constantiam , et in passione tolerantiam. Qui post iniqua verbera, post carceris septa, alligatussuspendio se purum sacriûcium tibi obtulit Dec. Estendit niitissimus brachia ad cœlos; amplectitur crucis vexillum ; defigit in osculis ora; Agni cognoscit arcana. Denique dum ad patibulum ducerefur , in cruce suspenderetur, carne

Eatiebatur, et Spirituloqueatur. Obliviscitur crucis tormenta; dum de cruce Christum prseconat; Quantum enim corpus ejus in ligno extendebatur ; tantiim

U est digne et juste , équitable et raisonnable que nous rendions d'ineffables actions de grâces à votre bonté, Dieu tout-puissant et éternel, et ^ue nous célébrions avec une joie sans égale la passion de vos saints , par Jésus-Gbrist notre Seigneur, qui donna au bienheureux André la foi , dès le moment de sa vocation, et plus tard lui octroya la victoire dans les souffrances. Le bienheurcui André avait donc reçu ces deux faveurs ; et c'est pour cela qu'il montrait la constance dans la prédication, la patience dans les supplices. Après des verges injustes, après r étroite prison, enchaîné au gibet , il s'offrit à vous, ô Dieu ! comme une oblation pure. Plein de douceur, il étend ses bras vers le ciel , il embrasseVétendard delà Croix, il y colle ses lèvres, il y pénè* tre les secrets deTAgncau. Enfin, comme on le conduisait au supplice, comme on le suspendait k la Croix , il souffrait dans la chair , mais l'Esprit parlait par sa bouche. 11 oublie les douleurs de Ja Croix , en prêchant Jésus-Christ du haut

LrrURGlQOE.

in litigaa ejus Ghristus exaltabalur; quia pendens in ligno , sociari se ei gratulabatur. Absolvi se non patitur a cruce, ne tepescat certamen interapore. Turba circumspicit , et lamentât :

demitti a 'vinculo petit, (]uem reparatorem mentis inteiligit. Laxari postulat

i'usttim, ne pcreat populus locdelicto. Interea fundit Martyr spiritum, possessurus sempiterni Judicis regnum. Pro cujus meritis concède nobis, omnipotens Deus : ut a malis omnibus tati atque defensi , tibi Domino nostro Deo Martyrum et Prîncipi Apostolorum , lande» sempei' et gratias referamus.

de cette Croix. Plus son corps était étendu sur le bois, plus sa langue exaltait le€hrist; car, suspendu au bois , il se félicitait d'être associé au Christ. Il ne souffre pas qu'on le descende de la Croix, dans la crainte que l'ardeur du combat aifil soutient ne s*attiédisse. La foule le considère et se lamente; elle veut qu'on délie les liens de celui qu'elle sait être le médecin des âmes ; elle demande qu'on dégage le juste , dans la crainte que le peuple lui-même ne périsse pour un si grand forfait. Cependant, le martyr rend l'âme, et est admis en possession du royaume de Tétemel juge. Par ses mérites , accordez-nous , Dieu tout-puissant, d'être délivrés et préservés de tons les maux , et de TOUS rendre d'étemelles louanges et actions de grâces, à vous, notre Seigneur , Dieu des Martyrs et Prince des Apôtres.

La Liturgie Mozarabe est très -abondante sur les' louanges de saint André y tant au Missel qu'au Bréviaire. Elle emploie THymne de saint Damase que nous avons rapportée ci-dessus, et qui commence par ce vers : Decus sacrati nominis : mais, outre cette Hymne; elle en a une autre qui lui est propre, et dont le premier vers est celui-ci : Omnipotenti Domino. Cette Hymne étant assez banale, nous ne Tinsérons point ici; et nous nous bornerons à emprunter au Bréviaire Mozarabe la belle Oraison qui suit:

CAPITULE

0 Christ , noire Seigneur, Christe, Dominus noster^

280 l'avbnt

qui beatissîmum Andream^ qui avez décoré le très-heureu^

et Apostolatus gratia, et Andrédela grâce de l'Apostolat

Martyr il decorasti corona; et de la couronne du Martyre,

hoc illi specialiter in mu- lui ayant fait Thonneur aar-

nere praestans , ut Grucis river lui-même au supplice de

prsedicando mysterium, ad la Croix , après avoir prêché le

jurucis mereretur pervenire mystère de cette même Croix ;

patibulum : da nobis, ut accordez-nous de devenir de

sanclœ Cruels tuœ verissiml très-véritables amateurs de vo-

amatores efiecU , abnegan- tre sainte Croix , et , nous re-

tes nosmetipsoS' tollamus nonçant nous-mêmes, de pren-

crucem nostram ; et sequa» dre notre croix et de vous sui-

mur te : ut passionibus tuis vi*e ; aûn que , participant en

in haovita communicantes, cette vie à vos souffrances, nous

ad «ternam vitam perve- méritions de parvenir à la féli-

nire mereamur felices. cité de l'éternelle vie.

L'Église Grecque ne le cède à aucune de celles àt rOccident pour le zèle à célébrer les prérogatives et les mérites de saint André. Il lui est même d'autant plus cher, que Constantinople le regarde comme son Apôtre tutélaire. Il serait difficile, peut-être, de justifier par des arguments sérieux la prétention des Grecs, qui attribuent à saint André la fondation de TÉglise de Byzance-; mais il est certain que Constantinople | fut, pendant plusieurs siècles, enrichie du précieux dépôt de ses reliques. Elles y furent transportées en 357, par les soins de TEmpereur Constance, qui les déposa dans la Basilique des Apôtres b&tie par Constantin. Plus tard, vers le milieu du vi« âècle, j Justinien.en fit une nouvelle translation, toujours dans la même Église. Nous empruntons aux Menées des Grecs les belles Hymnes qui suivent ; la première 1 se chante à l'Office du Soir, et la seconde à VOffiee \ du Matin,

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